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Formule 1 : Hamilton a-t-il les armes pour réagir en Azerbaïdjan ?

D’ici quelques jours, le circuit de Bakou accueillera le troisième Grand-Prix de son histoire. Après une première édition organisée sous la dénomination de « Grand-Prix d’Europe », c’est sous la bannière de l’ Azerbaïdjan que la course s’est déroulée, l’an passée. En 2018, quelle écurie sera en mesure de prendre l’avantage sur ce tracé si particulier ? Mercedes pourra-t-elle enfin réagir ou, au contraire, la Scuderia Ferrari accentuera-t-elle sa domination à cette occasion ?

Mercedes ou l’urgence d’une réaction…

Après trois Grand-Prix en 2018, le bilan est déjà très flatteur pour Ferrari, première équipe à avoir mis fin à la domination insolente des flèches d’argent depuis 4 saisons. Car, qu’on se le dise, l’équipe à battre n’est plus, désormais, Mercedes, mais bien la Scuderia. Et ce n’est pas « l’échec » du GP de Chine, principalement du aux conditions de course particulières, qui ternira le tableau des rouges, concernant leur pointe de vitesse.

Et le circuit de Bakou pourrait leur permettre de confirmer cet ascendant pris sur la concurrence, bien que les écarts restent faibles, en course. Car, si auparavant les Mercedes avaient l’avantage en ligne droite, cela ne semble plus être le cas. Sur un circuit en ville rapide et disposant d’une interminable ligne droite, les monoplaces italiennes pourraient donc, à nouveau, monopoliser la première ligne. Néanmoins, les allemands ont les moyens (financiers et techniques) de réagir. Reste à définir si cette « réaction » interviendra aussi vite.

Mais c’est aussi et surtout, le leader naturel de Mercedes, dont les fans attendent un sursaut d’orgueil, après un Grand-Prix de Chine globalement très moyen, pour le Britannique. Car, en face, Vettel semble en grande forme et peu enclin à commettre des erreurs, malgré une aisance moindre que son coéquipier, au volant de la Ferrari. De plus, il continuera de profiter de l’élégance de Raikkonen en piste et/ou du soutien de son équipe, qui lui proposera toujours la meilleure stratégie possible. Résultat, le duo Vette/Ferrari paraît vraiment difficile à déstabiliser.

Ferrari : une faille temporaire ?

Néanmoins, le G.P de Chine a permis à Hamilton de reprendre des points précieux à son grand rival, grâce à l’intervention de la safety-car tout d’abord, puis à la faveur de l’attaque manquée de Verstappen sur la Ferrari no5. Un coup de pouce du destin, dont le Britannique doit profiter, le colosse Ferrari ayant été déstabilisé par la force des choses. Reste à déterminer si Lewis sera capable d’exploiter la situation à son avantage et si sa Mercedes retrouvera de la performance, en qualifications notamment.

Difficile à prédire, Lewis ayant déjà, par le passé, enchaîné plusieurs courses « sans ». Ce dont il pouvait se permettre « avant », compte-tenu de la supériorité affichée par sa machine jusqu’ici. Mais en 2018, l’Anglais n’aura plus le droit à ce genre d’erreur face à une Scuderia plus performante. De plus, Valtteri Bottas continuera de lui chiper des points précieux, en cas de défaillances renouvelées. Le quadruple champion du monde est donc, quasiment, au pied du mur. Il en est conscient et l’avenir proche nous dira s’il est capable de gagner un championnat avec une machine moins performante, sur le papier…

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