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Formule 1 : ascenseur émotionnel pour Red Bull, en Hongrie

Annoncées ultra-performantes -favorites mêmes- du Grand Prix de Hongrie de Formule 1 2018, les Red Bull ont livré une prestation bien terne, sur le tracé de l’ Hungagoring. Entre des problèmes techniques, des accrochages, des erreurs,… rien n’aura été épargné au aux monoplaces autrichiennes.

La pluie et le beau temps

Dominatrices le vendredi, puis mises en difficulté le samedi matin avant de complètement s’écrouler en qualifications, les Red Bull avaient mal entamé leur week-end. Et la course aura été du même ton…

Alignant ses voitures au 7ème et 12ème places sur la grille, ce classement laissait déjà présager d’une course difficile pour la marque autrichienne. Avec Verstappen encadré par Gasly (6ème) et Hartley (8ème), et Ricciardo derrière, le taureau était bien rouge, mais de gêne cette fois…

En effet, sur un circuit de châssis ou l’on attendait, logiquement, à une excellente prestation des hommes de Milton Keynes, le fait de voir les RB14 devancées par les petites soeurs de Faenza faisait désordre. Ricciardo, qui était même allé jusqu’à espérer une première ligne le vendredi, n’avait strictement rien pu faire face à la pluie hongroise du samedi. Heureusement, son équipier néerlandais, en mode survie, réussissait à s’extirper tant bien que mal du piège aquatique est-européen.

Le taureau voit rouge

Inutile de dire qu’après une telle prestation la course sur piste sèche le lendemain s’annonçait animée du côté de l’équipe quadruple championne du monde. D’abord avec Daniel Ricciardo. Si l’australien ratait son départ, il était également victime d’un contact avec Ericsson. Rien de grave n’était détecté sur sa voiture mais, mal placé, le natif de Perth perdait 4 places dans l’aventure. Au bout du premier tour, il pointait 16ème.

Néanmoins, au même titre que Lewis Hamilton en Allemagne, ce dernier allait s’employer à remonter comme seuls les grands champions en ont le secret. L’australien multipliait les dépassements audacieux, notamment au virage 1. Sur ce circuit tortueux ou doubler requiert extrêmement de confiance,… il revenait dans le top 10 en 11 tours seulement. 16 boucles plus tard, il prenait l’avantage sur un Gasly en grande forme et faisait son entrée dans le top5. Et, malgré le niveau des adversaires devant lui, sa remontée n’allait pas s’achever ici.

En effet, le pilote de la n°3 allait lutter avec Räikkönen. Sur une stratégie décalée en Soft, la Red Bull pointait, l’espace de quelques tours, à la 4ème place, suite à l’arrêt du finlandais. Mais Ricciardo perdait cette position en pénétrant dans les stands, pour ressortir en Ultrasoft. Promesse d’ une fin de course explosive…

Et cette dernière allait se révéler, effectivement, explosive, parfois même trop. Revenant sur un Bottas en difficulté dans les 3 derniers tours, Ricciardo préparait une nouvelle attaque sur son virage de prédilection, le premier. Tentant un extérieur, il était victime d’un freinage complètement raté de Bottas qui venait le percuter et le sortir de la piste. Au milieu des morceaux de débris volant des deux voitures, la monoplace de l’australien repartait cependant, une nouvelle fois sans trop de dégâts…et Ricciardo avec le mors aux dents !

Au lieu d’attendre sagement derrière Bottas, sachant que ce dernier aurait à subir une pénalité pour son contact, le pilote Red Bull était à nouveau au contact de la Mercedes à l’entrée du dernier tour. Une nouvelle fois au virage 1, il choisissait l’intérieur et dépassait Bottas en ne manquant pas, au moyen d’un geste sympathique de la main, de lui faire comprendre ce qu’il pensait de sa défense appuyée.

Ricciardo terminait donc, finalement, au 4ème rang de ce Grand Prix de Hongrie. Parti 12ème sur la grille, ce résultat semblait positif, mais l’on en attendait clairement à plus de la part du pilote australien et de son équipe, d’autant que…

Mauvaises langues ?

D’autant que Ricciardo était le seul pilote Red Bull à marquer des points. En effet, son équipier se voyait contraint d’abandonner dès le 6ème tour, suite à une nouvelle défaillance de son groupe propulseur Renault… ‘‘Tag-Heuer’’. Pourtant, malgré l’accord ne faisant plus apparaître le nom de Renault aux côtés de Red Bull en F1, c’est pourtant bien au motoriste français que s’en prenait l’équipe de Dietrich Mateschitz.

Tour d’abord, Max Verstappen ne manquait pas de mots ‘‘beeppés’’ à la radio pour désigner son moteur juste après son abandon. Puis venait ensuite le tour de Christian Horner qui, lancé par Martin Brundle sur le sujet, se montrait également acerbe envers l’équipe de Viry-Chatillon : « Nous payons plusieurs millions de livres pour un produit de premier plan, et on peut voir qu’il est bien en deçà (…) Je vais laisser Cyril (Abiteboul) venir avec des excuses après la course. »

Si, bien évidemment, la fiabilité n’était pas au niveau escompté, le fait de se jeter une nouvelle fois sur Renault pour expliquer les mauvaises performances n’avait, cette fois pas l’effet attendu. En effet, au contraire de Silverstone, le circuit du Hungaroring est tout sauf un circuit de moteur. Ainsi, voir Red Bull totalement larguée par la concurrence tenait aussi, en partie au moins, de l’architecture de la voiture… Cependant, comme depuis toujours chez Red Bull-Renault, l’on ne gagne pas et l’on ne perd pas ensemble. Et la signature du contrat avec Honda n’a que peu de chance d’aller dans le sens d’une amélioration des relations franco-autrichiennes…

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