Le Mag Sport Auto

F1 2018 : Le meilleur jeu de Formule 1 ? (Test PS4)

Sorti il y a un an, F1 2017 avait été un franc succès. Le jeu vidéo officiel de la Formule 1, développé par Codemasters, avait repoussé les limites du réalisme et nous plongeait, joueurs, dans le monde de la F1. Est-ce que le nouvel opus, sobrement intitulé F1 2018, fera encore mieux que son prédécesseur ?

F1 2018 : Encore meilleur que le précédent

Codemasters a bien compris ce qui faisait le charme du précédent opus, F1 2017. Les F1 rétro, les différents mini-championnats, les circuits courts… Et bien tout ça est encore présent en 2018 ! D’autres anciennes F1 ont été ajoutées comme la Lotus 72D de 1972, la 79 de Mario Andretti, la Ferrari et McLaren de Lauda et Hunt, et surtout la BrawnGP de 2009 ! Cette dernière avait été sur-réclamée par les fans avant la sortie de F1 2017, justice est enfin faite. Les circuits en version « court » sont aussi de la partie cette année. Malheureusement on prend les mêmes et on recommence : seuls Bahrein, Silverstone, Suzuka et Austin proposent des déclinaisons. Espérons que dans le futur nous pourrons courir sur une version alternative du circuit Paul Ricard !

Sur le plan graphique, on prend une vraie claque en jouant à F1 2018. Tout d’abord, le jeu utilise la bande-son et les transitions officielles de la Formule 1 ! Un petit détail, certes, mais qui fait toute la différence une fois plongé dans le jeu. Les pilotes ont gagné en réalisme, de même que les voitures et les circuits. Les dégagements de piste ont été revu et corrigés par les développeurs. L’herbe, les graviers… : il y a bien une nette amélioration là-dessus.

Gameplay

Au niveau du gameplay, les voitures sont beaucoup plus faciles à conduire que sur F1 2017. Les changements de direction sont plus fluides. En somme, on a beaucoup moins cette impression de devoir se battre avec sa monoplace pour aller vite ! Si celle-ci venait à décrocher en virage suite à une trop grosse prise de risque, il est plus facile maintenant de la récupérer sans aller tâter du rail.

Et dans le jeu, la qualité de vos éléments moteur influent grandement sur le comportement de votre voiture. Prenez le départ avec un MGU-K ou un turbo mal en point et tendez l’oreille. Non seulement la voiture agit différemment mais le son qu’elle dégage est tout aussi différent ! On entend clairement que le moteur a des problèmes ou que la boite de vitesses et à deux doigts de lâcher.

Même constat avec les pneus. Désormais, Codemasters vous affiche la température des pneus à l’intérieur, à l’extérieur et sur les côtés ! Il est capital de savoir bien chauffer ses pneus. N’entamez pas de tour rapide avec des gommes froides à l’extérieur et très chaudes à l’intérieur ! Si vous vous débrouillez mal dans votre tour de sortie de stands, la voiture sera imprévisible et le temps au tour en pâtira. De plus, des gommes mal exploitées peuvent vite devenir inutilisables : survirage à outrance, etc. Soyez doux avec vos pneus si vous souhaitez les conserver plus de cinq tours !

L’IA incroyable de réalisme

Les développeurs ont réussi un véritable tour de force avec F1 2018. Lancez une course au hasard et soyez ébahis face à vos adversaires virtuels. Ceux-ci se battent comme des chiffonniers pour leur position ! D’ailleurs, petit « plus » : certains sont beaucoup plus agressifs que d’autres. Ainsi, il sera très difficile de dépasser Max Verstappen ou Kevin Magnussen sans y laisser des plumes. Et ça, on adore.

En plus des changements de trajectoire de l’IA lorsque vous tentez de la dépasser, celle-ci n’hésite pas à attaquer également ! Comme Daniel Ricciardo, l’IA raffole des plongeons à l’intérieur dans des zones de freinage. Même lorsqu’ils sont à l’extérieur en pleine courbe, vos adversaires ne lèvent pas le pied, quitte à passer par l’herbe… Impensable il y a quelques années.

L’intelligence artificielle fait également beaucoup de « bonnes erreurs ». On s’explique. Lors des périodes de « VSC », la voiture de sécurité virtuelle, certains pilotes peuvent écoper d’une pénalité pour être allé trop vite ! Même scénario lors des arrêts au stand, si cela est toutefois plus rare. Les pénalités vont du passage par les stands au dévastateur « stop & go » !

Et le mode carrière alors ?

Le mode carrière est une franche réussite. Comme lors des précédents opus, vous êtes libres de choisir n’importe quelle écurie pour commencer votre carrière. Faites attention à ne pas viser trop haut car les top teams n’attendent même pas la mi-saison pour vous virer en cas de contre-performances ! Suivant vos résultats, votre valeur en tant que pilote peut augmenter comme diminuer. Prenez cela en compte au moment de renégocier votre contrat ! Car oui, sur F1 2018 votre contrat est renouvelé toutes les quatre courses. Il est possible de passer premier pilote ou encore d’augmenter et baisser vos objectifs en qualifications et en course.

Le département « Recherche & Développement » est du même acabit qu’en 2017, avec des évolutions qui peuvent marcher comme rater totalement. Mais contrairement à F1 2017, les éléments moteur s’épuisent beaucoup moins rapidement. Nous avons été surpris en signant chez Toro Rosso-Honda : aucune pénalité reçue sur les huit premières courses et seulement quelques éléments de changés (le moteur à combustion interne, le MGU-H et le MGU-K).

La cerise sur le gateau

Ce qui rend cette carrière F1 2018 vraiment intéressante, c’est l’ajout de deux éléments.

Premièrement, vous allez être très souvent interrogés par une journaliste. Et suivant vos réponses, vous allez vous faire bien voir ou pas du tout ! Vous payez vos évolutions moins cher si vous flattez les gars de l’usine, par exemple.

Deuxièmement, les développeurs du jeu ont décidé de chambouler l’ordre établi en proposant un possible changement de réglementation en fin de saison. Ainsi, vous avez une chance sur trois de tout perdre ou de rafler la mise si la FIA décide d’instaurer de nouvelles règles ! Il se peut que tout votre travail accompli pour que Sauber soit la meilleure équipe du plateau parte en fumée… Et d’un autre côté, il se peut que votre nouvel employeur, McLaren, devienne en un hiver l’équipe à battre !

F1 2018 a tout pour être un carton auprès des amateurs de sport auto et de jeux vidéo. C’est un jeu complet, épatant de réalisme et ultra-immersif. Que de chemin accompli depuis 2010 et le premier jeu Formule 1 développé par Codemasters ! On ne voit pas comment les créateurs du jeu pourront se surpasser avec F1 2019 mais nous avons une totale confiance en eux !

La note Le Mag Sport Auto

19/20

On a adoré

  • Le mode carrière encore plus complet et réaliste.
  • Les nouveaux règlements qui redistribuent les cartes !
  • Tout ce qui faisait le charme de F1 2017 a été conservé : les voitures rétro, les circuits courts, les différents championnats et Monaco de nuit !
  • La physique des voitures améliorée : on a moins l’impression de « se battre » en pilotant, surtout sur manette.
  • L’intelligence artificielle perfectionnée : les pilotes se défendent comme des vrais joueurs et n’hésitent pas à attaquer !
  • L’ajout d’une journaliste en mode carrière avec des questions qui peuvent influer sur votre avenir !

On a moins aimé :

  • Les commentaires du présentateur, de la journaliste et de l’ingénieur n’ont parfois aucun sens…
  • Les programmes d’entrainement en carrière peuvent être impossibles comme ultra-simples.
  • L’IA sur-performe légèrement en qualifications et sous la pluie.
  • Très peu d’abandons de l’IA en course.
  • Même si elle est dans le jeu, il est très compliqué de faire sortir la voiture de sécurité (comme en vrai vous allez nous dire…).

Photos et vidéos

Aurélien Attard

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