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Formule 1, Chine : Ricciardo très en verve, Verstappen (s’)énerve

Formule 1, Red Bull Renault

Après deux performances moyennes en début de saison, l’écurie Red Bull semblait enfin partie pour vivre un week-end plus calme. La course de l’équipe au taureau n’a cependant pas été de tout repos. Alternant les hauts (voire très hauts) et les bas (voire très bas) la victoire au final et les performances aperçues en course semblent carrément prometteuses pour le futur de cette saison.

Départ maîtrisé

Après une qualification sobre en 3ème ligne, Red Bull promettait de tenir un meilleur rythme de course et assurait pouvoir se battre pour le podium. Qu’est-ce qu’ils avaient raison !

Auteur d’un départ fantastique, Verstappen approchait immédiatement ce fameux podium. 3ème au premier tour, le néerlandais restait dans le sillage de la Mercedes de Bottas 18 tours durant. Son équipier Ricciardo se faisait plus discret au départ en conservant sa position. Néanmoins, il ne peinait pas face aux voitures de tête et restait dans le rythme de la tête de course.

Au 18ème tour intervenait l’arrêt des pilotes Red Bull. Suffisamment espacés, l’équipe autrichienne prenait le risque de les faire rentrer dans le même tour aux stands. Heureusement, tout se passait bien pour les mécaniciens comme les pilotes et les deux monoplaces ressortaient en gommes Medium aux 4ème et 6ème places. La stratégie était, à ce moment là, à un seul arrêt…  

Plus qu’une course d’équipe

Les italiens ont le sens de la famille, on le sait. Et l’un de leur représentant en F1 (en l’occurence Toro Rosso) n’a pas manqué de le montrer, bien involontairement, ce Dimanche…

Car oui, la stratégie à un stop adoptée par Red Bull, c’était celle qui ne tenait compte d’aucun incident. Mais celui-ci allait arriver, et il émanait de l’écurie sœur, celle de Faenza. En effet, un Pierre Gasly en difficulté constante ce week-end y allait aussi d’un manque de réussite. Percutant son équipier en croyant que ce dernier le laissait passer (?!) il provoquait l’intervention de la voiture de sécurité, et, allait faire définitivement tourner le vent en faveur des Red Bull. On a bien dit famille… ?

Quoi qu’il en soit, là ou les stratèges Ferrari et Mercedes -en manque flagrant d’attention- laissaient échapper l’occasion de faire rentrer leurs voitures, ceux du géant de la boisson énergisante réagissaient (coïncidence?) au quart de tour, intimant un double arrêt similaire au précédent à leurs voitures.

Les deux pilote Red Bull ressortaient ainsi munis de gommes Soft fraîches pour parcourir cette fin de Grand Prix. Recollant aux voitures de tête, la deuxième partie de course s’annonçait comme un festival pour les monoplaces autrichiennes…

Fin de Grand Prix mouvementée…

Tout le monde l’avait compris, les Red Bull en gommes Soft fraîches allaient être infernales. La difficulté à doubler les Ferrari et Mercedes équipées de pneumatiques moins performants et plus usés étant quasiment inexistante. La seule adversité (et encore) pouvait venir de Räikkönen dont les pneus Medium étaient bien moins âgés que ceux de ses adversaires.

Après le restart, Ricciardo passait d’abord sur Räikkönen pour la cinquième place au tour 38. Dans les échappements de son équipier, il voyait celui-ci commettre sa première erreur de la course. Verstappen qui tentait de passer Hamilton pour la 4ème place était effectivement trop gourmand à l’abord du virage 5. Attaquant le britannique par l’extérieur, il perdait l’adhérence à plus de 280 km/h, se rattrapait miraculeusement mais devait abandonner sa 5ème place à son équipier.

Sa manœuvre, s’il l’avait réussite, aurait probablement été propulsée au rang de meilleur dépassement de l’année. Mais face à une Mercedes en difficulté et avec des gommes fraîches, la fougue irréfléchie du néerlandais se révélait totalement inefficace. A l’opposé, l’on ne peut en dire autant de son équipier Daniel Ricciardo.

Là ou Max Verstappen enchaînait les bévues, allant jusqu’à percuter Vettel et écoper de 10 secondes de pénalité, l’australien adoptait un style non moins impressionnant mais clairement plus efficace ! Après avoir bénéficié de l’erreur de Verstappen (qui était le dernier à véritablement lui disputer la victoire), Ricciardo était l’auteur d’une fin de course splendide face aux Mercedes et Ferrari.

Il effectuait tout d’abord un dépassement magistral sur à Hamilton au bout de la ligne au tour 40. Revenu sur Vettel, il l’avalait sans difficulté grâce au DRS au tour 42, tandis que dans le même temps, son équipier prenait le dessus (enfin !) sur Hamilton. Non concerné par l’incident entre Verstappen et Vettel au tour 43, Ricciardo effectuait de nouveau un dépassement de haute volée et très osé sur Bottas pour s’emparer de la première place.

Auteur, en plus de cela, du meilleur tour en course, Ricciardo bouclait aisément les dix derniers tours de la course en tête. Il coupait la ligne quasiment 10 secondes devant Bottas, second, et signait ainsi la 6ème victoire  de sa carrière. Verstappen quand à lui n’en finissait plus de se battre avec Hamilton. S’il re-dépassait à nouveau le britannique, une pénalité de 10 secondes le faisait terminer derrière ce dernier au final. 5ème, Verstappen peut s’en vouloir, surtout aujourd’hui ou la victoire était dans ses cordes…   

Après un début de week-end discret, c’est donc sur un grand résultat que s’achève cette étape chinoise pour Red Bull. Plus encore, c’est sur la promesse d’un potentiel peut-être encore plus important qu’espéré que l’écurie peut s’appuyer. Le potentiel, lui, n’est en tout cas plus à démontrer du côté de l’équipe technique et de Daniel Ricciardo, tous auteurs d’un sans-faute. Max Verstappen, en revanche, doit faire beaucoup mieux et plus stable que ce qu’il a pu montrer Dimanche. Des points précieux se sont certainement envolés à cause de ses erreurs lors des 56 boucles de ce Circuit International de Shanghaï…

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