Le Mag Sport Auto

WRC 6, nous l’avons testé avec Sébastien Chardonnet [Gamescom 2016]

WRC 6 Big Ben

Comme vous le savez sans doute, Le Mag Sport Auto était en déplacement en Allemagne, à Cologne, à l’occasion de la Gamescom (le plus important salon européen dédié aux jeux vidéo), les 17 et 18 août derniers, dans le but de tester les prochaines productions vidéoludiques traitant de course auto et moto. Premier d’entre-eux et non des moindres, WRC 6 de Kylotonn (Big Ben Interactive), que nous avons eu l’immense chance de tester sur cette Gamescom, en compagnie du pilote de Rallye Sébastien Chardonnet et de l’équipe de Big Ben Interactive, que nous remercions au passage, dans son ensemble. Voici nos premières impressions sur ce nouvel opus…

WRC 6 : objectif réalisme !

Big Ben Interactive

Stand Big Ben, Gamescom 2016 – www.lemagsportauto.com

C’est dans des conditions optimales que nous avons eu la possibilité d’essayer WRC 6 sur le stand de Big Ben Interactive à la Gamescom puisque siège baquet, volant et pédalier étaient au programme, un véritable poste de conduite sur lequel nous aurions bien volontiers « campé » toute la matinée ! Malheureusement, nous avons du nous contenter de quelques minutes au volant, en profitant des conseils du pilote professionnel Sébastien Chardonnet, un vrai plus pour votre reporter, dont la carrière en sport automobile s’est faite sur circuit, dans des conditions bien différentes de celles rencontrées en Rallye…

Sébastien Chardonnet, au-delà d’une personnalité accessible, passionnée et chaleureuse, c’est aussi un pilote de WRC et WRC 3 ayant remporté plusieurs Rallyes et connaissant à la perfection la majorité des épreuves inscrites au calendrier du championnat du monde des Rallyes. Un conseiller « Premium » pour la Team de Kylotonn, puisque Sébastien a participé très activement à l’amélioration du jeu après la sortie de WRC 5, critiqué sous plusieurs aspects. Le pilote tricolore a ainsi pu offrir aux développeurs sa connaissance des spéciales, environnements, et embûches propres à chaque Rallye, tout en leur expliquant la philosophie de conception de chaque voiture engagée, facette propre à chaque constructeur (Ford, Hyundai, Volkswagen, Citroën). Un point très complexe à aborder, comme nous le confiait le pilote français, la difficulté résidant dans le fait de transmettre ses données de pilote aux développeurs, en vue de les retranscrire sur les véhicules virtuels du jeu vidéo.

Des conseils professionnels qui se ressentent une fois aux commandes du soft avec, une attitude et une physique très différentes entre une Citroën DS3 et une Hyundai, les deux modèles pris en main lors de cette séance. Néanmoins, les performances des quatre véhicules demeurent très proches, un aspect imposé par les hautes instances dans le cadre de l’exploitation de la licence WRC. Cependant, le principal reste sauf à savoir, une retranscription fidèle du comportement de chaque WRC, la DS3 exigeant (et ses barres anti-roulis plus imposantes), par exemple, un sens de l’attaque plus franc et agressif -comme nous l’expliquait Sébastien Chardonnet, alors qu’une Ford sera plus « douce » dans son comportement et, donc, plus adaptée à un débutant.

Sébastien Chardonnet partenaire de WRC 6

Sébastien Chardonnet partenaire de WRC 6

Concrètement, une fois installé dans notre poste de conduite, les trois écrans offrent logiquement un rendu de course exceptionnel, mettant en évidence une réelle amélioration graphique du soft, s’agissant du premier véritable WRC conçu pour les consoles next-gen (PS4 et Xbox One). Les reflets sur l’asphalte sont somptueux, de même que les effets de brillance sur la capot du véhicule. Un effort a également été réalisé sur l’aspect sonore, afin de différencier d’avantage la sonorité des moteurs d’une voiture à une autre, progrès qui se ressentent au volant. Côté sensations, évidemment, l’excellent volant Thrustmaster avec retour de force offre un feeling proche de la perfection.

La voiture répond immédiatement à chaque sollicitation et l’on sent qu’une attention particulière a été apportée au niveau des notions de dérives à l’approche d’une courbe rapide, par exemple. L’aspect anticipation est d’ailleurs nécessaire, tout particulièrement sur un sol glissant (Rallye de Sardaigne durant notre test) offrant des enchaînements de petits virages agrémentés de pierres en bordure de route. Très clairement, ce WRC 6 semble moins permissif que son prédécesseur (chaque erreur se payant cash) et l’apport de conseils avisés d’un pilote professionnel est indéniablement palpable. A titre d’exemple, cette sensation de flottement parfois expérimentée dans les jeux de Rallye nous a semblé totalement absente dans cet opus. Il en résulte une impression de contrôle appréciable, quasiment comme cela pourrait être le cas dans le réel. Il faudra cependant confirmer ces sensations avec une simple manette en main.


WRC 6 : Sébastien Chardonnet au volant (Gamescom) par magjeuxhightech

Il est à noter toutefois, puisque nous évoquons le pilotage au volant, que Kylotonn a rectifié le tir après le fiasco de WRC 5 et son incompatibilité avec les meilleurs volants du marché. Qu’on se le dise, WRC 6 supportera pleinement cette façon de jouer, de plus en plus répandue dans les communautés de joueurs, également amateurs de sports mécaniques et, donc, de sensations véritables. Toujours dans le cadre du retour des fans, WRC 6 marquera le grand retour du jeu en local via écran splitté ! Voilà une réelle nouveauté qui devrait apporter un énorme plus au soft lors de sa sortie officielle. Bien sûr, les modes de online seront toujours au programme également.

WRC 6

WRC 6 : Baquet, pédalier et volant – www.lemagsportauto.com

Côté réalisme des spéciales, toutes les Super-Spéciales présentes en championnat du monde (soit 11, au total) ont été retranscrites avec fidélité, ce qui signifie que les tracés sont identiques au réel. Par contre, les spéciales classiques -désormais plus longues, autre souhait des joueurs- ne suivent pas la même logique, offrant des tracés originaux (inspirés de la réalité) mais comportant les lieux clés (comme le fameux Colin’s Crest du Rallye de Suède, qui sera présent dans le soft !!) faisant la réputation des différents Rallyes inscrits au calendrier. Visuellement, en se basant sur cette courte session de gaming, le rendu est vraiment un ton au-dessus de ce que nous avait proposé WRC 5 avec des décors plus détaillés (comme les effets d’herbe et de végétation en général sur le bord des spéciales), plus réalistes aussi. Notons par ailleurs, au passage, l’enrichissement du vocabulaire des co-pilotes, qui donnent d’avantage de détails et précisions sur la nature d’un virage donné et sur la façon dont il faut l’aborder.

Autre amélioration qui fera plaisir aux puristes, les développeurs ont beaucoup travaillé sur les notions de dénivelé et quelques autres détails loin d’être superflus, comme la présence des nids de poule. En bordure de piste, même souci du détail puisque les barrières de sécurité présentes sur certains rallyes qui permettaient, dans WRC 5, de prendre appui pour, finalement, ne pas perdre de temps après une erreur de pilotage, ont été supprimées et remplacées par des barrières en bois. Impossible, donc, désormais, de tricher. A ce niveau, les conseils de S.Chardonnet ont, une nouvelle fois, été cruciaux, dans un souci de réalisme devenu quasi-obsessionnel chez Kylotonn et personne ne s’en plaindra. Une fois encore, volant en main, ces détails rendant chaque rallye si particulier se ressentent, une facette accentuant cette « personnalité » propre à chaque manche du calendrier. Beau travail.

Néanmoins, la perfection n’étant pas de ce monde, nous avons relevé encore quelques défauts comme, par exemple, lorsque une voiture effectue un passage léger sur un bas côté surélevé dans l’optique de « couper » dans une enfilade rapide, la physique de la voiture nous a semblé encore un peu « rigide ». Plus concrètement, lorsque les deux roues (gauche ou droite) du véhicule quittent le sol, la réception demeure quelque peu irréaliste dans le domaine du travail des suspensions, ce qui confère cette impression de rigidité. Un détail certes (oui, nous pinaillons…), d’autant que la version définitive aura peut-être gommé cette défaillance. A surveiller, donc.

WRC 6 : avis très favorable, mais à confirmer

Evidemment, avec seulement deux spéciales essayées lors de cette prise en main, nous restons prudents, un test complet de chaque Rallye étant nécessaire avant de valider toutes ces améliorations annoncées par les développeurs. Disons que, pour l’heure et compte-tenu de ce que nous avons vu, WRC 6 paraît installé sur la voie royale afin de prétendre au titre de simulation de Rallye ultime. A confirmer à l’automne prochain, avec le test de WRC 6 qui sortira sur PC, Xbox One et PS4.

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