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Formule 1 : Sauber retrouve des couleurs ! [Bilan 2018]

La saison 2018 fut bien heureuse pour Sauber F1 Team. En l’espace d’une poignée de courses, l’écurie est passée de lanterne rouge à sérieuse menace pour les équipes jouant les places d’honneur. Retour sur la montée en puissance de l’équipe helvète de Formule 1 !

Un sauveur nommé Vasseur

La tâche est conséquente pour Frédéric Vasseur lorsqu’il prend les rênes de Sauber, en 2017. Cette saison-là, l’écurie ne pouvait pas espérer mieux que le fond de grille en qualifications comme en course. Le matériel était inférieur, voire dépassé, et la gestion de Monisha Kaltenborn laissait vraiment à désirer. Les seuls événements heureux de cette année, à savoir les points inscrits par Pascal Wehrlein en Espagne et en Azerbaïdjan, relevaient réellement du miracle.

On aurait pu penser au pire lors premiers roulages en 2018, lorsque Sauber semblait être repartie pour une nouvelle année de galère… Les chronos peu compétitifs restant inchangés, les seuls espoirs de l’équipe reposaient sur deux paires d’épaules : celles de Charles Leclerc et de Frédéric Vasseur. Le pilote monégasque, champion F2 en titre et membre du programme Ferrari, remplace Wehrlein. De son côté, le directeur français passe un accord avec Alfa Romeo et Ferrari. L’un s’occupe du « rebranding » de l’équipe, désormais connue sous le nom « Alfa Romeo Sauber F1 Team« . Et l’autre garantit aux suisses la fourniture de moteurs V6 version 2018.

Très vite, les chronos redeviennent intéressants. Les premiers points sont récoltés à Bahrein, deuxième rendez-vous de la saison. En piste, les erreurs de jeunesse de Leclerc font vite place à de solides performances et des points à la clé. Le travail incessant des membres de l’équipe d’Hinwil paye enfin.

Sauber sort la tête de l’eau

En l’espace de cinq courses, Sauber passe d’un score vierge à un total de plus de dix points, plus du double de ce qu’elle a pu décrocher en 2017 ! C’est certain, le directeur français est parvenu à faire des merveilles ! La première Q3 de Charles Leclerc en France n’est pas due au hasard.

La suite de la saison 2018 est du même acabit. Sauber grappille des points lorsqu’elle le peut. Et cela n’est pas uniquement dû à Charles Leclerc ! De l’autre côté du garage, Marcus Ericsson hausse son niveau par rapport à l’an passé. Le pilote suédois, vivement critiqué depuis ses débuts en 2014, termine six fois dans les points et arrache trois Q3. Sur les quatre dernières courses du calendrier, Sauber parvient même à décrocher des points à chaque reprise. Une série que nous n’avions plus vu depuis 2015 !

Grande marge de progression

Une étape a été franchie en 2018. Mais il reste encore beaucoup de travail pour revoir Sauber au premier plan l’an prochain. Le vent de fraîcheur apporté par Leclerc ne sera que passager, le Monégasque file chez Ferrari en 2019. Mais son départ ne sera pas dévastateur pour Sauber.

En effet, l’écurie peut compter sur sa nouvelle recrue : Kimi Raikkonen. Le Finlandais apporte avec lui un énorme bagage technique. Récemment, Frédéric Vasseur a couvert de louages son nouveau pilote, preuve que le courant passe bien entre les deux hommes. Même s’il a été très bon en deuxième partie de saison, Marcus Ericsson est contrait de laisser sa place à l’espoir italien Antonio Giovinazzi. Tout comme Leclerc, le vice-champion GP2 2016 est le protégé de la Scuderia Ferrari et a déjà goûté à la Formule 1 début 2017, toujours chez Sauber.

Il est certain que Raikkonen et Giovinazzi permettront à Frédéric Vasseur et à ses hommes de surfer sur la belle vague de 2018. Et peut-être que l’écurie pourrait viser les points plus régulièrement qu’auparavant !

Aurélien Attard

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