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Gilles Villeneuve, le Petit Prince du Canada pour l’éternité

Malgré un palmarès relativement peu étoffé (six victoires en Grand Prix), Gilles Villeneuve est l’une des plus grandes légendes de la Formule 1. Surnommé le Petit Prince, le pilote canadien doit sa renommée à son style hautement spectaculaire, mais aussi à sa mort tragique survenue lors du Grand Prix de Belgique en 1982. Tandis qu’une exposition lui était récemment consacrée au Casino de Montréal, retour sur le destin d’un véritable champion.

Une carrière placée sous le signe du spectacle

Passionné par le sport automobile depuis sa plus tendre enfance, Gilles Villeneuve s’essaie tout d’abord aux épreuves de motoneige, faute d’argent. Remportant le titre de champion du monde en 1974, le Canadien dispose désormais des moyens suffisants pour se lancer en Formule Ford. Il décroche d’ailleurs le championnat du Québec avec sept victoires en dix courses, ce qui lui permet de passer à l’échelon supérieur : la Formule Atlantic.

Après une première saison compliquée, Villeneuve finit par remporter les championnats canadiens et américains de Formule Atlantic en 1976, avec neuf victoires en dix courses. Mieux encore, il s’impose au Grand Prix de Trois-Rivières, chez lui, face à plusieurs pilotes de Formule 1 invités pour l’occasion dont le futur champion du monde James Hunt. 

L’écurie McLaren lui offre alors l’occasion de débuter en F1 sur le Grand Prix de Grande-Bretagne. Terminant seulement onzième, ses temps au tour et son style offensif parviennent néanmoins à séduire Enzo Ferrari, qui l’engage dans son écurie. Pour sa première saison au plus haut niveau, Villeneuve éprouve quelques difficultés mais clôture l’année de la plus belle des manières en remportant le Grand Prix du Canada en 1978.

Une disparition tragique lors du Grand Prix de Zolder

Si Gilles Villeneuve connait ensuite des saisons en dent de scie (1978 et 1980), il finit tout de même vice-champion du monde en 1979 et, surtout, gagne la reconnaissance du public grâce à sa conduite spectaculaire. Son duel face à René Arnoux lors du Grand Prix de France en 1979 est encore aujourd’hui considéré comme l’un des moments les plus marquants de l’histoire de la F1.

A l’entame de la saison 1982, il est présenté comme l’un des grands favoris pour le titre au vu des progrès de sa Ferrari. Dominé par Alain Prost sur les premières courses, Villeneuve est bien décidé à se rattraper durant le Grand Prix de Saint-Marin. Profitant de l’abandon de Prost, il file en tête juste devant son coéquipier et ami Didier Pironi. Alors que le stand Ferrari leur demande de figer les positions, Pironi attaque un Villeneuve surpris par cette manœuvre et remporte la course, au grand désarroi du Canadien. Celui-ci refuse de saluer son coéquipier sur le podium et, s’estimant trahi, est bien déterminé à se venger.

Le Grand Prix suivant se déroule sur le circuit de Zolder, en Belgique. Toujours furieux contre son ami, Villeneuve tente par tous les moyens de surpasser le temps de Pironi durant les qualifications. Lancé à pleine vitesse, il heurte alors violemment la March de Jochen Mass. La Ferrari décolle et retombe lourdement dans une série de tonneaux. Gilles Villeneuve, lui, est éjecté du véhicule et trouve la mort à 32 ans, les vertèbres cervicales brisées. Le monde de la Formule 1 vient de perdre l’un de ses champions préférés.

Une légende toujours intacte à l’échelle mondiale

Ingénieur pour Ferrari, Mauro Forghieri décrit Gilles Villeneuve comme le pilote ayant obtenu la plus grande reconnaissance du public. Jamais dans le calcul, le Canadien a marqué toute une génération, et c’est donc tout naturellement que sa légende s’est perpétuée à travers le temps. 

Le circuit de Montréal, théâtre de son premier succès en Formule 1, a notamment été rebaptisé circuit Gilles Villeneuve quelques semaines après sa disparition, l’inscription Salut Gilles étant peinte sur la grille de départ. Un musée lui est également dédié à Berthierville, mais le plus bel hommage lui vient de son fils Jacques, qui remporte le titre de champion du monde de Formule 1 en 1997. 

Sa femme Joanna, elle-même passionnée par le sport automobile, continue de faire vivre la mémoire de Gilles. Pour preuve, trois monoplaces qui ont marqué la carrière du champion étaient exposées à son initiative à l’occasion du Grand Prix du Canada. Le lieu choisi était à la hauteur du monument puisqu’il s’agissait du Casino de Montréal, le meilleur établissement de jeux d’argent et de hasard du pays si l’on se fie à ce site qui propose aussi la liste des meilleurs casinos en ligne au Canada. D’ailleurs, le Casino de Montréal est visible…depuis le circuit Gilles Villeneuve. Salut, Gilles.

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