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Formule 1 : Le Guide Le Mag Sport Auto de la saison 2018 !

Nous y sommes presque ! Entendez-vous les moteurs rugir au loin ? Sentez-vous l’odeur de l’essence et de la gomme brûlée ? Impossible de se tromper, la Formule 1 est bel et bien de retour ! Le Mag Sport Auto vous propose une petite cure de rappel avant le coup d’envoi de la saison 2018.

Des nouvelles règles techniques, de nouveaux pneus, un calendrier remanié… Qui est « in » ? Qui est « out » ? Toutes ces réponses (et bien plus encore) dans ce guide F1 !

Pneus roses et halos ?

Le plus gros changement de cette saison 2018 se situe au niveau de la tête du pilote. Le Halo, dispositif visant à protéger les pilotes en cas d’impact frontal avec une roue, fait désormais partie du paysage F1. Vivement critiqué, notamment concernant son efficacité ainsi que son esthétisme douteux, le Halo a été maintenu en 2018 par la FIA. Il est vrai que les Formule 1 équipées du Halo sont peu gracieuses… Il faudra faire avec !

2018 marque également une nouvelle « ère » pour Pirelli. Le manufacturier officiel de la discipline réorganise sa gamme de pneus en ajoutant deux petits nouveaux : les superdurs et les hypertendres (sic). En réalité, Pirelli a tout simplement « décalé » ses composants d’un cran : le dur devient superdur, le medium devenant le dur, etc. Ce sont donc les pneus ultratendres et hypertendres qui seront nouveaux cette année.

Les pneus Pirelli 2018 :

  • Superhard : Pneus « superdurs » marqués en orange.
  • Hard : Pneus « durs » marqués en bleu.
  • Medium : Pneus medium marqué en blanc.
  • Soft : Pneus « tendres » marqués en jaune.
  • Supersoft : Pneus très tendres marqués en rouge.
  • Ultrasoft : Pneus encore plus tendres marqués en violet.
  • Hypersoft : Pneus d’une tendresse absolue marqués en rose.

Les pneus pluie conservent encore le même marquage en 2018. Les intermédiaires, en cas de conditions pluvieuses, sont en vert tandis que les pneus « wet » ou « maxi-pluie », en bleu, seront utilisés en cas de conditions très difficiles.

Le plateau 2018

La saison des transferts a été relativement calme en 2018. Aucun changement n’est à noter chez les quatre premières équipes qui conservent leur duo de 2017. Chez Williams, l’équipe a remplacé le retraité Massa par un rookie : Sergey Sirotkin. Le Russe aura une énorme pression sur lui du nom de Robert Kubica. Le Polonais revient en F1 comme troisième pilote Williams mais aspire à de meilleurs desseins…

Renault bénéficie pour 2018 d’un Carlos Sainz prêté par Red Bull. L’Espagnol sera associé à Nico Hulkenberg. De quoi permettre à Renault de probablement franchir le cap du podium cette saison. Toro Rosso continue également avec son duo de fin de saison Gasly-Hartley. Espérons de meilleurs résultats pour les deux pilotes qui avaient connu une fin de saison 2017 très délicate.

Enfin, en fond de grille, de gros changements sont à noter. Sauber, maintenant dirigé par Frédéric Vasseur, s’associe avec Alfa Romeo. L’équipe prend d’ailleurs le nom « Alfa Romeo Sauber F1 Team ». Des V6 Ferrari 2018 iront équiper les Suisses. Pascal Wehrlein a du laisser son baquet à un jeune loup promis à un avenir radieux, le Monégasque Charles Leclerc. Celui-ci aura fort à faire car il a pour équipier Marcus Ericsson ! Le Suédois est tout de même venu à bout de nombreux pilotes durant sa carrière : Kamui Kobayashi, André Lotterer, Will Stevens, Felipe Nasr, Antonio Giovinazzi, Pascal Wehrlein… On ne les compte plus !

crédit : Wikipedia

Le calendrier

Le calendrier version 2018 va connaître de légers changements. Le Grand Prix de Russie reprend sa place en fin d’année (cause Coupe du monde de football), Bakou avance en quatrième position, remplacé par le retour tant attendu du Grand Prix de France au Paul Ricard ! Nos amis d’outre-Rhin peuvent sourire également puisque le GP d’Allemagne est aussi de retour. En revanche, la Malaisie passe à la trappe, les organisateurs n’ayant pas souhaité prolonger leur bail au-delà de 2017…

L’heure des départs sera également différente en 2018. Pour satisfaire les exigences des diffuseurs américains, les départs sont reculés de 10 minutes hors-Europe et de 70 minutes en Europe ! La plupart des départs cette saison auront donc lieu à 15h10. Adieu les courses à 14h…

  • Australie (Melbourne) – 25/03 : 7h10 
  • Bahrein (Sakhir) – 08/04 : 17h10 
  • Chine (Shanghai) – 15/04 : 8h10 
  • Azerbaïdjan (Bakou) – 29/04 : 13h10 
  • Espagne (Catalunya) – 13/05 : 15h10 
  • Monaco – 27/05 : 15h10 
  • Canada (Montréal) – 10/06 : 20h10 
  • France (Le Castellet) – 24/06 : 16h10
  • Autriche (Spielberg) – 01/07 : 15h10
  • Grande-Bretagne (Silverstone) – 08/07 : 15h10 
  • Allemagne (Hockenheim) – 22/07 : 15h10 
  • Hongrie (Hungaroring) – 29/07 : 15h10 
  • Belgique (Spa-Francorchamps) – 26/08 : 15h10 
  • Italie (Monza) – 02/09 : 15h10
  • Singapour – 16/09 : 14h10
  • Russie (Sotchi) – 30/09 : 15h10 
  • Japon (Suzuka) – 07/10 : 7h10 
  • Etats-Unis (Austin) – 21/10 : 19h10 
  • Mexique (Mexico) – 28/10 : 19h10 
  • Brésil (Interlagos) – 11/11 : 18h10 
  • Abou Dhabi (Yas Marina) – 25/11 : 14h10 

Comment voir la F1 ?

Depuis 2013, Canal+ est devenu le diffuseur unique de la Formule 1 en France. Cette saison, la chaîne cryptée continuera d’honorer son contrat passé avec la FOM en diffusant en intégralité et en direct les 21 courses du calendrier. Les défenseurs du « gratuit » auront la possibilité de suivre le Grand Prix de Monaco en direct sur C8, chaîne du groupe Canal.

TF1 frappe fort également en s’appropriant quatre courses à diffuser en 2018 ! La première chaîne retrouve la F1 après une pause de six ans. On ne sait pas encore quels Grands Prix seront diffusés. La course à Monaco et en France le seront, c’est certain, bien qu’entrecoupés de pubs… En Belgique et en Suisse, les courses sont toujours retransmises par la RTBF et la RTS.

Si ces solutions ne vous conviennent pas, il reste toujours l’option streaming… légal ! Impensable il y a quelques années, la FOM aura son propre service de streaming en 2018. Baptisé « F1 TV Pro », il permettra aux spectateurs de suivre la course selon différents angles, comme le proposait Kiosque dans les années 90. Flux live « officiel », les 20 caméras embarquées du plateau, live-timing, il y aura à boire et à manger sur F1 TV Pro ! Et la petite cerise sur le gâteau, la possibilité de revoir tous les Grands Prix de F1 depuis 1981… Pas encore lancé, ce service devrait coûter dans les 10 euros par mois.

Un pronostic ?

Ferrari a nettement dominé les essais de Barcelone, loin devant les Red Bull. Mercedes est quant à elle restée bien sage en milieu de peloton malgré quelques chronos rapides. Il est très difficile de donner un vrai ordre établi avant Melbourne cette année. Car tous (enfin sans compter deux équipes que nous ne citerons pas…) ont performé ! Et oui, même Toro Rosso-Honda !

C’est vraiment la surprise de cet hiver, la nouvelle fiabilité du V6 nippon. Et d’ailleurs pour McLaren, maintenant fourni par Renault, cela ne s’arrange pas du tout. L’équipe a connu de nombreux problèmes de surchauffe à Barcelone et reste l’équipe avec le moins de kilométrage au compteur. Williams est également dans une situation alarmante. L’équipe doit composer avec deux pilotes inexpérimentés et une concurrence toujours plus féroce. Pas sûr que cette saison le moteur Mercedes leur donne un réel coup de pouce…

Le tiercé de 2018 sera le suivant : Red Bull, Ferrari, Mercedes. Reste encore à trouver le bon ordre ! Ferrari semble avoir l’avantage aux temps, Mercedes est la championne en titre et se méfie beaucoup de Red Bull, qui a toujours l’as Adrian Newey caché dans sa manche…

Derrière les « trois gros », on trouve plusieurs équipes capables d’accrocher la quatrième place : Force India (en retrait à Barcelone), Renault, McLaren, voire Haas et Toro Rosso ! Le coup d’envoi n’a même pas encore été donné que cette saison 2018 de Formule 1 promet d’être palpitante !

Et nos pilotes français alors ?

La France est très bien représentée cette saison. Trois pilotes seront au départ à Melbourne : Esteban Ocon (Force India), Romain Grosjean (Haas) et Pierre Gasly (Toro Rosso). Tous ont été sacré champion en catégorie inférieure. Grosjean représente l’expérience, lui qui en est à sa huitième saison en F1. Malheureusement, son matériel actuel ne lui permet pas de viser les points régulièrement, mais la donne pourrait changer cette année…

Esteban Ocon, c’est l’espoir. Le Français a été la révélation de 2017 en tenant un certain Sergio Pérez en respect. Sa Force India reste une auto compétitive, capable de lui donner son premier podium en F1 si l’occasion se présente un jour ! Enfin, Pierre Gasly est le rookie. Le champion GP2 2016 a eu l’opportunité de découvrir la F1 en fin de saison 2017 mais il disputera sa première « vraie » saison complète en 2018 dans l’équipe Toro Rosso. Désormais équipé d’un moteur Honda, Gasly peut espérer le meilleur… comme le pire !

Enfin, n’oublions pas Stoffel Vandoorne chez McLaren. Le Belge a beaucoup souffert face à Fernando Alonso en début de saison dernière avant de sortir la tête de l’eau. Reste à confirmer en 2018. Et les Monégasques auront la chance de soutenir un pilote venant de la Principauté cette saison ! Charles Leclerc, champion F2 2017, fait ses débuts chez Sauber. Sa voiture est loin d’être une fusée mais Leclerc a démontré par le passé qu’il est capable de faire de grandes choses.

Ce guide touche à sa fin, plus qu’une toute petite semaine à patienter avant la délivrance le 25 mars prochain !

Aurélien Attard

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