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Formule 1 : le sujet tabou des assurances des pilotes

Formule 1

Si nous parlons régulièrement de Formule 1 sur Le Mag Sport Auto, il reste un sujet tabou, rarement évoqué dans cet univers, les assurances des pilotes. Comme d’autres sportifs (David Beckam qui avait fait assurer ses jambes ou même, pour rester dans notre thématique, Michael Schumacher), les pilotes de F1 (et leurs écuries) font appel aux services d’assurances en vue d’assurer certains membres de leurs corps leur permettant d’exercer leur métier et de gagner des sommes astronomiques relatives aux risques encourus.

Assurances et Formule 1 : association vitale ?

Outre le problème des pilotes en lui-même, il ne faut pas oublier que la Formule 1 est un business avant d’être un sport. Ainsi, un pilote de Formule 1 est l’organe central de toute écurie de course et dispose, par ce biais-là, de nombreux accords de sponsoring. Certaines entreprises, en effet, sont prêtes à dépenser des milliards en vue de soutenir une équipe et, en particulier, un ou des pilotes. Bien sûr, ces investissements ne se font pas par pur altruisme mais expriment des besoins en matière de communication et de marketing avec des retombées commerciales calculées où dans d’autres cas, dans le but de changer, améliorer, rajeunir ou peaufiner l’image d’une marque en particulier.

En dehors de cet aspect, plusieurs centaines d’employés, du simple mécanicien au Team Principal, en passant pas les ingénieurs et autres chefs designer sont en partie rémunérés grâce à ces contrats de sponsoring mais aussi, en fonction des résultats de l’écurie et, donc, des pilotes. Concrètement, il est donc facile de comprendre que l’indisponibilité provisoire d’un pilote peut avoir des conséquences dramatiques pour l’ensemble d’une écurie, qui fonctionne, finalement, comme une entreprise, à ceci prêt que tout repose sur les épaules du pilote, d’une certaine manière, puisque ces sportifs se situent en bout de chaîne, lorsqu’ils sont en piste dans l’objectif de se battre pour une pole position, une victoire ou un titre de champion du monde de Formule 1. D’ailleurs, en plus du pilote, les écuries disposent, elles-aussi, de couvertures, très différentes de celle de « Monsieur tout le monde » et de l’ assurance automobile classique.

L’exemple le plus récent concerne Fernando Alonso, double champion du monde avec Renault et actuel pilote Mclaren Honda. Le pilote espagnol a, en effet, été victime d’un important accident en début de saison, lors du Grand-Prix d’Australie à Melbourne. L’ibérique s’est en effet accroché en cours d’épreuve avec la Haas du Mexicain Esteban Gutiérrez, envoyant violemment la Mclaren Honda dans les murs des pneus. Bilan, monoplace totalement détruite et plusieurs contusions pour Fernando qui, après passage devant les médecins de la Fédération Internationale de l’ Automobile (F.I.A), n’a pas été autorisé à courir. Compte-tenu du salaire que lui règle Mclaren, évidemment, les assurances sont entrées en fonction, l’Espagnol ayant été remplacé au pied levé par le débutant Stoffel Vandoorne, pilote de réserve de l’équipe britannique.

Le cas d’Alonso est le plus parlant, ce dernier ayant déjà été victime d’un accident l’année précédente, lors des essais privés de Barcelone, en Espagne, à quelques jours du lancement de la saison. Une sortie de piste dont les circonstances restent assez troubles, aujourd’hui encore, mais qui avait rendu le pilote indisponible sur le premier Grand-Prix, en Australie, à Melbourne. Cette-fois, c’était l’actuel pilote Renault, Kevin Magnussen (ex-pilote de réserve chez Mclaren) qui avait du assurer l’intérim.

La Banco Santander, assureur mais aussi, sponsor titre de Fernando Alonso aurait, selon des sources non-officielles, assuré les deux pouces du pilote Mclaren, au moment de son passage chez Ferrari (l’entreprise n’ayant pas suivi Alonso chez Mclaren) pour une somme d’environ 10 millions d’euros. D’autres organes (comme les jambes) ont probablement bénéficié du même type de couverture, informations dont nous ne connaîtrons, bien évidemment, jamais les détails…

A plus petit niveau, en sport automobile en général, les pilotes ont également la possibilité de souscrire à des assurances, non obligatoires. Les banques proposent ce genre de contrat (centré sur le pilote) mais aussi des organismes d’assurances spécialisés dans la couverture de pilotes de course. Par ce biais-là, un pilote ayant souscrit pourra, en cas d’accident sur un circuit, couvrir une partie des frais de réparation moyennant une franchise (plus ou moins élevée selon les cas) selon un principe strictement identique à celui que nous connaissons tous dans le cadre de nos contrats d’assurances liés à nos véhicules personnels.

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