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Après le Dakar, l’Arabie-Saoudite pense déjà F1

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La ville de Qiddoya en Arabie-Saoudite vient tout juste de dévoiler un projet d’accueil d’un Grand Prix de F1. Celui-ci devrait se tenir en 2023.

L’Arabie-Saoudite semble bien partie pour être la prochaine nouvelle destination de la Formule 1. Le royaume vient en effet de dévoiler un immense projet afin d’accueillir la catégorie reine de support automobile. Ceci d’ici 2023, seulement.

Situé à Qiddiya (environ 40 kilomètres de Riyad, la capitale), il s’agirait d’abord de construire un complexe commercial et de divertissement entier. Dans lequel un circuit prendrait place, ce dernier ayant été dessiné par Alexander Wurz, présent du GPDA (Association des Pilotes de Grands Prix) lui-même. Présent lors de l’inauguration de ce projet, l’Autrichien a expliqué sa vision du projet dans des propos relatés par Nextgen Auto:

« C’est un privilège de concevoir cet espace de mobilité à Qiddiya, y compris la piste du Speedpark. Le projet nous offre des opportunités incroyables pour concevoir une piste, pour en faire une véritable arène de course auto pour les pilotes et les spectateurs. La conception du circuit propose un dénivelé étonnant, grâce au paysage naturel époustouflant. De même, ce circuit sera fait pour mettre au défi les pilotes et les ingénieurs. Et, d’après nos simulations, je peux vous assurer que ce sera une expérience absolument passionnante sur et hors piste. »

La F1 et l’Arabie-Saoudite ont un but commun

Ce projet de Grand Prix s’inscrit en tout cas dans une vision commune à la Formule 1 et à l’Arabie-Saoudite : celle de se développer sur de nouveaux marchés. La catégorie reine, on le sait, cherche un nouveau souffle auprès des pays d’Asie et du Moyen-Orient. De nouveaux marchés à exploiter, à l’image du Grand Prix du Vietnam à venir cette année. Et du passage du nombre maximal de courses par saison à 25 à partir de 2021.

Pour l’Arabie Saoudite, la Formule 1 s’inscrit dans le projet « Vision 2030 » visant à devenir moins dépendant du pétrole. Pour ce faire, le sport automobile est l’une des voies privilégiées par le royaume. Après la Formule E et le Dakar, qui s’est par ailleurs conclu vendredi 17 janvier 2020 à… Qiddiya, Liberty Media pourrait donc également plonger au pays du pétrole. Mike Rettinger, PDG de la société Qiddiya Investment Company, gérant le projet, y croit en tout cas. Ce qu’il détaille dans des propos rapportés par motorsport.com:

« Nous construisons les infrastructures pour pouvoir accueillir les plus grands et les meilleurs événements de sports mécaniques dans toutes les catégories. Le Grade 1 est, vous le savez, synonyme de F1, donc nous espérons que cela se fera pour nous. Notre projet à Qiddiya est en bonne voie pour une première phase d’offres, et il sera prêt début 2023. »

Un projet soutenu de toutes parts… sauf pas les fans?

Le projet semble en tout cas soutenu, en témoigne la quantité de pilotes et ex-pilotes présents lors de l’inauguration de ce dernier. Citons notamment Alexander Wurz, donc, mais aussi Damon Hill, Nico Hülkenberg, Romain Grosjean et même l’ex-pilote Ducati en MotoGP, Loris Capirossi. De même, la BBC avance que le gouvernement du pays est prêt à mettre environ 50 millions d’euros sur la table chaque année pour amener puis conserver sa F1.

Un support est en tout cas loin d’être gagné, celui des fans. A voir si le temps réussira à faire évoluer les moeurs. Le concept devrait en tout cas voir le jour en 2022, sans attendre la fin de la construction du complexe. Des arguments suffisants pour faire venir la Formule 1 une troisième fois chaque année au Moyen-Orient? Alors qu’Israël commence également à avoir des vues sur la catégorie reine…

https://twitter.com/qiddiya/status/1213839474070822913

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