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Formule 1 : chez Renault, Hülkenberg est à l’étude, comme d’autres

Au terme de la saison 2019, cela fera trois années complètes que Nico Hülkenberg pilote pour Renault. En Formule 1. Alors, il est désormais temps, pour ses employeurs, d’envisager une suite en commun, ou non. Car le baquet de l’Allemand intéresse du monde, à commencer par Esteban Ocon…

Nico Hülkenberg : le profil idéal ?

Cyril Abiteboul s’est récemment exprimé au sujet du second pilote Renault, l’année prochaine. Car si Daniel Ricciardo dispose déjà d’un contrat (qu’il pourra toujours casser si une opportunité chez Mercedes ou Ferrari se manifeste) avec le losange, Nico Hülkenberg arrive en fin de course. Alors, pourquoi se séparer d’un tel profil, qui paraît idéal en association avec l’Australien ?

Et bien, peut-être, parce que l’écurie tricolore cherchait à engager un autre homme, avant de signer finalement l’ex-pilote Red Bull…En effet, Esteban Ocon avait les faveurs de la Direction avant que Ricciardo ne vienne bouleverser la donne, l’année dernière. Il était même en pole position, sachant que personne ne croyait à l’arrivée d’un pilote du calibre de Daniel, à Enstone. Puis, s’est passé ce que nous savons.

Renault F1 : de l’intérêt « politique » pour un Français ?

La question est surtout de savoir si, du côté des dirigeants, l’on estime qu’il y a un intérêt à engager un tricolore, sur le plan commercial et/où de la communication. Sachant que Renault a peut-être besoin de soigner son image en France, suite aux problèmes rencontrés par Carlos Ghosn. Un élément en plus (par rapport à l’an passé) susceptible de jouer en faveur d’Esteban Ocon.

Mais si aucune raison politique n’entre en jeu, remplacer Hülkenberg par Ocon ne serait pas forcément un bon calcul. Car en termes de performances, pas certain qu’Esteban ferait mieux que Nico. Lequel ayant déjà accepté des consignes cette année face au leader naturel de l’équipe. Esteban en ferait-il autant ? Nous ne pouvons en être surs…De plus, le Français paraît moins fiable que l’Allemand, qui a toujours marqué de nombreux points, quelles que soient les équipes fréquentées (Force India, Sauber et donc, Renault). En revanche, Hülkenberg est probablement plus coûteux qu’Ocon, chose qui peut aussi compter. Surtout lorsque l’on s’attache les services d’un top driver tel Ricciardo. Autre handicap pour Nico, il semble « fuir » les opportunités de podiums lorsqu’elles se présentent. Faut-il y détecter une faiblesse sur le plan mental ? La question mérite d’être posée. De l’autre côté, Esteban apporterait sa jeunesse, son dynamisme, sa fraîcheur, ce qui n’est pas négligeable non plus.

« La situation est claire : nous avons un contrat de deux ans avec Daniel. Le contrat de Nico dans ses termes initiaux prend fin à l’issue de cette année. Il existe des mécanismes optionnels comme cela a été commenté dans la presse, dont je ne vais pas révéler les détails, et qui peuvent être activés. Il est possible que nous continuions notre parcours avec Nico. Nico a clairement délivré pour l’équipe et si l’on regarde là où nous étions avant qu’il ne nous rejoigne et là où nous sommes maintenant, le changement dans la dynamique de l’équipe est fou. Clairement, les pilotes n’y sont pas pour rien, cela ne revient pas qu’aux ingénieurs »

Cyril Abiteboul poursuit : « Mais il nous faut aussi examiner les options, comme le fait tout le monde, et comme je suis certain que Nico le fait lui-même. Les choses sont ouvertes pour lui et nous, et il y a aussi une option en place : nous pouvons donc possiblement continuer notre trajet ensemble. On verra : le bon moment pour s’installer et parler du désir de le faire ou non sera probablement après la pause estivale »

Il faudra donc attendre la rentrée prochaine pour connaître la décision de Renault. Pour ce qui de Nico Hülkenberg, l’on imagine qu’il n’aurait aucun mal à se trouver un autre baquet. Mais l’Allemand n’appartenant à aucune filière, il devra tout de même se méfier, les opportunités n’étant pas très nombreuses pour un pilote non-affilié. Mclaren, éventuellement, si une place se libère, ce qui paraît incertain. Haas ? Leurs relations seraient sans doute difficiles, vu le passif (les échanges avec Magnussen et Steiner). Et pourquoi pas Mercedes ? Si la Direction désire un pilote allemand qui endosserait sans trop broncher le rôle de seconde (au moins en termes d’image) alors, un intérêt pourrait se manifester.

Tout cela dépendra sans doute avant-tout des mouvements à venir chez Ferrari (retraite ou non de Vettel) et Mercedes (départ ou non de Bottas). Alors, patience…

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