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Formule 1 : Renault et Ricciardo, une simple question de désir ?

C’est LA surprise de ces derniers jours. Daniel Ricciardo ne pilotera plus pour Red Bull Racing à partir de l’an prochain. En signant pour Renault, le pilote australien a cueilli nombre d’observateurs, qui s’attendaient à une prolongation au sein de son équipe actuelle. Comment expliquer ce revirement et surtout, cette prise de risque de la part du plus sympathique des pilotes de F1 ?

Ricciardo dans l’ombre de Verstappen ?

Daniel Ricciardo avait besoin d’un nouveau défi, selon les propres mots de l’ Australien, dans la foulée de l’annonce de son arrivée chez Renault F1. Et si ce transfert n’était pas forcément attendu, la décision de l’intéressé reste, finalement, assez logique. Car chez Red Bull Racing, il devenait évident que la Direction misait d’avantage sur son coéquipier, Max Verstappen, considéré comme le nouveau surdoué de la Formule 1. La prolongation -précoce- du contrat du Néerlandais l’an dernier avait d’ailleurs confirmé cette réalité.

Et mine de rien, cela avait atteint Ricciardo, qui s’était probablement senti mis de côté, un peu à la manière de ce qu’avait vécu Sebastian Vettel, quelques années plus tôt, avant de rejoindre Ferrari. Se sentant moins indispensable qu’auparavant, Daniel avait assurément besoin de susciter du désir de la part d’une équipe. Et Mclaren comme Renault en avaient fait preuve en témoignant leur vif intérêt.

Formule 1 : Gasly chez Red Bull ? Honda y serait favorable

Car il va sans dire que face à Nico Hülkenberg, dont le palmarès reste vierge de tout podium, l’Australien disposera d’un statut de « top driver », même si son contrat ne lui conférera aucun avantage sur l’Allemand. Attendu, quasiment tel le messie, il retrouvera une position centrale au sein de l’organigramme du losange, chose que souhaite tout pilote de pointe. Il devrait d’ailleurs exceller dans cette nouvelle équation.

Ricciardo ou le modèle Hamilton

D’autre part, l’arrivée de Honda chez Red Bull signifie, probablement, que l’équipe autrichienne ne disputera pas le titre à court terme. Dans ces conditions, le fait de repartir à zéro au sein d’une formation qui a tout à prouver en Formule 1 (depuis son retour, tout du moins) ne représentait, finalement, pas un risque si important que cela. Enfin, Ricciardo s’est toujours appuyé sur le « coup » réalisé par Hamilton il y a quelques années. Alors que l’Anglais gagnait avec Mclaren, il rejoignait Mercedes au bon moment, avec la réussite que nous lui connaissons désormais.

Daniel espère réaliser quelque chose de similaire avec Renault. Et son pari pourrait bien s’avérer gagnant, le constructeur tricolore n’ayant pas vocation à faire de la figuration. Et puis il va sans dire que l’arrivée de Ricciardo boostera l’équipe et donc, les résultats. Son attitude positive, la sympathie qu’il suscite, constituent, aussi, un véritable attrait pour d’hypothétiques nouveaux sponsors. Le nouveau duo pourrait, ainsi, flirter avec les podiums dès sa première campagne d’autant que le pilote australien a toujours su saisir la moindre occasion d’occuper le devant de la scène, comme nous l’avons observé durant sa campagne avec Red Bull. Chose que ne fait pas, pour le moment, Hülkenberg, qui passe parfois à côté de podiums (Bakou 2017 et 2018), en dépit de sa réelle pointe de vitesse.

2019 : enfin des podiums pour Renault ?

Un choix assez naturel, donc, pour Daniel Ricciardo, qui ne devrait pas jouer en milieu de grille pendant longtemps, avec Renault…D’ailleurs, mouillons-nous un peu, nous misons sur deux ou trois podiums « en jaune », dès l’année prochaine, pour la nouvelle recrue de l’équipe tricolore. Rendez-vous l’année prochaine !

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