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Formule 1 : Red Bull a précipité sa décision face à l’ultimatum Renault

Faut-il, en lisant entre les lignes, en déduire que Renault a laissé sa passer sa chance en mettant Red Bull Racing sous pression ? Probablement que non. Néanmoins, la formation autrichienne avait émis le souhait de prendre plus de temps, afin de comparer le Honda (installé dans la monoplace « soeur ») et le Renault au Grand-Prix de France, ce week-end…

Red Bull Racing : décision logique, avec un nouveau statut « d’usine »

Renault F1 avait été très claire avec son client, Red Bull Racing, le losange avait besoin d’une réponse avant le Grand-Prix de France, concernant la suite de leur partenariat en commun. Et si certains chuchotent que cette pression infligée par le losange était destinée à couper l’herbe sous le pied de Honda Racing (en réduisant le temps de décision de Red Bull, le constructeur tricolore minimisait ses chances de faire étalage ses progrès), en pratique, la raison invoquée par Cyril Abiteboul était probablement la bonne. C’est à dire, ne pas prendre de retard dans la commande des pièces nécessaires à l’assemblage des groupes propulseurs de tous ses clients.

Alors, pour ne pas contrarier son partenaire actuel, l’équipe autrichienne a finalement fait son choix. Ce sera donc Honda à compter de 2019 et pour, au moins, deux saisons. Evidemment, en réalité, si Horner, Marko et cie ont pris une telle décision à ce moment-là, c’est sans aucun doute que tout le monde, au sein de l’écurie en question, avait fait son choix bien avant, sans doute au lendemain du Grand-Prix du Canada. Car à Montréal, les progrès du bloc Honda avaient forcé l’admiration de Red Bull. Un fait probablement déterminant dans la signature de ce nouveau partenariat, indépendamment de l’ultimatum posé par Renault et des performances du moteur tricolore.

« Nous l’avons décidé sur la base des informations que nous avons eues à Montréal. Notre décision, dictée par l’ingénierie, était assez évidente en fin de compte. Nous avons donc estimé qu’au lieu de retarder les choses ou de prendre plus de temps, alors que Renault était également très intéressée par le fait qu’une décision soit prise le plus tôt possible pour mettre en place ses propres plans, le moment était venu de prendre cet engagement, de prendre cette décision et par conséquent, de l’annoncer aujourd’hui. ». Christian Horner

Mais au-delà de ces considérations, la formation au taureau voulait, surtout, récupérer un statut d’écurie « d’usine », avec tous les avantages que cela comporte. De plus, pour la première fois depuis son arrivée en Formule 1, Honda disposera de deux écuries (avec Toro Rosso), ce qui engendrera obligatoirement des progrès plus rapides, tant sur le plan de la fiabilité que sur celui de la performance pure.

Pour le motoriste nippon, il s’agit d’une fantastique opportunité de gagner enfin des courses, dès l’an prochain, dans l’un des meilleurs châssis (si ce n’est le meilleur…) du plateau. Pour cela, les japonais devront toutefois s’armer de courage, les critiques vécues lors du mariage raté avec Mclaren n’ayant fait qu’office de mise en bouche, en comparaison de ce qui les attend chez Red Bull, surtout si les résultats venaient à tarder. D’autant qu’en 2021, avec l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur les moteurs, de nouveaux constructeurs (Aston Martin, en particulier) se porteront candidats à la fourniture de l’écurie autrichienne…La pression est donc, bel et bien, sur les épaules des cadres de Honda, après une année presque sabbatique, avec Toro Rosso.

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