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Formule 1 – Vettel a-t-il sauvé la tête d’ Arrivabene chez Ferrari ?

En Italie, Ferrari représente, quasiment, une religion. La passion pour le cheval cabré est telle qu’il n’est pas simple, lorsque l’on est aux commandes de l’écurie de Formule 1, de ne pas trembler à la moindre situation difficile. Car les supporters (les fameux « tifosis ») exercent une pression folle, souvent relayée par la presse transalpine, elle aussi très…passionnée ! Et Maurizio Arrivabene en fait, semble-t-il, la douloureuse expérience…

Ferrari et la pression (annuelle) transalpine

Chaque année (ou presque…), tant que Ferrari ne décroche pas le titre, le Team Principal de la Scuderia Ferrari est remis en question par les italiens. Arrivabene avait déjà connu une telle situation, l’an passé, alors que la Scuderia n’avait pas gagné le moindre Grand-Prix, notamment en raison d’un petit manque de réussite (comme en Espagne ou au Canada). Paradoxalement, alors que l’écurie italienne s’est battu pour le titre à la régulière (ce qui n’était pas arrivé depuis 2013…) face à Mercedes, l’homme fort de la Scuderia est à nouveau dans la tourmente.

Pourtant, avec 5 victoires et 5 pole positions, Ferrari réalise une très belle campagne, qu’elle pouvait remporter à la régulière. Sans une accumulation de pépins, dont certains sont directement mis sur le dos d’ Arrivabene. Nous pensons notamment au problème de bougies à Suzuka (Vettel, abandon) ou au retrait de Kimi Raikkonen avant même le départ du Grand-Prix de Malaisie. Et que dire de la défaillance du turbo de Sebastian Vettel, pendant la Q1 de Sepang ?

Pourtant, d’autres événements ont joué en défaveur de la Scuderia, à commencer par cet accrochage à Singapour ayant généré un double abandon. Vettel, lui aussi, n’est pas exempt de reproche, notamment en raison de sa défense parfois excessive face à des pilotes ne luttant pas pour le titre (Verstappen, au Mexique) ou ses fameux « pétages de plombs » (pour reprendre le terme de Daniel Ricicardo). Bref, d’une certaine façon, les torts sont partagés, en plus d’un évident manque de réussite lors des derniers Grand-Prix.

Pourquoi Ferrari n’a pas intérêt à licencier Arrivabene

Mais certains, frustrés par les échecs répétés de Ferrari ces dernières années, ont besoin d’un coupable, d’une tête. Et dans ces cas-là, c’est le Team Principal qui paye les frais. Par le passé, Jean Todt (mais aussi, Domenicali) était également passé par là, avant que l’écurie italienne n’enchaîne les titres mondiaux, pilotes et constructeurs…Arrivabene incarne-t-il l’homme qui permettra à Ferrari de gagner à nouveau ? Difficile à dire. Néanmoins, il semble clair que les nouvelles méthodes de travail portent, peu à peu, leurs fruits. Aussi, remplacer ce dernier maintenant n’aurait pas de sens. Cela pourrait même entraîner une baisse de performance en 2018 et au-delà.

Dans cette optique, la victoire de Sebastian Vettel au Grand-Prix du Brésil aura peut-être permis de calmer un peu le jeu. Et de rappeler que Ferrari et Vettel restent les plus sérieux rivaux d’ Hamilton et Mercedes. Peut-être même, à l’heure actuelle, le seul binôme susceptible de les battre…Et faut-il rappeler qu’avant l’ère Ferrari/Schumacher, 4 longues saisons s’étaient écoulées avant que le duo ne rafle tout ? Pour l’heure, Sebastian et la Scuderia n’en sont qu’à trois années de collaboration. La patience semble donc de mise…Espérons que la haute Direction de Ferrari fera la même analyse, pour son propre bien et celui de ses supporters.

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