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Formule 1 : Jean Alesi, retour sur sa carrière F1

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Une nouvelle ère avec Jean Todt

jean alesi ferrari 1994Car avec l’arrivée de Jean Todt à la tête de Ferrari avant le Grand-Prix d’Italie 1993, beaucoup de choses vont changer au sein de la Scuderia. Jean fête d’ailleurs cette arrivée avec talent, en prenant une belle deuxième place à Monza. Il réalise également un authentique exploit deux semaines plus tard, au G.P du Portugal, en menant la course pendant 19 tours devant des ténors tels Schumacher, Prost, Senna, Hakkinen ou encore Hill…avant que le moteur de sa Ferrari ne vole en éclat ! Cette année-là, il se classera sixième du championnat avec 16 points et de nombreux espoirs pour la saison suivante.

En 1994, la Ferrari est enfin de retour au premier plan. Dès le premier Grand-Prix, au Brésil, notre Français commence par un podium en se classant troisième sur le circuit d’Interlagos. Malheureusement, Jean se blesse en essais provés et doit faire l’impasse sur le G.P du Pacifique et le tristement célèbre G.P de Saint Marin. Après un retour en demi-teinte à Monaco puis à Barcelone (il marque malgré tout cinq points en deux courses), Jean revient au sommet de sa forme où, pour fêter son anniversaire, il se hisse en première ligne à 0,99 de la pole de Schumacher. Mais la Ferrari n’est pas encore en mesure de jouer la gagne avec les Benetton et les Williams à la régulière, Alesi assure toutefois l’essentiel en s’offrant la troisième place.

Quelques semaines plus tard, sur le circuit de Silverstone, il décroche une belle deuxième place, avant de se qualifier en première ligne aux côtés de Berger, son coéquipier, au GP d’Allemagne 1994. Malheureusement, Jean devra assister, impuissant, à la victoire d’une autre Ferrari que la sienne, en raison d’un nouveau problème mécanique. Et la série ne fait que commencer pour lui, tout d’abord à Spa Francorchamps, piste sur laquelle il excelle en pneus slicks alors que la piste s’assèche. En tête de la qualif au deux premiers intermédiaires, Jean est ensuite bloqué par sa bête noire, Martin Brundle qui, après une sortie de piste, donne un coup de frein très sec, action qui aura pour effet d’expédier des centaines de graviers sous les roues de la Ferrari. Malgré cette action -punissable aujourd’hui-, le Français prend la cinquième place sur la grille. En course, il effectue un départ tonitruant et dépasse successivement Irvine, Hill et Barrichello avant de revenir rapidement sur Schumacher, en tête de la course. Mais cette-fois encore, la mécanique s’en mêle et contraint le pilote Ferrari à l’abandon…La disqualification de Schumacher ne fera qu’accentuer les regrets d’Alesi, qui semblait un cran au-dessus de tous les autres concurrents. Une nouvelle victoire s’échappe sur problème technique…

Deux semaines après, Jean se rattrape en réalisant la première pole position de sa carrière, à domicile, à Monza. Cette-fois, ça y est, il va conjurer le mauvais sort pour enfin remporter ce premier Grand-Prix qu’il mérite depuis longue date ! Après un départ parfait, Alesi s’échappe rapidement, laissant Berger, et les Williams de Hill et Coulthard loin derrière lui. Mais au premier ravitaillement, le signe Indien frappe à nouveau l’Avignonais, contraint d’abandonner en raison d’une boite de vitesses fragile, alors qu’il menait la course sans l’ombre d’un rival à l’horizon…dur, très dur !

Après un ultime podium de toute beauté réussit à Suzuka, sous la pluie, face à un Nigel Mansell (alors de retour chez Williams Renault) déchaîné, le tricolore aura au moins la satisfaction d’avoir réalisé sa meilleure saison en Formule 1 avec une cinquième place finale au championnat et 24 points marqués. Mais la saison suivante va lui permettre de faire encore mieux…

jean alesi 1995 ferrariEn 1995, la Ferrari, sous l’impulsion d’un Jean Todt déterminé, gravi encore un échelon en se présentant comme la vraie troisième force du championnat derrière Benetton et Williams. Mais avec sa Ferrari 412 T2, Jean va désormais se frotter régulièrement aux ténors pour le gaind e la victoire. Après une flamboyante remontée en Argentine, qui se solde par une seconde place, Jean se bat pour la gagne deux semaines plus tard, à Saint Marin, avant qu’un David Coulthard totalement inconscient ne lui donne un violent coup de roue alors que le dépassement semblait acquis, à l’avantage d’Alesi. Une manoeuvre décisive, puisqu’elle endommagera la direction de la monoplace rouge ! Il terminera malgré tout deuxième, pour la plus grande joie des tifosis.

A Barcelone et Monaco, le manque de réussite frappe à nouveau notre avignonais, qui abandonne sa deuxième place au G.P d’Espagne suite à une casse moteur, avant de se faire sortir par ce diable de Brundle alors qu’il naviguait pourtant déjà à un tour…Pourtant, à ce moment précis, Alesi revenait à grandes enjambées sur Schumacher en alignant meilleur tour sur meilleur tour, dans l’optique de la victoire. Si la première place ne lui était pas encore assurée, Jean avait toutefois l’assurance théorique de terminer deuxième en principauté…

victoire alesi 1995Il faudra donc attendre le Grand-Prix de Formule 1 du Canada pour voir la malchance changer enfin de camp ! Après une qualification moyenne (5ème sur la grille de départ), Alesi prend un départ comme lui seul en a le secret et dépasse coup sur coup son coéquipier Berger, puis Coulthard et enfin Hill. Les manoeuvres sont somptueuses et le tricolore s’emploie désormais à revenir sur Schumacher. L’Allemand est toutefois déjà trop loin et peu trop rapide pour la 412 T2 aujourd’hui. Une nouvelle deuxième place semble se profiler pour lui avant que l’impensable ne se produise…En tête du Grand-Prix, Schumacher effectue un arrête aux stands surprise pour changer de volant ! Il n’en fallait pas plus pour permettre au numéro 27 de la Scuderia d’aller remporter son premier Grand-Prix en Formule 1 ! Au Canada, terre de Gilles Villeneuve, lui aussi no 27 chez Ferrari en son temps, la foule québécoise est en délire pour fêter ce succès mérité, qui plus est le jour de l’anniversaire du Français. Un 11 juin 1995 qui restera dans le coeur des supporters tricolores pour un long moment encore…

Vient ensuite le Grand-Prix de France de Formule 1, qui se déroule à Magny-Cours depuis 1992. En qualification, Jean se hisse au quatrième rang, derrière l’inaccessible trio Schumacher-Hill-Coulthard. En course, aucun miracle n’a lieu, avec une bien triste cinquième place sous le drapeau à damier. Il se refait toutefois un peu plus tard, à Silverstone, en réussissant à nouveau un départ exceptionnel qui le mènera finalement à la deuxième place, derrière un Johnny Herbert toujours peu véloce. Plus rapide que l’Anglais, Jean entrevoit la possibilité d’aller cueillir une deuxième victoire tout en se repositionnant dans la course au titre 1995 mais un nouveau problème mécanique le contraint à assurer son rang.

Et les désillusions vont se poursuivre pour Alesi, contraint d’abandonner en tête des Grand-Prix de Belgique et d’Italie, toujours sur pépin mécanique puis de céder le commandement du GP d’Europe au Nurburgring dans les derniers tours fasse à un Schumacher équipé de gommes fraîches, après avoir mené la quasi totalité de l’épreuve en prenant le départ en pneus slicks sur une piste encore mouillée. Une nouvelle fois, le talent indéniable du chouchou des Français ne paye pas…

A Suzuka, les choses ne vont pas s’arranger pour Alesi. Qualifié en première ligne aux côtés de Schumacher, il est pénalisé par les commissaires pour un « jump start » (départ volé) totalement imaginaire. Au même titre que Berger, le pilote Ferrari est cette-fois victime d’un capteur défectueux. Jean Alesi se sert toutefois de cette mésaventure pour chausser plus tôt que prévu des pneus slicks. Bien lui en a pris ! Il se livre alors à une remontée exceptionnel, prenant rapidement la deuxième place du Grand-Prix et en revenant une nouvelle fois à vive allure sur le leader, Schumacher…avant que son moteur ne vole finalement en éclat, une fois encore ! Jean d’Avignon était pourtant revenu dans les échappements de Michael et s’apprêtait à lui porter l’estocade.

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