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Formule 1 : Sébastien Bourdais parle du coéquipier Sebastian Vettel

Entre Sébastien, se comprend-on mieux ? Plus sérieusement, Sébastien Bourdais est revenu récemment sur le début de saison de Formule 1 de Vettel mais aussi, sur celui de Leclerc. Le tricolore, via RMC, a dressé un état des lieux plutôt réaliste de la situation. Il évoque, aussi, les faiblesses et les atouts de son ancien coéquipier chez Toro Rosso.

Sebastian Vettel : le colosse aux pieds d’argile ?

Selon Sébastien Bourdais, Charles Leclerc est actuellement dans une position idéale chez Ferrari. Car, comme le suggère le Français (via Motors, RMC), en cas d’échec face à Sebastian Vettel, tout le monde trouvera cela « normal ». En revanche, s’il venait à le battre, alors il serait porté aux nues et -probablement- annoncé comme une future légende de ce sport.

« Il a tout à gagner, Charles a tout à gagner. Il le sait et il va en jouer à 100%. Je pense que le plus difficile, c’est pour le vétéran en l’occurrence, de se dire : Bon attention, aujourd’hui on a un étalon qui arrive dans la carrière. Et c’est difficile parce qu’en tant que vétéran c’est sûr qu’il a l’expérience, mais il y a tellement de ressources aujourd’hui pour se préparer pour un Grand Prix et arriver hyper affiné. On voit bien aujourd’hui comment ça se passe dans ces équipes de F1 : ils passent tellement d’heures en simulateur, les voitures sont des valeurs connues au moment où elles touchent le sol et commencent à rouler en piste, donc il y a tellement peu d’inconnues sur un week-end de course… En même temps, Charles, la raison pour laquelle je dis qu’il a tout à gagner c’est que s’il est devant c’est exceptionnel et s’il est derrière c’est normal. Il n’a pas de question à se poser. S’il se sent bien, que l’auto lui convient et qu’il est devant Vettel, c’est tout bonus« 

Et Bourdais a raison sur ce point. Par ailleurs, l’ex-pilote Toro Rosso est revenu aussi sur les points forts de Vettel et, selon lui, ses faiblesses. Un commentaire bien informé, les deux hommes ayant cohabité durant une saison complète au sein de l’équipe de Faenza. Le tricolore rappelle d’ailleurs que le quadruple champion du monde a déjà connu des périodes de passage à vide. Face à lui, tout d’abord, chez Toro Rosso mais aussi, plus tard, face à Ricciardo (Red Bull) puis Raikkonen (Ferrari) en 2014 et en 2016 :

« Je pense que tout le monde a ses limites, personne n’est infaillible. Autant quand il est en confiance, il est difficile à déloger, difficile à battre mais quand il perd un tout petit peu de son hégémonie, c’est vrai que je pense qu’il est prenable. On l’a vu avec Ricciardo il y a quelques années, ça lui a fait beaucoup de mal. Je sais pas pourquoi, cette année-là, l’auto ne lui convenait pas à ce point-là« .

« Mais moi, de mon vécu, c’est sûr que dans une voiture difficile à conduire, qui peut à la limite bien lui convenir, il est difficile à prendre, [alors que] dans une voiture vraiment bien réglée, avec un pilote qui fait bien le boulot, il y a de la place pour lui tenir tête. Enfin, je vais pas fanfaronner, je n’ai pas une expérience en F1 qui a été particulièrement heureuse, mais dans la première version, avec la première Toro Rosso, je crois qu’on était à 3-2 en qualifs, il n’y avait pas de quoi crier à la domination. Après c’est sûr que dans une auto dans laquelle moi j’étais vraiment très, très, très inconfortable, lui s’en accommodait. Et par contre l’auto avait du potentiel, à ce moment-là, pour se montrer beaucoup plus à l’avant ; là, ce n’était plus la même histoire. »

« Le plus gros problème qu’il a aujourd’hui, c’est cette pression qu’on lui met, même pas que lui se met, où tout le monde attend qu’il tape le nouveau, sauf que le nouveau a beaucoup de talent et n’a rien à perdre. Ce sont toujours des situations difficiles pour les pilotes qui sont en place, quand arrive un jeune pilote qui n’a rien à perdre et au contraire tout à gagner »

Encore une fois, Sébastien Bourdais fait preuve d’une analyse assez fine qui explique en bonne partie les difficultés actuelles de Sebastian Vettel. Reste malgré tout une petite interrogation sur le fait que l’Allemand n’ait pas été capable de se refaire psychologiquement d’une saison (2018) à l’autre (2019). Car il s’agit d’une première dans l’histoire du pilote Ferrari…L’on imagine que les critiques virulentes et une forme de désaveu de certains tifosis ont contribué à cet état, pour un pilote cherchant à tout prix l’amour du public et des fans. « Seb » est blessé, semble-t-il…

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