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Formule 1 : 11 juin 1995, Jean Alesi vainqueur ! salut Gilles…

jean alesi

Rétro : Jean Alesi, Montréal 95 – Ce week-end, Le circuit Gilles Villeneuve devait recevoir le F1 Circus, et votre serviteur devait être au bord de la piste comme commissaire, pour l’un des Grand Prix les plus appréciés du Championnat du Monde, tant sur le plan humain, de la qualité de son tracé, que de son public.

La nostalgie du numéro 27…

C’était il y a 25 ans (déjà!), la seule et unique victoire de Jean Alesi en Grand Prix, et Le Mag Sport Auto va vous la conter. 

Et pour faire suite à l’un de nos articles précédents sur Gilles Villeneuve, il y avait, en cette saison 1995, et beaucoup s’en rappellent, un vent de nostalgie autour du numéro 27…

En ce 11 juin 1995, beaucoup d’observateurs s’attendaient au schéma habituel : Schumacher partait devant, suivi de Hill, son équipier David Coulthard, puis Alesi et Berger. 

Mais après le départ, à l’arrière des 5 ténors, Hakkinen et Herbert s’accrochent. Au second tour, la Williams-Renault de David Coulthard part en tête à queue. Déjà, une monoplace propulsée par le V10 français est éliminée.

Jean Alesi, favorisé par ce fait de course, en profite pour passer son coéquipier. Schumacher loin devant, les monoplaces rouges de Maranello, frappées du petit cheval cabré, rattrapent la Williams de Damon Hill.

Les « Renault » pas en forme 

Fortement enrhumé, en manque de forme, Hill ne parvint pas à résister à l’assaut de la Ferrari d’Alesi, qui lui se retrouve à dix secondes du leader Schmacher. Hill hors de forme, Coulthard et Herbert éliminés, seul Michaël Schumacher porte encore les espoirs d’une victoire de la firme au losange, ayant apporté au constructeur français sa centième pole position (constructeur et motoriste confondus). Au 26ème tour, c’est Berger qui passe Hill et se place à la troisième position.

Chacun des Top teams ayant prévu un seul stop, Alesi et et Hill s'arrêtent en même temps, Berger rentre lui aussi mais au ralenti... Ravitaillant au 37ème tour, Schumacher possède près d'une demi-minute sur son premier poursuivant.

Victime d’un problème mécanique, Damon Hill stoppe sa Williams-Renault au 52ème tour visiblement mécontent, puis c’est le leader Michaël Schumacher sur sa Benetton-Renault qui se retrouve lui aussi victime d’un ennui technique. Arrêté à son stand, l’électronique reprogrammé, Jean Alesi au détriment de l’Allemand, devient le leader de l’épreuve !

Reparti septième, Alesi déjà loin, Michael est également débordé par les deux Jordan-Peugeot de Rubens Barichello et Eddie Irvine pour un podium entièrement inédit. Complété par une très belle quatrième place d’Olivier Panis sur Ligier-Mugen-Honda, devant Michaël Schumacher et Gianni Morbidelli.

Tous heureux « pour Jean »

Totalement en larme, Alesi célébre enfin la victoire après 91 départs. Rarement dans l’histoire de la F1, et de mémoire d’initié, jamais une victoire n’avait fait autant l’unanimité ! Voulant célébrer, à Montréal, un public entièrement acquis à sa cause, Jeannot oubliait d’enclencher sa première, calait, avant que Schumacher ne le prenne en stop. Alesi se postait alors à califourchon sur la prise d’air de la Benetton. Des images qui feront le tour du monde…

Car c’était bien la totalité des équipes qui célébrait Jean : Denis Chevrier responsable des moteurs chez Renault Sport «on gagnera d’autres courses, en attendant c’est tellement bien que Jean ait gagné, il le mérite tellement » Rémy Gillot de « Marlboro France » : «  je n’ai jamais vu les mécanos des autres écuries applaudir avec tant de conviction une victoire », Eddie Irvine : « l’ambiance avec Jean qui remporte son premier Grand Prix , Ferrari qui renoue avec la victoire et ce numéro 27 dont tout le monde parle, vraiment un podium à ne pas manquer : quel bonheur d’y avoir accédé…. »

 Olivier Panis : « ce qui est beau c’est la victoire de Jean, il le mérite tellement », Jean-Pierre Jabouille : « nos deux Jordan-Peugeot sont sur le podium, je suis content, je le suis aussi de la victoire de Jean »

Reste enfin le témoignage d’ Eddie Jordan, qui avait contribué au titre de l’Avignonnais en 1989, en F3000, : « j’ai toujours pensé que je serai heureux de la première victoire de Jean en F1, et je le suis« 

Et pendant que toute l’équipe Jordan-Peugeot se félicitait du double podium de l’équipe Irlando-Française, quelques mécaniciens s’éclipsèrent fort discrètement pour se rendre quelques boxes plus loin, pour applaudir Jean Alesi à son retour de conférence de presse.

« Salut Gilles « 

C’était il y a un quart de siècle, déjà ; certains Grands Prix se sont recouverts de la poussière du temps, pas celui-ci. Il flottait dans l’air de Montréal depuis plusieurs jours déjà, un numéro : le 27…

Salut Gilles !

Le palmarès de Jean Alesi en Formule 1

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