Le Mag Sport Auto

Formule 1 : Le bilan des essais hivernaux 2018 de Barcelone

Les essais hivernaux de Formule 1 ont pris fin cette semaine à Barcelone. Il est l’heure pour Le Mag Sport Auto de dresser un premier bilan et de se mouiller un petit peu avant le coup d’envoi de la saison 2018 à Melbourne…

Le bilan de Barcelone

Comme vous, chers lecteurs, avez pu le voir hier, Ferrari est la grande gagnante (sur le papier) de Barcelone. Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen ont signé les deux meilleurs temps de la deuxième semaine, reléguant leurs adversaires à une bonne seconde. Et les adversaires de Ferrari sont surprenants ! Ainsi, on trouve à la troisième place un Fernando Alonso revanchard, Carlos Sainz et sa Renault et même… Kevin Magnussen ! Le Danois a signé un 1:18.360 en pneus supertendres. Cela le place sixième au classement des meilleurs chronos absolus, à trois dixièmes de Daniel Ricciardo ayant tourné en pneus hypertendres !

Si l’on compare ces temps aux chronos de 2017, on ne voit que des améliorations chez les équipes. Et c’est bien normal : la piste de Barcelone a été entièrement resurfacée cet hiver. McLaren, maintenant libérée du V6 Honda, signe la meilleure performance avec une amélioration de près de 3 secondes ! Sauber aussi sort la tête de l’eau avec 2,5 secondes de gagnées. Autre combat, autre victoire pour Toro Rosso qui, malgré un moteur Honda, améliore ses temps de 2017 de 1,5 secondes.

Cependant, chez certains les améliorations sont peu nettes. Williams, dernière à ce petit jeu, n’a amélioré ses temps de 2017 que de deux petits dixièmes. On peut même penser que l’équipe a régressé cet hiver avec un écart aussi faible ! Mercedes aussi est proche de ses temps de 2017 : « seulement » neuf dixièmes plus rapide… Y’a-t-il du bluff dans l’air ? C’est fort possible.

Les pronostics Le Mag Sport Auto

Les gros bras

Mercedes. Les gris cachent pour l’instant leur jeu. Ni Hamilton ni Bottas n’ont signé leur meilleur chrono avec les hypertendres, préférant les ultratendres. Performance il y a, c’est certain. Et celle-ci est accompagnée d’une fiabilité irréprochable ! Mercedes est l’équipe ayant parcouru le plus de tours lors des essais privés. Ils sont d’ailleurs les seuls à avoir franchi le cap des 1000 tours. Et puis Mercedes domine le sport depuis 2014, cela aide aussi…

Ferrari. La Scuderia, ce fut la vraie surprise de 2017. L’équipe a tenu la dragée haute face aux Mercedes et ce tout au long de la saison. On peut espérer de bien meilleures performances du côté de Ferrari en 2018. Pour preuve, les deux monoplaces quittent Barcelone avec les deux meilleurs temps absolus. Espérons toutefois qu’en plus du championnat pilotes, Ferrari vienne titiller Mercedes également chez les constructeurs.

Red Bull. A-t-on enfin trouvé la digne héritière de la RB9 de 2013 à Milton Keynes ? C’est possible. La Red Bull a peu roulé comparé à ses concurrents directs mais lorsqu’elle était en piste, les chronos étaient très intéressants. Malheureusement le point faible de cette RB14 semble se situer au niveau du moteur…

Les outsiders

Renault. Justement, ce sont les Français qui fournissent Red Bull ! Renault n’a cessé de s’améliorer depuis 2016. Cette année enfin, Renault est en mesure de venir concurrencer Force India et compagnie pour l’honorifique titre de « quatrième force ». Durant les essais privés, Carlos Sainz a tourné dans des temps similaires aux Red Bull. Renault peut-elle même rêver de podium chez les constructeurs en 2018 ?

Force India. Chaque année c’est la même histoire. Force India passe des semaines très discrètes pendant les essais hivernaux puis finit par tout casser au bout de quelques courses. Nous sommes bien partis pour revivre cela cette saison. Quoique, l’équipe a pris énormément de retard dans la confection de sa monoplace 2018 et les récentes rumeurs de changement de nom/propriétaire pourraient semer la zizanie dans l’équipe. Sans oublier le fait qu’Esteban Ocon et Sergio Pérez aient de nouveau le feu vert pour se battre en piste !

Le ventre mou

Toro Rosso. C’est la surprise de ces essais. Nombreux étaient ceux qui voyaient la catastrophe arriver à des kilomètres. Il n’en fut rien. Le nouveau mariage Toro Rosso-Honda connait une superbe lune de miel. Peu de problèmes techniques liés au moteur Honda à rapporter après ces deux semaines d’essais. D’ailleurs le motoriste nippon n’aurait utilisé que trois unités de puissance à Barcelone, dont une seule lors de la deuxième semaine de tests… Reste à savoir si Pierre Gasly et Brendon Hartley en ont gardé sous le pied ou s’ils l’ont joué « à la Prost Grand Prix ».

McLaren. Et dans cette histoire, le didon de la farce est McLaren… L’équipe britannique pouvait s’attendre à de meilleurs jours après avoir signé un deal avec Renault. Perdu ! Des 10 équipes engagées en 2018, McLaren termine à la dernière place du classement de tours parcourus… à près de 100 tours de l’avant-dernier Haas. Fernando Alonso n’a pas fini de ronger son frein. Mais si Renault parvient à fiabiliser son moteur dans la saison, McLaren aura sans aucun doute les armes pour dépasser Toro Rosso et menacer Force India.

Le fond de grille

Haas. On ne sait pas trop où se placer concernant Haas. L’équipe américaine a connu une première semaine très difficile, à l’image de sa saison 2017. Puis, comme par magie, leurs temps se sont nettement améliorés lors de la deuxième semaine. Ainsi Kevin Magnussen repart avec le sixième meilleur temps absolu, chrono signé en pneus supertendres s’il vous plait ! Mais malgré un V6 Ferrari très puissant aux fesses, il sera très dur pour Haas d’aller chercher les points de façon régulière en 2018.

Williams. L’équipe de Sir Frank a déçu lors de ces essais. Il faut dire que Williams se tirait déjà une balle dans le pied en annonçant en janvier une paire Stroll-Sirotkin disons… peu expérimentée. Depuis 2015 Williams est sur la pente descendante. Et maintenant qu’un fin metteur au point comme Felipe Massa soit parti, il sera très dur pour Williams de retrouver le chemin des podiums. Même un scénario catastrophe comme Bakou 2017 ne serait pas suffisant…

Sauber. Ce n’est pas une surprise, après des saisons 2016 et 2017 à oublier, Sauber part de très loin. L’équipe suisse s’assure un bon avenir avec un partenariat avec Alfa Roméo, la signature du jeune talent Charles Leclerc et les couronnes suédoises de Marcus Ericsson. Le tout orchestré par Frédéric Vasseur. Si Sauber parvient à placer plus souvent ses voitures en Q2, cela sera déjà une petite victoire. Reste encore un énorme cap à franchir, celui du top 10 en course. Leclerc en semble capable. Pour l’instant le Monégasque est allé souvent tâter du gravier catalan mais cela fait aussi partie de son apprentissage…

https://twitter.com/F1/status/972514166891311105

Aurélien Attard

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Mag Sport Auto

GRATUIT
VOIR