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Formule 1 : Bernie Ecclestone poussé vers la sortie

C’était dans l’air du temps, après le rachat la semaine passée de la Formule 1 par Liberty Media, Bernie Ecclestone devait céder la place. Liberty Media place un tout nouvel organigramme, Chase Carey remplace le Britannique de 86 ans, et Ross Brawn revient comme manager de la série.


Le grand argentier de la F1 depuis 40 ans a tenu à annoncer lui-même qu’il était contraint de quitter son poste. Il ne semble par ailleurs pas du tout intéressé par le poste de « président d’honneur » offert par Liberty Media. L’ancien patron de Brabham en Grand Prix devrait également perdre son siège au Conseil Mondial de l’Automobile qui allait avec sa fonction.

Bernie Ecclestone en F1 depuis 1958

Bernie Ecclestone est arrivé dans le sport automobile en tant que pilote en 1949, par le biais de la F3. Puis ce fut la F1 dans les années 50, en pilotant à titre privé une Connaught à l’occasion des Grand Prix de Monaco et de Grande-Bretagne 1958. Devant un coup de volant plutôt médiocre, il change de costume pour devenir manager du pilote Stuart Lewis-Evans. Après le décès de ce dernier, il prend du recul avec la F1 et fait fortune dans l’immobilier. Il revient comme manager du pilote Rochen Rindt, puis rachète l’écurie Brabham qu’il dirigera jusqu’à la fin des années 80. Dès la fin des années 70, il fédère les écuries privées au sein de la FOCA, qui deviendra par la suite la FOM, dirigée par ses soins jusqu’à ces jours-ci.

« J’ai été remercié aujourd’hui. Je pars, voilà tout. C’est officiel. Je ne suis plus le leader de la compagnie. Mon remplaçant est Chase Carey. Président d’honneur, c’est un titre très américain. C’est mon nouveau poste aujourd’hui. Je ne sais pas même ce que cela signifie. Au moins, mes journées de travail vont être un peu plus calmes désormais. Je me rendrai peut-être de temps en temps sur un Grand Prix. J’ai encore beaucoup d’amis en Formule 1, vous savez. Et j’ai suffisamment d’argent pour me permettre de me déplacer sur une course. »

Peu de temps après l’annonce de Bernie Ecclestone, Liberty Media annonçait son successeur, Chase Carey, déjà dirigeant exécutif depuis le rachat.

« Je suis très heureux de prendre ce rôle. La F1 a un potentiel énorme avec des possibilités encore non explorées. J’ai adoré entendre les idées et les espoirs des fans, des équipes, de la FIA, des promoteurs et des sponsors. Nous travaillerons avec tous ces partenaires pour améliorer l’expérience de course que nous offrons et ajouter des dimensions à cette discipline. »

« Je veux reconnaître et remercier Bernie pour son rôle au fil des décennies. Ce sport est-ce qu’il est grâce à lui et à son équipe talentueuse de décideurs, et il fera toujours partie de la famille F1. Son rôle de président d’honneur correspond à sa contribution pour notre sport et je lui suis reconnaissant pour ses conseils, car nous construisons une vision de la F1 à long terme. » A déclaré le nouveau patron de la F1.

Greg Maffeio, Président de Liberty Media, s’est exprimé par communiqué :

« Il y a un potentiel énorme pour développer ce sport et nous avons toute confiance en Chase, en ses compétences et en son expérience, il est la personne faite pour ce travail. Je veux remercier Bernie Ecclestone pour son succès dans le développement de ce sport. »

Le nouveau dirigeant de la Formule 1 a tenu à s’entourer de personnes qui connaissent la série. Il sera épaulé par Sean Bratches, ancien du média sportif ESPN, pour le côté commerciale et par Ross Brawn qui fait ainsi son retour dans la discipline. L’ancien directeur technique de la Scuderia Ferrari et patron de l’écurie Brawn GP devenu Mercedes-AMG sera le manager de la Formule 1.

« J’ai adoré ce travail de consultant et je suis maintenant impatient de poursuivre le travail avec Chase, Sean et le reste de la nouvelle équipe dirigeante de la Formule 1 pour aider à l’évolution de ce sport. » S’est confié l’ancien ingénieur.

Bernie Ecclestone se contentera-t-il d’un poste honorifique ? Rien n’est moins sur pour l’homme qui vit et pense F1 depuis des décennies. De là à penser qu’il pourrait revenir d’une autre manière, il s’agirait de pures spéculations, mais qui sait ? Manor est à vendre et les équipes auront le droit à 2 % des actions de la F1, sachant que l’Anglais est très riche… L’avenir en dira plus à ce sujet. Place à la nouvelle direction qui, c’est à espérer, insufflera un vent nouveau dans cette catégorie du sport automobile.

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