Le Mag Sport Auto

L’ascension fulgurante d’un Français, Eric Boullier

Dans le monde du sport, le savoir-faire Français s’exporte pas si mal que cela dans l’univers du sport automobile. En rallye nous avons connu Guy Fréquélin, patron de Citroen Sport et Olivier Quesnel actuel patron de l’ancienne écurie de Sébastien Loeb. Ces 2 directeurs d’écuries ont réussi à transmettre le savoir-faire Français.

En Formule 1, Alain Prost et son ancienne écurie Prost-Acer n’aura malheureusement pas eu autant de réussite à l’instar de Jean Todt chez Ferrari. Mais actuellement il y a un homme qui a réussi à se faire embaucher par la prestigieuse écurie de McLaren sous la houlette du dirigeant mythique Ron Dennis. Il s’agit d’Eric Boullier l’ex patron de Lotus. Comment le Français est-il arrivé dans l’écurie domiciliée à Working ? Portrait de cet homme méconnu du grand public.

Au commencement

Originaire de la Mayenne, Éric Boullier est un ancien diplômé de l’école Institut polytechnique des sciences appliquées du côté d’Ivry Sur Seine en région Parisienne. Il est recruté par DAMS une écurie Française en tant qu’ingénieur de piste évoluant dans les Formules de promotion. Entre 1999 et 2002 l’écurie se développe autour de la formule 3000 et des 24 h du Mans. Sous son règne un certain Sébastien Bourdais obtient une 4ème place en formule 3000, il participera à la coupe du monde des sports de Proto (5 pôles et 4 victoires).

En 2002, il rejoint l’écurie Espagnole Racing Engineering avec un rôle d’ingénieur et chef d’équipe, il remportera le champion des world series by nissan (avant la fusion avec la Formula  Renault V6 Eurocup). Un an  plus tard il refait son retour chez DAMS dans un rôle de directeur technique, il remportera le championnat de France A1GP en 2007.

En 2008 Éric Boullier décide de se rapprocher du gratin du monde de la F1 où le groupe d’investissement Luxembourgeois Genii Capital lui demande de prendre la direction de Gravity Sport Management . Cette entreprise consiste à manager des jeunes pilotes dont un certain Jerôme d’Ambrosio…

La consécration

Renault F1 Team décide de vendre 75% de ses parts à Genji Capital  suite à l’affaire du grand prix de Singapour, durant lequel Flavio Briatore avait invité Nelson Piquet Jr à provoquer la sortie du safety-car au treizième tour. C’est en 2010 que Boullier est nommé directeur de l’écurie Renault F1 Team puis ensuite, l’année d’après, l’écurie est renommé Lotus Renault.

En 2010 Renault obtient 3 podiums avec Robert Kubica , en 2011, deux podiums avec Vitaly Petrov et Nick Heidfeld. C’est en 2012 avec la paire Kimi Raikkonen et Romain Grosjean que l’écurie sous la houlette d’Éric Boullier obtient des résultats plus qu’en progression avec 10 podiums et 1 victoire pour « Iceman ».

L’année dernière l’écurie motorisée Renault continuait sa progression avec 14 podiums dont 1 même victoire pour le Finlandais. Alors qu’il ait parvenu à remettre à flot une écurie sens dessus dessous, il a réussi à classer Lotus 4ème du championnant du monde 2013 avec un budget moins important que celui exploité par ses concurrents.

Courant Janvier, Éric Boullier reçoit une offre en provenance de McLaren dans le but de devenir directeur d’équipe. Ross Brawn était fortement pressenti pour venir prêter main-forte à Dennis, mais c’est finalement le Français que ce dernier a choisi. Il va poursuivre sa route dans la prestigieuse écurie McLaren avec comme président un certain Ron Dennis. Avec l’arrivée du motoriste Japonais Honda et le savoir-faire du Français Éric Boullier semblent s’inscrire dans la durée d’un projet sportif ambitieux sur le long terme. On ne lui souhaite qu’une seule chose, la même trajectoire qu’un certain Jean Todt…

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Mag Sport Auto

GRATUIT
VOIR