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Formule 1 : une évolution Mercedes pour Spa ou Monza

Désormais loin derrière Ferrari en matière de puissance brute, le moteur Mercedes n’est plus la référence en Formule 1. Une réalité qui s’observe facilement sur circuits rapides et dans les lignes droites des tracés parcourus cette année. Evidemment, les allemands ne peuvent rester sans réaction s’ils veulent conserver leur couronne, à l’issue de cette saison 2018…

Ferrari, la nouvelle référence en matière de vitesse de pointe

Les Ferrari sont à nouveau les monoplaces les plus rapides en ligne droite, une réalité en accord avec une certaine logique, si l’on regarde l’histoire de la discipline. Souvenez-vous, en 1994 et 1995, les monoplaces rouges, pourtant nettement moins véloces que les Benetton et les Williams, avaient tendance à dominer leurs adversaires sur des circuits très rapides comme Hockenheim et Monza. Mais évidemment, à l’époque, la réglementation laissait d’avantage de libertés aux motoristes. En ce temps-là, Ferrari engageait des V12 face aux V10 Renault et V8 Ford. Nostalgie…

Alors, bien sûr, en terme d’image, Mercedes ne peut se permettre de rester trop longtemps derrière Ferrari, question chevaux. Car lorsque l’on se surnomme « flèches d’argent », il faut suivre un minimum, en matière de puissance. Les Allemands seront-ils capables de combler l’écart d’ici la fin de la saison ? Honnêtement, cela serait surprenant. Néanmoins, en réduisant le déficit, Hamilton et Bottas pourraient envisager autre-chose que la seconde ligne, à Monza.

Mais pour faire progresser son bloc, le constructeur germanique va devoir prendre des risques en matière de fiabilité. La fiabilité, un autre point faible de Mercedes cette année, du moins en comparaison avec Ferrari. Néanmoins, si les Italiens y sont parvenus, nulle raison que leurs rivaux ne soient pas en mesure d’en faire autant. Toto Wolff et ses équipes sont actuellement en pleine réflexion pour savoir à quel moment cette évolution devra être introduite et surtout, combien représentera-t-elle en terme de gain au tour. En clair, Mercedes cherche à savoir à quel point le jeu en vaudrait la chandelle…

« Nous sommes dans une phase intéressante de développement de la spec. 3, et nous essayons de voir quelle puissance nous pourrions amener à Spa et Monza. Nous déciderons ensuite si nous devons retarder ou non son introduction.  À cause de la maturité de la réglementation, il est désormais très difficile d’extraire plus du groupe propulseur sans altérer la fiabilité. Toutes les expérimentations qui peuvent aboutir à un gain de performance doivent être analysées en termes de fiabilité car en fin de compte, ce sont les abandons qui font la différence en fin de championnat, bien plus que le dernier dixième trouvé. Ferrari est parvenu à extraire plus de performance de son moteur au cours des derniers Grands Prix. À nous de pousser fort pour trouver ce qui nous manque ». Propos tenus par Toto Wolff et relayés par Auto Hebdo

Déjà, cette année, Mercedes avait retardé l’introduction de sa spécification 2, précisément pour des raisons de fiabilité. Cette trop grande prudence ne serait-elle pas, d’ailleurs, en partie responsable de la prise de pouvoir des italiens depuis plusieurs Grand-Prix ? Car du côté de Maranello, les risques ont été pris, c’est une évidence. Mais, évidemment, lorsque l’on est favori, la donne est différente. Et bien qu’ils soient en tête des deux championnats, les allemands conservent un rôle de chasseur, compte-tenu de la supériorité de leurs concurrents. Nous saurons, à Spa Francorchamps, quelle sera la stratégie de la firme à l’étoile à court terme. De notre côté, nous optons pour une évolution majeure à Monza…

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