Le Mag Sport Auto

A la rencontre de Jochen Lach, l’homme derrière l’association Shell-Ferrari F1

Dans le cadre de l’événement Shell Helix « Drive On« , tenu il y a quelques jours sur le circuit de Fontange, Le Mag Sport Auto a eu l’opportunité de converser avec des personnalités du sport auto. Après avoir fait un tour dans une i20 WRC en compagnie de Dani Sordo, nous nous sommes entretenus avec Jochen Lach, chef de projet dans la branche « motorsport » de Shell. 

Jochen Lach travaille à l’élaboration de l’huile moteur pour Ferrari, Ducati et Hyundai en sport automobile. Détaché du Centre de Technologie Shell à Hambourg, l’une de ses principales responsabilités est de mettre au point des huiles moteur qui aident à améliorer le bloc propulseur Ferrari en Formule 1.

Lach a rejoint Shell en 2013 après avoir obtenu un doctorat en chimie à l’université de Leipzig. Il a, entre autres, participé au développement d’huiles moteur pour BMW et Renault-Nissan. Devenu ensuite chef de projet du développement des huiles moteur pour le WRC en 2016, c’est la première expérience de Jochen Lach en sport automobile, avant d’arriver à la Formule 1 en 2018.

Entretien avec Jochen Lach

Aurélien Attard, Le Mag Sport Auto : A quoi ressemble un week-end de course « type » pour vous ?

Jochen Lach : Si nous parlons de la Formule 1, nous avons une sorte de laboratoire en bord de piste, à côté du garage Ferrari. Nous avons toujours deux ingénieurs qui travaillent et analysent l’essence et l’huile. On vérifie si tout est en ordre et correspond à nos données. Si c’est le cas, nous donnons notre feu vert pour que Ferrari puisse utiliser nos produits. Que ce soit en essais privés, essais libres, qualifications, course, nous prenons toujours des échantillons qui sont analysés directement sur le circuit. Il y a une énorme base de données à notre disposition pour que nous puissions comparer ce que nous trouvons dans ces échantillons. Et si quelque chose ne va pas, nous allons directement voir Ferrari pour les avertir et leur conseiller de « jeter un oeil » dans le moteur. Tout cela se fait en quelques minutes.

LMSA : Quel est votre processus, votre mode de fonctionnement, pour sans cesse améliorer vos produits ?

JL : Nous travaillons sur le développement de lubrifiants. Avec Ferrari, il y a certaines étapes pour intégrer des nouveaux éléments moteur et, en parallèle, nous travaillons sur la lubrification de ces pièces. Nous regardons toujours au-delà de la saison en cours pour réfléchir sur nos améliorations, nos nouveaux produits. Nous nous concentrons déjà sur le développement de nos produits pour 2019. Nous commençons vraiment très tôt dans la saison. Par exemple, avant la mi-saison 2017, nous travaillions déjà sur le développement du V6 Ferrari pour la saison 2018.

LMSA : Lorsque vous apportez un produit amélioré sur un circuit, quelle est la différence sur les chronos ? Est-ce que cela peut se chiffrer ?

JL : C’est difficile de mettre un réel chiffre. Tout dépend des modifications, des pièces moteur… Cela peut être un gain de quelques chevaux comme cela peut être beaucoup plus. Bien sûr, l’objectif premier est de rendre la voiture encore plus rapide.

LMSA : Est-ce que votre travail dans le monde du sport automobile permet d’améliorer les produits proposés aux automobilistes du monde entier ?

JL : Tout à l’heure, nous parlions de rendre la voiture plus rapide. Dans le domaine de l’huile moteur, cela se traduit par une réduction de la friction. La friction, c’est en quelque sorte une perte de puissance. Et sur les voitures de tous les jours, cette friction c’est aussi une consommation élevée. Tout le travail que nous accomplissons en sport automobile, en réduisant la friction au maximum par exemple, nous permet d’améliorer le quotidien des automobilistes.

https://twitter.com/ShellMotorsport/status/1015980537377378304

Aurélien Attard

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