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Formule 1 – Mexico 1990 : La plus belle d’Alain Prost…

alain prost ferrari

Pour le retour de notre rubrique rétro, rendons hommages à Alain Prost et plus particulièrement durant son épopée avec Ferrari. Car, bien que difficile, cette aventure s’était aussi soldée de quelques performances hors normes. Coup de projecteur sur ce Grand-Prix du Mexique 1990.

Alain Prost 13ème sur la grille de départ !

Quelle ne fut pas la surprise de ses mécanos, en ce samedi après midi, quand Alain leur demanda de régler sa Ferrari en configuration course, le plein de sa monoplace, et des pneus usés, préférant garder ses pneus « frais » pour la course, pendant que Gerhard signait la pole position sur sa McLaren-Honda…

Impossible n’est pas français !

Réputé pour sa conduite coulée, et ménageant sa mécanique, Alain Prost s’élança donc 13ème et au bout de seulement douze tours, il était déjà classé dans les points ! Piste bosselée, asphalte inégale, le circuit de Mexico est un enfer pour les pneumatiques, et Prost en est bien conscient, les faits lui donneront raison. Pneus saccagés, Berger abandonne sa seconde place à Nelson Piquet sur Benetton-Ford.

Loin devant, Ayrton Senna caracole en tête avec 16 secondes d’avance sur Piquet et Mansell qui lui colle au train à bord de la seconde Ferrari.. Derrière Prost est à plus de 23 secondes…Après Berger, c’est autour de Riccardo Patrese sur Williams-Renault et Nelson Piquet de rentrer aux stands pour remplacer leurs pneus. Les deux Ferrari sont seules à la poursuite du champion brésilien Ayrton Senna. Au fur et à mesure que le Grand Prix se déroule, les chronos s’affolent et les écarts s’amoindrissent, ils ont chuté de moitié en dix tours !

alain prost ferrari

Comme un avion !

Repoussant une première attaque de Prost, Nigel Mansell, ne peut résister à une seconde attaque de son équipier, grâce à la double aspiration généré par sa Ferrari et la Ligier de Nicola Larini, que lui même débordait ! Au freinage, Mansell frein fort, mais avec une vitesse encore supérieure, Alain Prost frein encore davantage, et dépasse son équipier. A présent, Alain n’est plus qu’à neuf secondes de son ex-équipier brésilien. Grâce à ses pneus « frais » préservés pour la course, Alain enchaîne les records du tour !

Pneus à l’agonie, Senna voit déjà la Ferrari frappée du numéro 1 fondre sur lui comme un rapace sur sa proie…Senna tente, alors, de retarder l’échéance durant deux tours mais Prost le déborde au même endroit qu’avec Nigel Mansell quelques tours plus tôt… puis c’est au tour du Britannique de le dépasser…

Afin de garder la face, Mansell tente, dans la foulée, une attaque sur son équipier. Déjà, le Français avait créé un écart de plus de deux secondes puis quatre, au moment ou Mansell tente de saisir le leadership au Français, ce qui se termina par un tête à queue qui lui coûtera dix-huit secondes…

Senna rend les armes

De son côté Senna « déchape » et ses espoirs de podium s’envole définitivement, Ron Dennis, patron de McLaren lui ayant refusé un arrêt au stand, le Brésilien termine 20ème à six tours. Berger, revenu dans la course, sauve la 3ème place du podium..

Mais l’Autrichien en veut plus, il tente d’arracher la seconde place à Nigel Mansell, une attaque, puis deux.. Mansell retardant son freinage, Berger roues bloquées les deux monoplaces se touchent., et Berger passe ! Mais il commet un écart, et cette fois c’est Mansell qui reprend son bien dans le « banking », assurant le doublé de la Scuderia Ferrari.

« Alain Prost tu n’es pas de notre galaxie … »

Pendant ce temps Alain Prost est dans une autre galaxie…Galaxie qui entraînera une énorme frustration pour le Britannique et qui coûtera une large partie du titre mondial au Français à Estoril. Mais aussi, de nombreuses incompréhensions qui entraînera le cheval cabré dans une chute inexorable, une révolution de palais dont seule la Scuderia a le secret !

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