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Immersion au sein de la prestigieuse usine Ducati, à Bologne

Immersion au sein de la prestigieuse usine Ducati, à Bologne

En tant qu’amateurs de moto, difficile de ne pas aller jeter un oeil à l’usine et au musée Ducati, lors d’une visite dans la ville italienne de Bologne. Un privilège auquel Le Mag Sport Auto a eu droit, il y a quelques semaines, à l’occasion des NetApp Racebred Data Days. Évènement célébrant les deux ans de partenariat entre Ducati et NetApp.

Bologne est la ville siège de Ducati. Le nerf de la firme italienne, l’endroit ou repose presque toute la production de ces machines. Le tout grâce à une grande usine, que nous avons pu visiter. Un lieu sur lequel Ducati garde néanmoins un certain mystère.

La qualité, mot d’ordre de l’usine Ducati

Car c’est d’abord par une porte presque anodine que se fait l’entrée dans l’usine. A première vue, cette dernière semble assez petite. D’autant qu’elle est aujourd’hui quasiment vide, la plupart des 1 300 employés y travaillant étant en repos.

Cette impression se confirme d’ailleurs lorsque l’on jette un oeil aux chiffres de Ducati. La firme de Bologne ne vend qu’un peu moins de 60 000 machines par an. Entre 350 et 400 d’entre elles sont produites chaque jour ici, en pleine saison. Un chiffre réduit à plus ou moins 150, lors de l’hiver.

Mais cette impression de petitesse est compensée par celle de la qualité. Un sentiment d’amour pour la réalisation prend même rapidement le dessus. Dès le début de notre visite, l’usine de Bologne se révèle d’abord être des plus propres. Un plaisir pour les visiteurs, comme les employés. D’autant que ces derniers travaillent de manière à réaliser les meilleures machines possibles.

L'assemblage d'une Ducati à Bologne

L’assemblage d’une Ducati à Bologne

L’employé, le maître du succès

L’usine est en effet composée de différentes chaînes de production taillés de manière à réduire le risque d’erreur humaine. Tout étant monté à la main, Ducati se doit de fait de palier le danger de ces faiblesses. Pour ce faire, la firme de Borgo Panigale a mis en place un système ingénieux de chaînes de montage supposé garder l’employé au maximum de ses capacités.

Au diable, donc, le montage à la chaîne classique. Au lieu de simples lignes « Stop & Go » où le produit se déplace d’employé en employé, ces derniers suivent le mouvement. C’est à dire qu’ils progressent sans discontinuer, suivant leur pièce afin d’effectuer leurs tâches et son montage sur différents ateliers.

La vitesse est alors calibrée, de manière à laisser au technicien le temps nécessaire pour boucler chaque étape de production. D’autant que ce dernier bénéficie des pièces spécifiques à chaque tâche, afin de limiter encore les risques d’erreur. Le tout donnant un bon moyen de ne pas rester immobile toute la journée, à effectuer les mêmes gestes.

La chaîne de montage des moteurs Ducati

La chaîne de montage des moteurs Ducati

Chaque technicien produit ainsi 8 à 12 moteurs par jour. Cette partie de la moto est la première à être assemblée. Une fois monté, le bloc est immédiatement testé afin de déceler le moindre souci. D’abord à blanc, entraîné par un banc d’essai. Puis en étant allumé, afin d’en vérifier le bon fonctionnement ainsi que les émissions polluantes.

A côté de cela, la partie-cycle de la machine est également montée sur différentes chaînes. Suivant un parcours assez similaire à celui du moteur, les employés de Ducati les assemblent également, vérifiant chaque composé. Avant que le tout ne se retrouve en bout de ligne, presque prêt à l’envoi.

L'assemblage d'une Ducati

Tout tourne autour de la qualité chez Ducati

12 à 14 heures plus tard, une Ducati est née

Ces observations nous amènent alors au fond l’usine, lieu du département course de la marque. L’endroit où naissent les MotoGP ou Superbike de la marque est évidemment complètement interdit, presque coupé du reste de ce lieu. Difficile néanmoins de résister à ne pas jeter un coup d’oeil à travers l’un des hublots d’une lourde porte. Du peu visible, la propreté règne évidemment, tout y semblant très calme.

Passé cet intermède, il faut alors repartir vers la sortie de l’usine. Les dernières vérifications restent à faire, pour les motos assemblées. Après environ 12 à 14 heures de travail, une ultime étape de d’inspection d’environ 25 minutes doit être effectuée. De manière à s’assurer du bon montage de la moto, cette dernière est scrutée de très près. Les fuites sont principalement dans le collimateur des techniciens effectuant cette manoeuvre.

Une rangée de Ducati

Une rangée de Ducati

Si tout est en ordre, il ne reste alors plus qu’à envoyer la machine aux vendeurs. L’usine de Bologne fournit les motos montées aux vendeurs des USA et d’Europe, suivant un code simple, (une étoile pour l’Europe, un carré pour USA, les régulations étant très différentes entre ces deux continents). La selle, la batterie et les rétroviseurs ne sont alors pas présents, leur montage incombant aux vendeurs, lorsqu’ils reçoivent le tout.

Depuis Bologne, Ducati fournit également les pièces nécessaires au marché asiatique à son usine thaïlandaise. Cette dernière assemblant et distribuant par la suite les motos. A noter enfin qu’une partie spécifique de l’usine est dédiée aux étudiants. La firme accueille et forme en effet les futurs techniciens de sa marque. Agés d’entre 18 et 21 ans, ces derniers sont habituellement une vingtaine sur le site, pour une formation débouchant généralement sur un poste dans l’usine. Un bon moyen de promouvoir le deux-roues, dans ce lieu hautement symbolique.

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