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Formule 1 : Romain Grosjean a « d’autres options » que Haas F1

Romain Grosjean est probablement l’un des pilotes les plus en danger, cette saison, en Formule 1. La faute à des accrochages trop réguliers avec son coéquipier mais aussi, à une moisson de points pour le moins faible. Evidemment, son attitude publique n’aide probablement pas le tricolore a attirer la sympathie. Toujours est-il que l’intéressé, lui, ne semble pas inquiet.

Romain Grosjean serein

Assez étonnamment, Romain Grosjean parait très serein, quant à son avenir en Formule 1. Pour quelle raison ? Et bien certainement car le Français disposerait « d’options », selon ses propres termes. En effet, le pilote Haas admet que d’autres possibilités à l’intérieur ou en dehors de la F1 existent pour lui (source). En F1, l’on imagine que Williams pourrait constituer un refuge. En dehors, l’Indycar, la Formule E voire, l’Endurance, sont aussi des pistes.

Mais le fait que Romain évoque des possibilités hors de la catégorie reine du sport automobile prouve aussi que le tricolore envisage sérieusement un retrait de la Formule 1. « Je n’ai pas de boule de cristal. Mais je ne suis pas trop inquiet pour l’instant, Haas est une option, mais il y en a d’autres, à la fois en Formule 1 et dans d’autres séries. »

D’autre part, Grosjean en profite pour égratigner la presse, qui semble responsable de tous ses mots : « C’est en partie un mauvais journalisme, car les gens ne savent même pas de quoi il s’agit« . Pourtant, une partie de la presse (française) le soutient bec et ongle, surtout face à Kevin Magnussen.

Grosjean indispensable à Haas ? Réponse sous peu…

Mais en pratique, les choses sont plus compliquées. Car, si certains l’encensent en raison de son bon feeling sur le nouveau package Haas (introduit en Espagne), dont il ne voulait pas, en pratique, son coéquipier à réussi de belles qualifications « avec ». Ce qui signifie que le Danois s’y est mieux adapté. De plus, constater qu’une évolution n’est pas optimale est une chose, réussir à pousser son équipe dans la bonne direction en est une autre. Et le Français pêche très certainement dans ce domaine. Qu’il s’agisse de choix techniques pour faire progresser une monoplace ou de la capacité à imposer sa façon de penser. Une attitude que doit adopter un leader. Un leader, c’est précisément ce dont Haas avait besoin, en recrutant Romain.

Enfin, le package incriminé n’est, en réalité, pas mauvais. Contrairement à ce qui est dit à ce sujet. Dans la réalité, l’ancienne et la nouvelle version sont très performantes, mais dans des conditions différentes. Il semblerait que les températures et/ou le fonctionnement des pneus soit liés à ces performances. Peut-être, aussi, que le deux styles de pilotage des coéquipiers chez Haas fausse certaines données comparées.

Néanmoins, Romain Grosjean a raison sur un point, nous ne sommes pas dans l’intimité de Haas F1. Aussi, les analyses journalistiques demeurent subjectives (fallait-il le préciser ?). Par ailleurs, s’il est clair que le Team Principal s’est lassé des accrochages en piste, seul Steiner est capable de dire à quel point le Français est indispensable à son équipe. La réponse à cette interrogation, nous la connaîtrons dans peu de temps, au moment où le futur de Grosjean chez Haas sera scellé.

3 Comments

  1. et

    21 août 2019 at 9 h 32 min

    Quand Romain parle du mauvais journalisme, qui le plante sans cesse, votre article en est la preuve.

    • Julien Barthet

      21 août 2019 at 9 h 41 min

      Ah. Le fait de critiquer un pilote est synonyme de mauvais journalisme ? Très bien, alors je vous rassure, il y a beaucoup de « bons journalistes » sur d’autres médias ! Merci pour ce commentaire si constructif !

  2. Yann F

    29 août 2019 at 17 h 12 min

    Le problème de Grosjean c’est qu’il se croit supérieur aux autres. Même à ses débuts en Formule Renault alors qu’il dominait largement la saison, il n’hésitait pas à sortir tout pilote qui osait essayer de le doubler, y compris son propre équipier. Il n’a jamais changé depuis comme on peut le constater avec les nombreux accrochages qui ont parsemé sa carrière et surtout son comportement vis à vis de Magnussen qui le domine largement depuis deux saisons. Quand il a signé avec Haas, c’était parce qu’il s’imaginait remplacer rapidement Kimi Raïkonnen chez Ferrari (qui motorise Haas), Ferrari qui avait préféré embaucher ce champion du monde réel au détriment de celui qui se prenait alors pour un champion du monde potentiel (et qui le croit peut être toujours). Espérons que l’an prochain son volant soit confié à un pilote plus talentueux et surtout moins arrogant !

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