Le Mag Sport Auto

Formule 1 : Vettel, le seul point faible de Ferrari ?

Oui, il serait facile d’exploiter l’erreur de Sebastian Vettel en Allemagne pour en conclure que l’Allemand demeure un cran en-dessous sur le plan mental…Pourtant, en dépit de cette sortie de piste qui a coûté cher à Ferrari, le quadruple champion du monde croît en ses forces et surtout, en celles de sa monoplace, toujours la plus rapide, sur le papier.

Hamilton et Mercedes défient toute forme de logique…

24 points, c’est l’écart qui sépare Sebastian Vettel du leader du championnat, Lewis Hamilton. Soit, quasiment, une victoire (25 points). Une situation assez surprenante compte-tenu de la supériorité de la Ferrari mais aussi, des nombreuses erreurs commises par Mercedes (en matière de stratégie), en plus d’une fiabilité loin d’être irréprochable. Pourtant, c’est bel et bien la firme à l’étoile à trois branches qui mène dans les deux championnats…

Premier responsable, Sebastian Vettel, qui assume pleinement son erreur du Grand-Prix d’Allemagne 2018 de Formule 1. Sans ce tout droit sur une piste rendu piégeuse par la pluie, le pilote Ferrari serait probablement en tête du classement des pilotes.

« Le mouvement de balancier va parfois dans notre direction, parfois non. De mon point de vue, je pense que ç’a été assez régulier. L’erreur qui a vraiment coûté cher c’est l’Allemagne. Ce fut une petite faute, je n’attaquais pas outre-mesure mais je suis sorti de la piste. Cela fait partie du jeu. Je ne peux pas remonter en arrière. Cela nous fait du mal, bien entendu, mais je suis confiant sur le fait que nous puissions mettre Mercedes sous pression et faire de grandes choses dans la seconde partie de saison ». (source : F1 Official)

Mais c’est surtout l’enchaînement avec le Grand-Prix de Hongrie qui a fait du mal à la Scuderia. Alors que les Ferrari y étaient largement favorites, rien ne s’est passé comme prévu. En cause, cette-fois, la météo. Vraisemblablement toujours un cran en-dessous dans ces conditions, la monoplace italienne s’est retrouvée en difficulté sur sol humide, au point de louper la première ligne, 100% flèches d’argent. Pourtant, dans des conditions sèches, ce sont bel et bien les Ferrari qui auraient -probablement- verrouillé cette première ligne. Un coup du sort, favorable aux allemands qui, mieux positionnés sur la grille, parvenaient à mener une course d’équipe pour offrir la victoire à Lewis Hamilton. Alors que Lewis semblait totalement perdu en essais libres et incapable de rectifier le tir…comme cela s’est d’ailleurs déjà produit deux fois, cette saison (et les précédentes…).

F1 2018 : Vettel en manque de réussite

Mais décidément, cette année, dame « chance » paraît avoir jeté son dévolu sur les gris, pourtant battus dans quasiment tous les domaines, si l’on excepte la régularité des pilotes. Car dans ce secteur, Lewis Hamilton est clairement plus fort que Sebastian Vettel. Même en difficulté en matière de vélocité et/ou de mise au point, l’Anglais parvient toujours à terminer ses courses bien placé. Une régularité qui a contribué à sa place de leader à la trêve. En dépit des multiples errances des stratèges de Mercedes…D’ailleurs, jamais le Britannique n’avait connu pareille réussite de toute sa carrière. A l’inverse, Sebastian semble accumuler les coups du sort. Sortie d’une voiture de sécurité au mauvais moment, charge de Verstappen, météo, les éléments paraissent se déchaîner contre l’Allemand. Alors dans ces conditions, évidemment, une ou plusieurs erreurs du pilote peuvent avoir des conséquences très lourdes…

Voilà qui nous incite à faire une comparaison avec 2017, championnat qui était largement à la portée de Ferrari, avant l’accrochage de Singapour puis les problèmes de fiabilité. Néanmoins, Vettel, balaye d’un revers de la main cette comparaison, en évoquant la compétitivité de sa monoplace, dominatrice en 2018 (contrairement à l’an passé) :

« L’an passé, nous avons perdu le championnat car, je pense, la voiture n’était pas suffisamment rapide, malgré les abandons. En 2018, notre monoplace est plus rapide et plus forte. Elle garde encore pas mal de potentiel à extraire. Et il reste des choses dans les tuyaux pour améliorer cela,  je suis donc optimiste. »

Une analyse pertinente selon nous, d’autant que les Ferrari vont enchaîner plusieurs courses très favorables. Avec toute la puissance délivrée par le V6 transalpin, les tracés de Spa Francorchamps et surtout, de Monza, pourraient faire très mal au moteur germanique, en manque de chevaux voire, de fiabilité. Il faudra toutefois prêter attention à l’évolution du bloc Mercedes, qui pourrait arriver sur l’un de ces deux circuits. Puis, après, Singapour, le Japon ou encore, la Russie, devraient aussi convenir aux monoplaces de Maranello. Clairement, la fin de championnat devrait donc être favorable aux rouges.

Mais pour enfin renouer avec le titre de champion du monde de Formule 1, Sebastian Vettel devra impérativement piloter avec d’avantage de retenue, c’est à dire en évitant les prises de risque inutiles. C’est sur ce point que l’Allemand doit encore progresser. Car, pour le reste, il semble enfin disposer de l’arme qui lui permettra de remporter une cinquième couronne. Reste, toutefois, à faire en sorte d’attirer à nouveau la réussite sur la Scuderia, élément qui semble échapper aux rouges et à Vettel depuis plusieurs courses.  Rendez-vous à Spa pour un nouvel acte de ce passionnant duel entre les deux références actuelles de la Formule 1.

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Mag Sport Auto

GRATUIT
VOIR