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Formule 1 à Barcelone : Les choix de pneumatiques des pilotes révélés

Dans son communiqué précédant les Grand Prix, Pirelli a annoncé les choix de pneus de chaque pilote pour le Grand Prix d’Espagne. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les stratégies seront similaires d’une formation à l’autre…

Tous les mêmes

Des trois écuries de pointes, aucune n’ a choisi exactement les mêmes mélanges de pneus, optant soit pour plus, soit pour moins de tendresse, dureté,…

En revanche, au sein même des écuries, personne n’a décidé de se démarquer. A l’inverse des Grand Prix précédents, ou les choix pneumatiques étaient – souvent – différents entre les coéquipiers des grandes écuries, tous ont adoptés les mêmes choix pour ce Grand Prix.

Mais la similarité de gommes entre pilotes de la même écurie ne s’arrête pas là. Ce ne sont en effet pas seulement les six pilotes des trois grands qui ont choisi les mêmes pneus. Pas moins de sept des dix écuries ont adopté les mêmes choix de pneumatiques pour leurs deux pilotes !

Mis à part les cas de Sauber, Williams et Haas, ou les différences sont absolument minimes (touchant à seulement un jeu de plus ou de moins sur l’ensemble des trains disponibles), tous les choix sont identiques entre les mêmes pilotes des écuries.

Cela peut notamment s’expliquer par le fait que les équipes disposent déjà d’une très bonne connaissance de ce tracé avec leurs voitures 2018. Pour avoir effectué de nombreux kilomètres cet hiver en essai, toutes connaissent par coeur la dégradation des pneus et les limites de leurs voitures sur ce tracé. Ainsi les stratégies s’annoncent probablement plus uniformisées qu’à l’accoutumée, et en plus de cela…

Des changements mineurs

En plus de cela, si l’on se focalise maintenant non plus sur les choix entre équipiers, mais sur les choix globaux, il est intéressant de noter que… les différences de choix entre les différentes gommes proposées par Pirelli sont également mineures pour l’ensemble du plateau ! Alors qu’en Azerbaïdjan, circuit bien moins connu des écuries, les choix de gommes variaient du tout au tout, il n’en est rien pour la prochaine course en Espagne.

Pour le cas de la gomme Medium, par exemple, la plus dure apportée par Pirelli pour cette course, toutes les écuries (à l’exception de Force India, qui confirme donc la règle) amèneront deux ou trois trains de ce mélange. Le cas de la gomme Supersoft, la plus tendre cette fois, est également assez ressemblant. Avec des stratégies principalement conçues sur six ou sept trains, la ressemblance entre les écuries est assez criante. Seules Mercedes (avec cinq petits jeux), Williams et Renault (avec au minimum huit jeux pour eux) viennent troubler cet ordre.

Le cas du Soft

Vous avez encore en tête tout ce que vous venez de lire sur les similitudes entre équipiers et écuries rivales ? Et bien maintenant qu’on s’attaque au cas du Soft, oubliez tout.

En effet, c’est du milieu de gamme Pirelli que vont venir tous les changements. Et si, entre équipiers, la situation ne change pas, elle s’annonce bien différente entre toutes les équipes du plateau. Les stratégies se verront dispatchées entre 1 à 5 trains de ces pneumatiques. Chez Mercedes, par exemple, le nombre de gommes jaunes sera même égal au nombre de Supersoft ! Cinq partout pour les flèches d’argent.

De leur côté, Red Bull, Ferrari et dans une autre mesure, McLaren ainsi que la Haas de Magnussen et la Sauber d’Ericsson, adopteront une stratégie comptant quatre jeu de Soft. Pour une fois pas en phase totale avec Red Bull, les Toro Rosso de Gasly et Hartley n’en utiliseront quant à elles que trois trains. Elles seront rejointes sur ce choix par la Sauber et la Haas restante, respectivement de Leclerc et Grosjean, ainsi que par les Force India.

Enfin, deux écuries adopteront un choix de Soft encore plus réduit. Il s’agit des dernières non-citées, Williams et Renault, qui, avec respectivement un et deux trains de ces gommes, devront surtout se baser sur les données de cet hiver pour essayer de maximiser leur performance avec ce mélange.

Mais après un début de saison plutôt mouvementé, une petite course plus « traditionnelle », laissant les meilleures monoplaces s’imposer, cela ne ferait pas de mal. Blague à part, nous savons que le circuit de Barcelone propose en général des courses intéressantes (remember 2016 et Verstappen, le duel entre Hamilton et Vettel en 2017,…). Espérons que ce ne sont pas des stratégies proches qui vont, par des arrêts au stand dans les mêmes tours,… recréer une course procession. Mais au vu des performances actuelles des voitures et de leur proximité, il y a de fortes chances que cela soit évité.   

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