Le Mag Sport Auto

Formule 1 : la « farce » des pénalités sur la grille doit cesser, pour Brawn

C’est un fait, le système de pénalités sur la grille de départ détruit totalement la bonne image que certains pourraient avoir de la Formule 1. Le fait de ruiner la course d’une équipe et surtout, d’un pilote, en raison d’une défaillance mécanique n’est pas, selon nous, acceptable. Heureusement, Liberty Media s’intéresse au problème. Sans envisager, toutefois, d’aller aussi loin qu’il le faudrait…

Formule 1 : modifier mais ne pas supprimer…au nom du spectacle ?

L’arrivée de Ross Brawn au sein de Liberty Media -en tant que consultant- est sans aucun doute une bonne chose. Néanmoins, les fruits de ses actions ne devraient être réellement visibles que d’ici deux ans, lorsque le nouveau règlement moteur sera introduit. Prochaine cible de Brawn, les pénalités sur la grille de départ. Comme chacun le sait, les pilotes écopent d’un nombre plus ou moins important de pénalités en fonction du nombre d’éléments qu’ils doivent changer sur leur unité de puissance. La boite de vitesse entre également sous le coup de cette règle.

Règle qui va totalement à l’encontre de l’esprit de la F1 selon nous. Car en limitant le nombre de moteurs pour une saison, la catégorie reine du sport automobile perd son ADN pour s’orienter vers une sorte de concept hybride la rapprochant de l’ Endurance. Et cela ne vas pas s’améliorer, l’an prochain, puisque le quota de moteurs va être encore réduit. Pourtant, lorsque l’on voit une grille comme celle de Monza cette année avec quasiment la moitié des monoplaces pénalisées, il n’est pas sérieux de considérer que ce système ne peut qu’être modifié. Il faut l’éradiquer, purement et simplement.

De son côté, Ross Brawn est plus mesuré. Il considère que la règle n’est pas mauvaise ou, dans tous les cas, pas moins bonne qu’une autre. Aussi, ce dernier aimerait plutôt s’inspirer d’autres catégories et proposer d’introduire certains éléments moins coûteux. En baissant les coûts de ces éléments, il pourrait ainsi les retirer de la liste des pièces susceptibles d’occasionner des pénalités après remplacement par l’équipe concernée. Les turbos sont, notamment, dans le collimateur.

« Ce que je pense que nous devrions essayer d’accomplir avec le nouveau moteur, ce sont des pièces qui peuvent être changées quand on veut d’un point de vue économique. Si nous allons vers un design de turbo différent, un turbo homologué qui coûte 2000 à 3000 dollars,  pourquoi limiter le nombre de pièces utilisables ? Ça n’en vaut pas la peine, du point de vue de la course ».

Une idée qui se défend et qui aurait le mérite, effectivement, de réduire le nombre de pénalités sur une saison complète. Mais en ne retirant pas complètement le principe en lui même, Liberty et Brawn pensent à la notion de spectacle. Car d’un point de vue du spectacle, rien ne vaudra jamais une remontée d’un Vettel, d’un Hamilton ou d’un Verstappen depuis le fond de grille (comme nous l’avons vu au dernier GP du Brésil). Un élément à prendre en considération et qui justifie, pour certains, quelques sacrifices en matière de crédibilité. Reste à savoir si les fans adhéreront à cette prise de position.

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