Le Mag Sport Auto

Dakar 2019, retour sur la 41e édition : autos et SxS.

On le sentait avant le départ, Nasser Al-Attiyah et Mathieu Baumel voulaient tout faire pour gagner ce Dakar 2019. Avec le retrait de Peugeot, la voie était royale pour Toyota. Mais, un Dakar n’est jamais simple. Du côté de Mini/X-Raid, l’ex dream team de Peugeot était presque au complet afin de tenter de faire briller le Buggy Mini. Et puis, il y avait Sébastien Loeb. L’invité de dernière minute mais qui aurait forcément son mot à dire lors de la course. Un cocktail très alléchant, pour une course pleine de stratégie et avec quelques surprises. Voici ce qui vous attend pour notre troisième et dernier résumé de ce Dakar 2019.

Dakar 2019, Toyota a eu peur mais a su gérer sa course !

La gestion de la course. C’est peut-être le mot clef de ce Dakar 2019. A croire que le fait de retrouver une épreuve 100% sable avec beaucoup de dunes, et ne se tenant que dans un seul pays, a fait peur à certaines équipes. Ainsi, dès la première étape, le mot d’ordre était « stratégie de course ». Pour Nasser Al-Attiyah, au contraire, c’était le moment de prendre quelques secondes d’avance… au cas où.

Armé de son expérimenté et toujours souriant copilote ; Mathieu Baumel ; le déjà double vainqueur du Dakar allait devoir faire un sans-faute pour tenter de décrocher sa troisième victoire, et la première de Toyota. Les déboires des adversaires ont aidé, mais l’équipage du Toyota Hilux n°301 a développé, en 10 actes, un récital sans fausse note. Pour un pilote qui aime annoncer « We Will Push », cela a dû être frustrant de ne pas être flatout. La preuve avec l’ultime étape ou le vainqueur termine 12e à 9 minutes, histoire d’assurer. Le lauréat 2019 du Dakar aura donc fait une course intelligente, sans grosse erreur et sans malchance. Cette année, les crevaisons ne furent pas trop nombreuses et n’ont pas coûté trop de temps au qatari.

On le sentait avant le départ, Nasser Al-Attiyah et Mathieu Baumel voulaient tout faire pour gagner ce Dakar 2019. Avec le retrait de Peugeot, la voie était royale pour Toyota. Mais, un Dakar n’est jamais simple. Du côté de Mini/X-Raid, l’ex dream team de Peugeot était presque au complet afin de tenter de faire briller le Buggy Mini. Et puis, il y avait Sébastien Loeb. L’invité de dernière minute mais qui aurait forcément son mot à dire lors de la course. Un cocktail très alléchant, pour une course pleine de stratégie et avec quelques surprises. Voici ce qui vous attend pour notre troisième et dernier résumé de ce Dakar 2019. <h2>Dakar 2019, Toyota a eu peur mais a su gérer sa course !</h2> La gestion de la course. C’est peut-être le mot clef de ce Dakar 2019. A croire que le fait de retrouver une épreuve 100% sable avec beaucoup de dunes, et ne se tenant que dans un seul pays, à fait peur à certaines équipes. Ainsi, dès la première étape, le mot d’ordre était « stratégie de course ». Pour Nasser Al-Attiyah, au contraire, c’était le moment de prendre quelques secondes d’avance… au cas où. Armé de son expérimenté et toujours souriant copilote ; Mathieu Baumel ; le déjà double vainqueur du Dakar allait devoir faire un sans-faute pour tenter de décrocher sa troisième victoire, et la première de Toyota. Les déboires des adversaires ont aidé, mais l’équipage du Toyota Hilux n°301 a développé, en 10 actes, un récital sans fausse note. Pour un pilote qui aime annoncer « We Will Push », cela a dû être frustrant de ne pas être flatout. La preuve avec l’ultime étape ou le vainqueur termine 12e à 9 minutes, histoire d’assurer. Le lauréat 2019 du Dakar aura donc fait une course intelligente, sans grosse erreur et sans malchance. Cette année, les crevaisons ne furent pas trop nombreuses et n’ont pas coûté trop de temps au qatari. Chez Toyota, l’espoir et le sourire devait être au top au début de la course. Mais, très vite, les galères sont venues sonner à la porte de l’équipe belgo-sud africaine. Tout d’abord pour Giniel De Villiers. Grosse déconvenue dans l’étape 3. Au final, le vainqueur du premier Dakar sud-américain termine 9e de ce Dakar 2019. Son pire résultat en Amérique du Sud et le plus mauvais depuis 2007 (11e). De Villiers a même joué les gardes du corps de luxe pour Nasser Al-Attiyah lors de la dernière étape. Le stress était très présent chez Toyota ! Puis, c’est Bernhard Ten Brinke qui a été malchanceux durant l’étape 4. Le néerlandais a chuté au 19e rang du général avant de devoir abandonner lors de la 8e étape alors qu’il était 9e au général. Au final, on ne retrouve que 3 Hilux dans le top 10 final (dont 2 officiels). Ronan Chabot s’offre un beau résultat pour son 20e Dakar ! <h3>Buggy Mini versus Mini 4x4</h3> Le Mini All4 Racing reste la meilleure auto des Dakar sud-américains. Présent depuis 2011, il a décroché 4 victoires (contre 3 pour Peugeot et 3 pour Volkswagen). Dans le même temps, les Buggys ont montré de très belles choses ces dernières années. Notamment, avec les trois victoires consécutives de Peugeot. Développé depuis plusieurs années chez X-Raid (avec notamment Guerlain Chicherit et Jutta Kleinschmidt), il est entré officiellement en compétition l’an passé au Dakar 2018 avec Mikko Hirvonen et Yazeed Al-Rahji. Sans grand succès. Cette année, l’équipe allemande a chipé la Dream Team de Peugeot Sport (à l’exception de Sébastien Loeb). Carlos Sainz, vainqueur l’an dernier, était soucieux de la fiabilité du Buggy avant le départ. Et, au final, il a eu raison. Certes, il a eu un accident tout seul dans l’étape 3. Mais, Stéphane Peterhansel a connu pas mal de petits soucis mécaniques. De même, Cyril Despres n’aura pas eu un Dakar facile. Divisée en deux (Buggu vs All4 Racing), l’équipe X-Raid a prouvé une nouvelle fois que son 4x4 est toujours très bon. Nani Roma (qui a préféré rester sur 4 roues motrices) termine troisième. Jakub Przygonski (vainqueur de la Coupe du Monde des Rallyes Tout-Terrain 2018 avec ce Mini All4 Racing) termine à une belle 4e place. Cyril Despres sauve les meubles des Buggy avec une 5e place. Mais, dans le top 10 on retrouve deux autres Mini All4 Racing. Ceux de Yazeed Al-Rahji (7e) et de Boris Garafulic (8e). Le chilien décroche même son meilleur résultat sur un Dakar. Denis Krotov, dont c’était le premier Dakar, termine même premier rookie et 15e du général avec ce Mini All4 Racing. Même le pilote russe a prouvé/éprouvé la robustesse et la fiabilité du 4x4 Mini. Pour Stéphane Peterhansel, il a longtemps était le plus grand rival de Nasser Al-Attiyah. Mr Dakar, arrivé chez Mini et roulant sur le buggy, était en lice pour le podium avant son accident lors de l’étape 9. Blessé au dos, son copilote ne pouvait pas continuer, provoquant ainsi l’abandon de l’équipage. Peut-être de quoi rendre Stéphane Peterhansel superstitieux. En effet, Cyril Despres et lui ont échangé leurs copilotes. Peterhansel roulant avec David Castera et Despres avec Jean-Paul Cottret. Cet échange n’a pas été positif (d’un point de vue comptable) pour l’homme aux 13 victoires sur le Dakar ! <h3>Dakar 2019 : le show Sébastien Loeb.</h3> On ne pensait pas le voir au départ de ce 41e Dakar suite au départ de Peugeot Sport. Mais, le nonuple champion du monde des rallyes a surpris tout le monde. L’invité surprise de PH Sport, venu aussi en remplacement de Khalid Al-Qassimi, décroche un très beau podium pour son premier Dakar en tant que pilote privé. Il est aussi le meilleur performer avec 4 victoires d’étape sur 10. Néanmoins, quelques pépins mécaniques sont venus lui faire perdre pas mal de temps. De plus, une histoire de waypoint mal indiqué est venue lui faire perdre du temps mais aussi mettre le côté râleur de son fidèle copilote, Daniel Elena, en avant. Celui-ci étant même tout proche d’abandonner pour rentrer plutôt en France préparer le Rallye Monte-Carlo. Un dessin humoristique de Martin Vidberg (Le Monde / L’Equipe) résumant très bien tout ça. Comme à son habitude, Sébastien Loeb était à l’attaque. Peut-être trop pour un Dakar qui, visiblement, ne laissait pas de place à la moindre erreur et nécessitait une certaine stratégie. La malédiction du duo sur les rallyes-raid persiste. Reste à savoir si ils seront de retour en 2020 ou iront à l’Africa Eco Race comme le « menaçait » Daniel Elena sur les réseaux sociaux. Rendez-vous dans moins d’un an pour le savoir. En tout cas, Mini s’offrirait une belle pub et une belle chance de victoire avec le duo sur l’un des Buggys de l’équipe. Si jamais X-Raid nous lit… <h3>Un Dakar très éprouvant.</h3> Ils étaient 100 engagés au départ, ils n’étaient plus que 56 à l’arrivé ! Voilà une preuve chiffrée de la difficulté de ce Dakar 2019. Preuve que même en ne visitant qu’un seul pays, ASO (Amaury Sport Organisation) a su nous organiser une épreuve délicate. Le Pérou, comme l’expliquait Mathieu Baumel dans l’interview qu’il nous a accordé, n’était pas un terrain de jeu à prendre à la légère. Que ce soit en Moto, en Quad, en Camion, en SSV ou en Auto, on ne peut qu’être admiratif devant les amateurs qui se sont lancés dans ce « Tour du Pérou ». Comme expliqué plus haut, Denis Krotov (Russie) ; copiloté par l’ukrainien Dmytro Tsyro ; a réalisé la meilleure performance d’un rookie en auto cette année en terminant 15e. De son côté, pour son troisième Dakar en tant que pilote, le tchèque Tomas Ourednicek avait « gagné » sa participation en aidant, l’an passé, son compatriote mais adversaire Martin Prokop. Cette année, les deux tchèques étaient coéquipiers. Armés de leurs Ford Raptor, ils ont connu un Dakar plutôt positif. Martin Prokop terminant 6e et Tomas finissant 17e, soit leurs meilleurs résultats sur un Dakar ! Saluons la performance d’Isidre Esteve. L’espagnol, ancien motard désormais paraplégique, n’a pas lâché son amour du Dakar. Au contraire. Au volant d’un BMW BV6-1 spécialement équipé pour son handicap, et copiloté par Txema Villalobos, Isidre s’offre une belle 21e place malgré un tankage qui aurait pu lui coûter cher dans l’étape 6. Le Team Henrard était de retour avec deux Buggys « Dunbee » (New-Beetle). Un pour Stéphane Henrard (le patron du Team) et un pour Philippe et Maxime Lambilliotte. Les deux Dunbee sont à l’arrivée et s’offrent de beaux résultats. Stéphane Henrard, venu mettre en avant la recherche contre le cancer, était même copiloté par Gatien Du Bois, un survivant d’un cancer des os. Le duo belge termine à une très belle 14e place au général. De leur côté, la famille Lambilliotte termine 23e. Pour leur tout premier Dakar (et deuxième Rallye-Raid) c’est un magnifique résultat. Les belges n’étaient pas les seuls venus mettre en avant une cause. Ainsi, Gérard Tramoni (Doc Dakar) était présent pour la troisième fois. Au volant de son Land-Rover Discovery, et copiloté par Dominique Totain, le médecin anesthésiste termine ce Dakar 2019 et s’offre une 46e place au général. Un beau moyen de mettre en avant son association « L’enfant @ l’hôpital ». Les femmes étaient trois au départ, elles étaient trois à l’arrivée ! Pour son troisième Dakar, Cristina Gutiérrez s’offre une très belle 26e place. L’espagnole, soutenue par Mitsubishi Espagne, montre de bonnes capacités d’adaptation et qu’elle progresse encore et encore. Peut-être que dans une équipe officielle, elle pourrait suivre les pas de Jutta Kleinschmidt ! Fernanda Kanno (journaliste dans la vraie vie) était devenue en 2018, la première péruvienne à disputer le Dakar. Cette année, la péruvienne a terminé SON Dakar. Elle se classe 50e et aura su faire le buzz avec une cover entraînante lors d’une liaison où elle chante avec son copilote (pilote pour l’occasion), Alonso Carrillo. Juste derrière Fernanda Kanno, on retrouve la paraguayenne Andrea Patricia Lafarja Bittar. Pour son premier Dakar, elle va jusqu’au bout et se classe donc 51e . Du côté français, on notera le beau retour de Jérôme Renaud. Copiloté par Max Delfino (dont c’était le premier Dakar), l’ancien motard a conjuré le sort. Un abandon en 2007, et une arrivée en 2019. Avec leur Toyota Hilux, le duo français s’offre une 45e au place au général. De quoi donner envie de revenir en 2020, non ? Chez nos frenchies, on ne peut pas passer à côté de Christian Lavieille. Le français, copiloté par Jean-Pierre Garcin, a décroché une superbe victoire dans sa catégorie (T2). Ses véhicules de série juste modifiés pour affronter un Rallye-Raid avec quelques équipements de sécurité, ont eu du mal dans le sable péruvien. Mais, au final, c’est une victoire de catégorie et une 24e place au général pour Christian Lavieille ! Le tout, avec les félicitations de Toyota qui met en avant la Team Land Cruiser Toyota Auto Body qui engageait le Toyota Land-Cruiser VDJ200 de Christian Lavieille. Par contre, Philippe Gache faisait son grand retour. A la fois avec ses Buggys et au volant. L’idée, était de mettre en avant la marque chinoise Geely. Pour une première participation, le but était de rallier l’arrivée avec les deux autos engagées. Alors 16e au général, Philippe Gache a dû abandonner au même endroit que Stéphane Peterhansel. Son lot de consolation sera la 27e place au général (et donc l’arrivée) de son coéquipier, le chinois Wei Han. Belle performance pour son premier Dakar. Enfin, terminons par la grosse déception de ce Dakar 2019 : Robby Gordon ! L’américain faisait son grand retour et déclarait vouloir jouer « avec ceux de devant ». Une déclaration très étonnante quand on roule avec un UTV. 130km/h max, et un véhicule qui fera tout sauf des temps scratch au Dakar. Le fantasque américain qui a bu le calice jusqu’à la lie ! Robby Gordon termine 49e. Pas le meilleur coup de promo pour son « Wildcat » qui dit révolutionnaire et précurseur… Le Hummer « Gordini » nous manque et a dû lui manquer aussi. <h3>SxS, Chaleco Lopez, enfin !</h3> Absent depuis 2014, Francisco « Chaleco » Lopez manquait au Dakar. Le chilien, toujours très bon en moto, était attendu depuis 4 ans. Mais, on ne l’imaginait pas en SxS ! Au final, « Chaleco » a dominé de la tête et des épaules cette catégorie en pleine expansion. Le chilien remporte son premier Dakar et a prouvé être tout aussi talentueux sur 4 roues. On lui donne déjà rendez-vous en 2020… pour un second succès ? Il devance un autre motard, l’espagnol Gerard Farres. Troisième en 2017, Gerard Farres passe donc au « Side by Side » (SxS) et terminer deuxième. Il est aussi le premier de son équipe (MONSTER ENERGY CAN-AM). Il devance ses coéquipiers Reinaldo Varela (vainqueur en 2018 en SxS) qui complète le podium et l’américain Casey Currie (4e) dont c’était le premier Dakar. Dans cette catégorie, Sergei Karyakin était, quant à lui, passé du Quad au SxS. Le russe jouait devant avant de partir à la faute dans l’étape 7. Après une jolie cabriole, le russe ; alors 2e au général ; a connu une seconde semaine bien plus délicate. Il termine, au final, 10e au général. Toujours en SxS, un duo de femmes de choc était venu disputer leur premier Dakar. Le premier équipage 100% allemand et 100% féminin en SxS. La pilote n’était autre qu’Annett Fischer (ancienne employée de chez X-Raid) et elle avait pour copilote une certaine Andrea Peterhansel ! La femme de Stéphane (rencontrée chez Mitsubishi lors d’un Dakar), disputait donc son premier Dakar. Les deux allemandes terminent 14e de ce Dakar 2019, leur premier. Pour clôturer ces trois résumés du Dakar 2019, nous ne pouvons dire qu’une chose : vivement le prochain Dakar ! Rendez-vous l’an prochain pour une 42e édition qui pourrait bien surprendre.

Chez Toyota, l’espoir et le sourire devaient être au top au début de la course. Mais, très vite, les galères sont venues sonner à la porte de l’équipe belgo-sud africaine. Tout d’abord pour Giniel De Villiers. Grosse déconvenue dans l’étape 3. Au final, le vainqueur du premier Dakar sud-américain termine 9e de ce Dakar 2019. Son pire résultat en Amérique du Sud et le plus mauvais depuis 2007 (11e). De Villiers a même joué les gardes du corps de luxe pour Nasser Al-Attiyah lors de la dernière étape. Le stress était très présent chez Toyota ! Puis, c’est Bernhard Ten Brinke qui a été malchanceux durant l’étape 4. Le néerlandais a chuté au 19e rang du général avant de devoir abandonner lors de la 8e étape alors qu’il était 9e au général. Au final, on ne retrouve que 3 Hilux dans le top 10 final (dont 2 officiels). Ronan Chabot s’offre un beau résultat pour son 20e Dakar ! Parmi les pilotes privés de Toyota, on notera la belle 11e place de Benediktas Vanagas. Le lituanien, habitué des cabrioles au Dakar, était tout proche du top10. Avec sa régularité de cette année, il pourrait y parvenir l’an prochain !

Buggy Mini versus Mini 4×4

Le Mini All4 Racing reste la meilleure auto des Dakar sud-américains. Présent depuis 2011, il a décroché 4 victoires (contre 3 pour Peugeot et 3 pour Volkswagen). Dans le même temps, les Buggys ont montré de très belles choses ces dernières années. Notamment, avec les trois victoires consécutives de Peugeot. Développé depuis plusieurs années chez X-Raid (avec notamment Guerlain Chicherit et Jutta Kleinschmidt), le Buggy Mini est entré officiellement en compétition l’an passé au Dakar 2018 avec Mikko Hirvonen et Yazeed Al-Rahji. Sans grand succès. Cette année, l’équipe allemande a chipé la Dream Team de Peugeot Sport (à l’exception de Sébastien Loeb). Carlos Sainz, vainqueur l’an dernier, était soucieux de la fiabilité du Buggy avant le départ. Et, au final, il a eu raison. Certes, il a eu un accident tout seul dans l’étape 3. Mais, Stéphane Peterhansel a connu pas mal de petits soucis mécaniques. De même, Cyril Despres n’aura pas eu un Dakar facile.

carlos sainz dakar 2019

Divisée en deux (Buggy vs All4 Racing), l’équipe X-Raid a prouvé une nouvelle fois que son 4×4 est toujours très bon. Nani Roma (qui a préféré rester sur 4 roues motrices) termine troisième. Jakub Przygonski (vainqueur de la Coupe du Monde des Rallyes Tout-Terrain 2018 avec ce Mini All4 Racing) termine à une belle 4e place. Cyril Despres sauve les meubles des Buggy avec une 5e place. Mais, dans le top 10 on retrouve deux autres Mini All4 Racing. Ceux de Yazeed Al-Rahji (7e) et de Boris Garafulic (8e). Le chilien décroche même son meilleur résultat sur un Dakar. Denis Krotov, dont c’était le premier Dakar, termine même premier rookie et 15e du général avec ce Mini All4 Racing. Même le pilote russe a prouvé/éprouvé la robustesse et la fiabilité du 4×4 Mini.

Pour Stéphane Peterhansel, il a longtemps été le plus grand rival de Nasser Al-Attiyah. Mr Dakar, arrivé chez Mini et roulant sur le buggy, était en lice pour le podium avant son accident lors de l’étape 9. Blessé au dos, son copilote ne pouvait pas continuer, provoquant ainsi l’abandon de l’équipage. Peut-être de quoi rendre Stéphane Peterhansel superstitieux. En effet, Cyril Despres et lui ont échangé leurs copilotes. Peterhansel roulant avec David Castera et Despres avec Jean-Paul Cottret. Cet échange n’a pas été positif (d’un point de vue comptable) pour l’homme aux 13 victoires sur le Dakar !

Dakar 2019 : le show Sébastien Loeb.

On ne pensait pas le voir au départ de ce 41e Dakar suite au départ de Peugeot Sport. Mais, le nonuple champion du monde des rallyes a surpris tout le monde. L’invité surprise de PH Sport, venu aussi en remplacement de Khalid Al-Qassimi, décroche un très beau podium pour son premier Dakar en tant que pilote privé. Il est aussi le meilleur performer avec 4 victoires d’étape sur 10. Néanmoins, quelques pépins mécaniques sont venus lui faire perdre pas mal de temps. De plus, une histoire de waypoint mal indiqué est venue lui faire perdre du temps mais aussi mettre le côté râleur de son fidèle copilote, Daniel Elena, en avant. Celui-ci étant même tout proche d’abandonner pour rentrer plutôt en France préparer le Rallye Monte-Carlo. Un dessin humoristique de Martin Vidberg (Le Monde / L’Equipe) résumant très bien tout ça.

On le sentait avant le départ, Nasser Al-Attiyah et Mathieu Baumel voulaient tout faire pour gagner ce Dakar 2019. Avec le retrait de Peugeot, la voie était royale pour Toyota. Mais, un Dakar n’est jamais simple. Du côté de Mini/X-Raid, l’ex dream team de Peugeot était presque au complet afin de tenter de faire briller le Buggy Mini. Et puis, il y avait Sébastien Loeb. L’invité de dernière minute mais qui aurait forcément son mot à dire lors de la course. Un cocktail très alléchant, pour une course pleine de stratégie et avec quelques surprises. Voici ce qui vous attend pour notre troisième et dernier résumé de ce Dakar 2019. <h2>Dakar 2019, Toyota a eu peur mais a su gérer sa course !</h2> La gestion de la course. C’est peut-être le mot clef de ce Dakar 2019. A croire que le fait de retrouver une épreuve 100% sable avec beaucoup de dunes, et ne se tenant que dans un seul pays, à fait peur à certaines équipes. Ainsi, dès la première étape, le mot d’ordre était « stratégie de course ». Pour Nasser Al-Attiyah, au contraire, c’était le moment de prendre quelques secondes d’avance… au cas où. Armé de son expérimenté et toujours souriant copilote ; Mathieu Baumel ; le déjà double vainqueur du Dakar allait devoir faire un sans-faute pour tenter de décrocher sa troisième victoire, et la première de Toyota. Les déboires des adversaires ont aidé, mais l’équipage du Toyota Hilux n°301 a développé, en 10 actes, un récital sans fausse note. Pour un pilote qui aime annoncer « We Will Push », cela a dû être frustrant de ne pas être flatout. La preuve avec l’ultime étape ou le vainqueur termine 12e à 9 minutes, histoire d’assurer. Le lauréat 2019 du Dakar aura donc fait une course intelligente, sans grosse erreur et sans malchance. Cette année, les crevaisons ne furent pas trop nombreuses et n’ont pas coûté trop de temps au qatari. Chez Toyota, l’espoir et le sourire devait être au top au début de la course. Mais, très vite, les galères sont venues sonner à la porte de l’équipe belgo-sud africaine. Tout d’abord pour Giniel De Villiers. Grosse déconvenue dans l’étape 3. Au final, le vainqueur du premier Dakar sud-américain termine 9e de ce Dakar 2019. Son pire résultat en Amérique du Sud et le plus mauvais depuis 2007 (11e). De Villiers a même joué les gardes du corps de luxe pour Nasser Al-Attiyah lors de la dernière étape. Le stress était très présent chez Toyota ! Puis, c’est Bernhard Ten Brinke qui a été malchanceux durant l’étape 4. Le néerlandais a chuté au 19e rang du général avant de devoir abandonner lors de la 8e étape alors qu’il était 9e au général. Au final, on ne retrouve que 3 Hilux dans le top 10 final (dont 2 officiels). Ronan Chabot s’offre un beau résultat pour son 20e Dakar ! <h3>Buggy Mini versus Mini 4x4</h3> Le Mini All4 Racing reste la meilleure auto des Dakar sud-américains. Présent depuis 2011, il a décroché 4 victoires (contre 3 pour Peugeot et 3 pour Volkswagen). Dans le même temps, les Buggys ont montré de très belles choses ces dernières années. Notamment, avec les trois victoires consécutives de Peugeot. Développé depuis plusieurs années chez X-Raid (avec notamment Guerlain Chicherit et Jutta Kleinschmidt), il est entré officiellement en compétition l’an passé au Dakar 2018 avec Mikko Hirvonen et Yazeed Al-Rahji. Sans grand succès. Cette année, l’équipe allemande a chipé la Dream Team de Peugeot Sport (à l’exception de Sébastien Loeb). Carlos Sainz, vainqueur l’an dernier, était soucieux de la fiabilité du Buggy avant le départ. Et, au final, il a eu raison. Certes, il a eu un accident tout seul dans l’étape 3. Mais, Stéphane Peterhansel a connu pas mal de petits soucis mécaniques. De même, Cyril Despres n’aura pas eu un Dakar facile. Divisée en deux (Buggu vs All4 Racing), l’équipe X-Raid a prouvé une nouvelle fois que son 4x4 est toujours très bon. Nani Roma (qui a préféré rester sur 4 roues motrices) termine troisième. Jakub Przygonski (vainqueur de la Coupe du Monde des Rallyes Tout-Terrain 2018 avec ce Mini All4 Racing) termine à une belle 4e place. Cyril Despres sauve les meubles des Buggy avec une 5e place. Mais, dans le top 10 on retrouve deux autres Mini All4 Racing. Ceux de Yazeed Al-Rahji (7e) et de Boris Garafulic (8e). Le chilien décroche même son meilleur résultat sur un Dakar. Denis Krotov, dont c’était le premier Dakar, termine même premier rookie et 15e du général avec ce Mini All4 Racing. Même le pilote russe a prouvé/éprouvé la robustesse et la fiabilité du 4x4 Mini. Pour Stéphane Peterhansel, il a longtemps était le plus grand rival de Nasser Al-Attiyah. Mr Dakar, arrivé chez Mini et roulant sur le buggy, était en lice pour le podium avant son accident lors de l’étape 9. Blessé au dos, son copilote ne pouvait pas continuer, provoquant ainsi l’abandon de l’équipage. Peut-être de quoi rendre Stéphane Peterhansel superstitieux. En effet, Cyril Despres et lui ont échangé leurs copilotes. Peterhansel roulant avec David Castera et Despres avec Jean-Paul Cottret. Cet échange n’a pas été positif (d’un point de vue comptable) pour l’homme aux 13 victoires sur le Dakar ! <h3>Dakar 2019 : le show Sébastien Loeb.</h3> On ne pensait pas le voir au départ de ce 41e Dakar suite au départ de Peugeot Sport. Mais, le nonuple champion du monde des rallyes a surpris tout le monde. L’invité surprise de PH Sport, venu aussi en remplacement de Khalid Al-Qassimi, décroche un très beau podium pour son premier Dakar en tant que pilote privé. Il est aussi le meilleur performer avec 4 victoires d’étape sur 10. Néanmoins, quelques pépins mécaniques sont venus lui faire perdre pas mal de temps. De plus, une histoire de waypoint mal indiqué est venue lui faire perdre du temps mais aussi mettre le côté râleur de son fidèle copilote, Daniel Elena, en avant. Celui-ci étant même tout proche d’abandonner pour rentrer plutôt en France préparer le Rallye Monte-Carlo. Un dessin humoristique de Martin Vidberg (Le Monde / L’Equipe) résumant très bien tout ça. Comme à son habitude, Sébastien Loeb était à l’attaque. Peut-être trop pour un Dakar qui, visiblement, ne laissait pas de place à la moindre erreur et nécessitait une certaine stratégie. La malédiction du duo sur les rallyes-raid persiste. Reste à savoir si ils seront de retour en 2020 ou iront à l’Africa Eco Race comme le « menaçait » Daniel Elena sur les réseaux sociaux. Rendez-vous dans moins d’un an pour le savoir. En tout cas, Mini s’offrirait une belle pub et une belle chance de victoire avec le duo sur l’un des Buggys de l’équipe. Si jamais X-Raid nous lit… <h3>Un Dakar très éprouvant.</h3> Ils étaient 100 engagés au départ, ils n’étaient plus que 56 à l’arrivé ! Voilà une preuve chiffrée de la difficulté de ce Dakar 2019. Preuve que même en ne visitant qu’un seul pays, ASO (Amaury Sport Organisation) a su nous organiser une épreuve délicate. Le Pérou, comme l’expliquait Mathieu Baumel dans l’interview qu’il nous a accordé, n’était pas un terrain de jeu à prendre à la légère. Que ce soit en Moto, en Quad, en Camion, en SSV ou en Auto, on ne peut qu’être admiratif devant les amateurs qui se sont lancés dans ce « Tour du Pérou ». Comme expliqué plus haut, Denis Krotov (Russie) ; copiloté par l’ukrainien Dmytro Tsyro ; a réalisé la meilleure performance d’un rookie en auto cette année en terminant 15e. De son côté, pour son troisième Dakar en tant que pilote, le tchèque Tomas Ourednicek avait « gagné » sa participation en aidant, l’an passé, son compatriote mais adversaire Martin Prokop. Cette année, les deux tchèques étaient coéquipiers. Armés de leurs Ford Raptor, ils ont connu un Dakar plutôt positif. Martin Prokop terminant 6e et Tomas finissant 17e, soit leurs meilleurs résultats sur un Dakar ! Saluons la performance d’Isidre Esteve. L’espagnol, ancien motard désormais paraplégique, n’a pas lâché son amour du Dakar. Au contraire. Au volant d’un BMW BV6-1 spécialement équipé pour son handicap, et copiloté par Txema Villalobos, Isidre s’offre une belle 21e place malgré un tankage qui aurait pu lui coûter cher dans l’étape 6. Le Team Henrard était de retour avec deux Buggys « Dunbee » (New-Beetle). Un pour Stéphane Henrard (le patron du Team) et un pour Philippe et Maxime Lambilliotte. Les deux Dunbee sont à l’arrivée et s’offrent de beaux résultats. Stéphane Henrard, venu mettre en avant la recherche contre le cancer, était même copiloté par Gatien Du Bois, un survivant d’un cancer des os. Le duo belge termine à une très belle 14e place au général. De leur côté, la famille Lambilliotte termine 23e. Pour leur tout premier Dakar (et deuxième Rallye-Raid) c’est un magnifique résultat. Les belges n’étaient pas les seuls venus mettre en avant une cause. Ainsi, Gérard Tramoni (Doc Dakar) était présent pour la troisième fois. Au volant de son Land-Rover Discovery, et copiloté par Dominique Totain, le médecin anesthésiste termine ce Dakar 2019 et s’offre une 46e place au général. Un beau moyen de mettre en avant son association « L’enfant @ l’hôpital ». Les femmes étaient trois au départ, elles étaient trois à l’arrivée ! Pour son troisième Dakar, Cristina Gutiérrez s’offre une très belle 26e place. L’espagnole, soutenue par Mitsubishi Espagne, montre de bonnes capacités d’adaptation et qu’elle progresse encore et encore. Peut-être que dans une équipe officielle, elle pourrait suivre les pas de Jutta Kleinschmidt ! Fernanda Kanno (journaliste dans la vraie vie) était devenue en 2018, la première péruvienne à disputer le Dakar. Cette année, la péruvienne a terminé SON Dakar. Elle se classe 50e et aura su faire le buzz avec une cover entraînante lors d’une liaison où elle chante avec son copilote (pilote pour l’occasion), Alonso Carrillo. Juste derrière Fernanda Kanno, on retrouve la paraguayenne Andrea Patricia Lafarja Bittar. Pour son premier Dakar, elle va jusqu’au bout et se classe donc 51e . Du côté français, on notera le beau retour de Jérôme Renaud. Copiloté par Max Delfino (dont c’était le premier Dakar), l’ancien motard a conjuré le sort. Un abandon en 2007, et une arrivée en 2019. Avec leur Toyota Hilux, le duo français s’offre une 45e au place au général. De quoi donner envie de revenir en 2020, non ? Chez nos frenchies, on ne peut pas passer à côté de Christian Lavieille. Le français, copiloté par Jean-Pierre Garcin, a décroché une superbe victoire dans sa catégorie (T2). Ses véhicules de série juste modifiés pour affronter un Rallye-Raid avec quelques équipements de sécurité, ont eu du mal dans le sable péruvien. Mais, au final, c’est une victoire de catégorie et une 24e place au général pour Christian Lavieille ! Le tout, avec les félicitations de Toyota qui met en avant la Team Land Cruiser Toyota Auto Body qui engageait le Toyota Land-Cruiser VDJ200 de Christian Lavieille. Par contre, Philippe Gache faisait son grand retour. A la fois avec ses Buggys et au volant. L’idée, était de mettre en avant la marque chinoise Geely. Pour une première participation, le but était de rallier l’arrivée avec les deux autos engagées. Alors 16e au général, Philippe Gache a dû abandonner au même endroit que Stéphane Peterhansel. Son lot de consolation sera la 27e place au général (et donc l’arrivée) de son coéquipier, le chinois Wei Han. Belle performance pour son premier Dakar. Enfin, terminons par la grosse déception de ce Dakar 2019 : Robby Gordon ! L’américain faisait son grand retour et déclarait vouloir jouer « avec ceux de devant ». Une déclaration très étonnante quand on roule avec un UTV. 130km/h max, et un véhicule qui fera tout sauf des temps scratch au Dakar. Le fantasque américain qui a bu le calice jusqu’à la lie ! Robby Gordon termine 49e. Pas le meilleur coup de promo pour son « Wildcat » qui dit révolutionnaire et précurseur… Le Hummer « Gordini » nous manque et a dû lui manquer aussi. <h3>SxS, Chaleco Lopez, enfin !</h3> Absent depuis 2014, Francisco « Chaleco » Lopez manquait au Dakar. Le chilien, toujours très bon en moto, était attendu depuis 4 ans. Mais, on ne l’imaginait pas en SxS ! Au final, « Chaleco » a dominé de la tête et des épaules cette catégorie en pleine expansion. Le chilien remporte son premier Dakar et a prouvé être tout aussi talentueux sur 4 roues. On lui donne déjà rendez-vous en 2020… pour un second succès ? Il devance un autre motard, l’espagnol Gerard Farres. Troisième en 2017, Gerard Farres passe donc au « Side by Side » (SxS) et terminer deuxième. Il est aussi le premier de son équipe (MONSTER ENERGY CAN-AM). Il devance ses coéquipiers Reinaldo Varela (vainqueur en 2018 en SxS) qui complète le podium et l’américain Casey Currie (4e) dont c’était le premier Dakar. Dans cette catégorie, Sergei Karyakin était, quant à lui, passé du Quad au SxS. Le russe jouait devant avant de partir à la faute dans l’étape 7. Après une jolie cabriole, le russe ; alors 2e au général ; a connu une seconde semaine bien plus délicate. Il termine, au final, 10e au général. Toujours en SxS, un duo de femmes de choc était venu disputer leur premier Dakar. Le premier équipage 100% allemand et 100% féminin en SxS. La pilote n’était autre qu’Annett Fischer (ancienne employée de chez X-Raid) et elle avait pour copilote une certaine Andrea Peterhansel ! La femme de Stéphane (rencontrée chez Mitsubishi lors d’un Dakar), disputait donc son premier Dakar. Les deux allemandes terminent 14e de ce Dakar 2019, leur premier. Pour clôturer ces trois résumés du Dakar 2019, nous ne pouvons dire qu’une chose : vivement le prochain Dakar ! Rendez-vous l’an prochain pour une 42e édition qui pourrait bien surprendre.

Comme à son habitude, Sébastien Loeb était à l’attaque. Peut-être trop pour un Dakar qui, visiblement, ne laissait pas de place à la moindre erreur et nécessitait une certaine stratégie. La malédiction du duo sur les rallyes-raid persiste. Reste à savoir s’ils seront de retour en 2020 ou iront à l’Africa Eco Race comme le « menaçait » Daniel Elena sur les réseaux sociaux. Rendez-vous dans moins d’un an pour le savoir. En tout cas, Mini s’offrirait une belle pub et une belle chance de victoire avec le duo sur l’un des Buggys de l’équipe. Si jamais X-Raid nous lit…

Un Dakar très éprouvant.

Ils étaient 100 engagés au départ, ils n’étaient plus que 56 à l’arrivé ! Voilà une preuve chiffrée de la difficulté de ce Dakar 2019. Preuve que même en ne visitant qu’un seul pays, ASO (Amaury Sport Organisation) a su nous organiser une épreuve délicate. Le Pérou, comme l’expliquait Mathieu Baumel dans l’interview qu’il nous a accordé, n’était pas un terrain de jeu à prendre à la légère. Que ce soit en Moto, en Quad, en Camion, en SSV ou en Auto, on ne peut qu’être admiratif devant les amateurs qui se sont lancés dans ce « Tour du Pérou ».

Comme expliqué plus haut, Denis Krotov (Russie) ; copiloté par l’ukrainien Dmytro Tsyro ; a réalisé la meilleure performance d’un rookie en auto cette année en terminant 15e.

martin prokop dakar 2019

De son côté, pour son troisième Dakar en tant que pilote, le tchèque Tomas Ourednicek avait « gagné » sa participation en aidant, l’an passé, son compatriote mais adversaire Martin Prokop. Cette année, les deux tchèques étaient coéquipiers. Armés de leurs Ford Raptor, ils ont connu un Dakar plutôt positif. Martin Prokop terminant 6e et Tomas finissant 17e, soit leurs meilleurs résultats sur un Dakar !

Saluons la performance d’Isidre Esteve. L’espagnol, ancien motard désormais paraplégique, n’a pas lâché son amour du Dakar. Au contraire. Au volant d’un BMW BV6-1 spécialement équipé pour son handicap, et copiloté par Txema Villalobos, Isidre s’offre une belle 21e place malgré un tankage qui aurait pu lui coûter cher dans l’étape 6.

Le Team Henrard était de retour avec deux Buggys « Dunbee » (New-Beetle). Un pour Stéphane Henrard (le patron du Team) et un pour Philippe et Maxime Lambilliotte. Les deux Dunbee sont à l’arrivée et s’offrent de beaux résultats. Stéphane Henrard, venu mettre en avant la recherche contre le cancer, était même copiloté par Gatien Du Bois, un survivant d’un cancer des os. Le duo belge termine à une très belle 14e place au général. De leur côté, la famille Lambilliotte termine 23e. Pour leur tout premier Dakar (et deuxième Rallye-Raid) c’est un magnifique résultat.

Les belges n’étaient pas les seuls venus mettre en avant une cause. Ainsi, Gérard Tramoni (Doc Dakar) était présent pour la troisième fois. Au volant de son Land-Rover Discovery, et copiloté par Dominique Totain, le médecin anesthésiste termine ce Dakar 2019 et s’offre une 46e place au général. Un beau moyen de mettre en avant son association « L’enfant @ l’hôpital ».

Les femmes étaient trois au départ, elles étaient trois à l’arrivée ! Pour son troisième Dakar, Cristina Gutiérrez s’offre une très belle 26e place. L’espagnole, soutenue par Mitsubishi Espagne, montre de bonnes capacités d’adaptation et qu’elle progresse encore et encore. Peut-être que dans une équipe officielle, elle pourrait suivre les pas de Jutta Kleinschmidt ! Fernanda Kanno (journaliste dans la vraie vie) était devenue en 2018, la première péruvienne à disputer le Dakar. Cette année, la péruvienne a terminé SON Dakar. Elle se classe 50e et aura su faire le buzz avec une cover entraînante lors d’une liaison où elle chante avec son copilote (pilote pour l’occasion), Alonso Carrillo. Juste derrière Fernanda Kanno, on retrouve la paraguayenne Andrea Patricia Lafarja Bittar. Pour son premier Dakar, elle va jusqu’au bout et se classe donc 51e .

Du côté français, on notera le beau retour de Jérôme Renaud. Copiloté par Max Delfino (dont c’était le premier Dakar), l’ancien motard a conjuré le sort. Un abandon en 2007, et une arrivée en 2019. Avec leur Toyota Hilux, le duo français s’offre une 45e au place au général. De quoi donner envie de revenir en 2020, non ?

Chez nos frenchies, on ne peut pas passer à côté de Christian Lavieille. Le français, copiloté par Jean-Pierre Garcin, a décroché une superbe victoire dans sa catégorie (T2). Ses véhicules de série juste modifiés pour affronter un Rallye-Raid avec quelques équipements de sécurité, ont eu du mal dans le sable péruvien. Mais, au final, c’est une victoire de catégorie et une 24e place au général pour Christian Lavieille ! Le tout, avec les félicitations de Toyota qui met en avant la Team Land Cruiser Toyota Auto Body qui engageait le Toyota Land-Cruiser VDJ200 de Christian Lavieille.

Par contre, Philippe Gache faisait son grand retour. A la fois avec ses Buggys et au volant. L’idée, était de mettre en avant la marque chinoise Geely. Pour une première participation, le but était de rallier l’arrivée avec les deux autos engagées. Alors 16e au général, Philippe Gache a dû abandonner au même endroit que Stéphane Peterhansel. Son lot de consolation sera la 27e place au général (et donc l’arrivée) de son coéquipier, le chinois Wei Han. Belle performance pour son premier Dakar.

Enfin, terminons par la grosse déception de ce Dakar 2019 : Robby Gordon ! L’américain faisait son grand retour et déclarait vouloir jouer « avec ceux de devant ». Une déclaration très étonnante quand on roule avec un UTV. 130km/h max, et un véhicule qui fera tout sauf des temps scratch au Dakar. Le fantasque américain qui a bu le calice jusqu’à la lie ! Robby Gordon termine 49e. Pas le meilleur coup de promo pour son « Wildcat » qui dit révolutionnaire et précurseur… Le Hummer « Gordini » nous manque et a dû lui manquer aussi.

SxS, Chaleco Lopez, enfin !

Absent depuis 2014, Francisco « Chaleco » Lopez manquait au Dakar. Le chilien, toujours très bon en moto, était attendu depuis 4 ans. Mais, on ne l’imaginait pas en SxS ! Au final, « Chaleco » a dominé de la tête et des épaules cette catégorie en pleine expansion. Le chilien remporte son premier Dakar et a prouvé être tout aussi talentueux sur 4 roues. On lui donne déjà rendez-vous en 2020… pour un second succès ?

Il devance un autre motard, l’espagnol Gerard Farres. Troisième en 2017, Gerard Farres passe donc au « Side by Side » (SxS) et termine deuxième. Il est aussi le premier de son équipe (MONSTER ENERGY CAN-AM). Il devance ses coéquipiers Reinaldo Varela (vainqueur en 2018 en SxS) qui complète le podium et l’américain Casey Currie (4e) dont c’était le premier Dakar.

Dans cette catégorie, Sergei Karyakin était, quant à lui, passé du Quad au SxS. Le russe jouait devant avant de partir à la faute dans l’étape 7. Après une jolie cabriole, le russe ; alors 2e au général ; a connu une seconde semaine bien plus délicate. Il termine, au final, 10e au général.
Toujours en SxS, un duo de femmes de choc était venu disputer leur premier Dakar. Le premier équipage 100% allemand et 100% féminin en SxS. La pilote n’était autre qu’Annett Fischer (ancienne employée de chez X-Raid) et elle avait pour copilote une certaine Andrea Peterhansel ! La femme de Stéphane (rencontrée chez Mitsubishi lors d’un Dakar), disputait donc son premier Dakar. Les deux allemandes terminent 14e de ce Dakar 2019, leur premier.

Pour clôturer ces trois résumés du Dakar 2019, nous ne pouvons dire qu’une chose : vivement le prochain Dakar ! Rendez-vous l’an prochain pour une 42e édition qui pourrait bien surprendre.

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