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Formule 1 : après la tolérance de Monza, Hamilton va s’adapter…

Voilà une situation qui nous rappelle un peu celle du Grand-Prix d’Autriche 2019 de Formule 1…En effet, Charles Leclerc y avait cédé les commandes après avoir été poussé en dehors de la piste par Max Verstappen. Très mécontent, le Monégasque avait alors réagi en annonçant qu’il adopterait ce type de pilotage, désormais. Et bien, après Monza, un autre pilote va se mettre au diapason.

Formule 1 : Leclerc au-delà des limites…mais où sont les limites ?

La saison 2019 de Formule 1 aura sans doute été la plus incompréhensible et la plus inconstante, en matière de décisions des commissaires. Après le GP du Canada et le fiasco de la pénalité infligée à Vettel puis l’Autriche avec l’indulgence face au pilote de Verstappen, il y a désormais un « cas » au GP d’Italie 2019. Cette-fois, la victime s’appelle Lewis Hamilton.

Plus rapide que Charles Leclerc pendant une bonne partie de la course, l’Anglais a profité de plusieurs erreurs de son rival pour l’attaquer. Une première fois, il a alors été poussé hors piste par la Ferrari. Chose sanctionnée par un drapeau noir et blanc. Avertissement pourtant très rare, en F1. Après quoi, le no 16 a carrément changé de trajectoire à plusieurs reprises dans une courbe rapide. Chose qui a forcé Hamilton a freiné pour éviter le contact. Clairement, avec Max, il y aurait sans doute eu un crash.

Néanmoins, cette deuxième action, pourtant consécutive à un avertissement, n’a même pas fait l’objet d’une enquête. Décision assez surprenante bien que le fait de pénaliser une Ferrari, en tête à Monza, puisse être compliqué à réaliser. Sur le principe, pourquoi pas. En effet, si l’on regarde des années en arrière, ce type de manoeuvre était chose courante. Et il y avait même bien plus viril, encore. Reste qu’à l’heure ou la sécurité est au coeur des attentions, ce soudain laxisme des commissaires pourrait entraîner une escalade.

Une escalade logique, compte-tenu du manque de clarté

D’ailleurs, la réponse de Lewis Hamilton va dans ce sens : « Je ne pense pas qu’il y ait un problème, si c’est comme ça que nous allons courir alors je courrai comme ça« , a-t-il déclaré. « Tant que nous savons que, même si le règlement nous oblige à laisser la largeur d’une voiture, nous ne sommes plus obligés de le faire maintenant. Si cela se contredit, tant que nous avons un message clair, c’est à dire un drapeau d’avertissement, alors nous utiliserons cela pour garder le gars derrière nous.  Tant que c’est clair, et que c’est comme cela que ça se passe, alors ça va. C’est juste pour que je sache comment aller au combat, comme tous les pilotes pilotes« .

Des propos qui confirment, une fois encore, que la tolérance par rapport à l’application du règlement demeure difficile à cerner. Aussi, d’une course à l’autre, un pilote peut tenter sa chance en espérant de pas être sanctionné…sans pour autant être certain de ne pas l’être ! Les pouvoirs sportifs vont devoir se pencher sérieusement sur ce problème, sous peine d’être clairement accusés de favoritisme, selon les enjeux, écuries en tête et circuits fréquentés. Ce qui est certain c’est que, désormais, avec ce qui s’est passé à Monza, plus aucune pénalité ne pourra être appliquée à un pilote poussant son adversaire hors de la piste.

D’autre part, si les commissaires confirment leur plus grande ouverture d’esprit à l’égard des batailles sur la piste, les prochains duels mettant en scène Leclerc, Verstappen et Hamilton promettent d’être…chauds ! Mais au final, c’est ce que veulent les spectateurs. Des courses disputées et des manoeuvres osées. Alors…

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