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Jean-Eric Vergne : prétendant crédible au titre, en Formule e ?

Alors que le championnat du monde de Formule E 2017/2018 a débuté il y a quelques jours, à Hong-Kong, la hiérarchie semble complètement chamboulée. Si les écuries Audi Abt et Renault eDams sont pour le moment en retrait, ce son DS/Virgin, Techeetah et Mahindra, trois outsiders, qui ont récolté les premiers lauriers en Asie. Parmi eux, le pilote tricolore Jean-Eric Vergne paraît en bonne position.

Formule E : Techeetah face au gratin de l’automobile Premium

A quelques semaines de la course de Marrakech, il va sans dire que la saison 4 de Formule E n’an probablement pas, encore, livré sa hiérarchie véritable. Néanmoins, dans cette série, les surprises se produisent de temps en temps. Et à l’occasion des manches d’ouvertures, Sam Bird et Jean-Eric Vergne ont fait briller les couleurs de DS/Virgin et Techeetah. Si pour le Britannique (vainqueur de la course 1) un tel résultat n’était pas si surprenant, pour le français, cela n’était pas attendu.

Une pole position puis la 2ème place en course 2 ainsi qu’un top 5 en C2 permettent en effet à Jean-Eric de pointer au deuxième rang du classement des pilotes. En matière de performance pure, rien de réellement surprenant, le potentiel du binôme Vergne/Techeetah ayant déjà fait merveille lors de la saison précédente.

Par contre, après un temps de roulage très limité lors des essais hivernaux et un manque de connaissance du nouveau groupe propulseur Renault, le début de saison s’annonçait très difficile. Mais sur la piste, il n’y en a rien été, bien que la seconde journée (dimanche) se soit avérée plus complexe que la première. C’est surtout le potentiel de Techeetah qui semble considérable. Car, avec d’avantage d’expérience avec le moteur, la marge de progression de la formation asiatique pourrait être très importante. Au contraires des DS/Virgin et autre Mahindra, qui tournent, peut-être, déjà à plein régime.

Chacun se souviendra qu’au lancement de la saison 3, Vergne avait annoncé vouloir se battre pour le titre. S’il avait, alors, échoué dans sa quête, il se pourrait bien que la S4 soit la bonne. Cela ferait un bien fou à cette discipline, dominée par les mêmes constructeurs depuis ses débuts. La victoire finale d’une équipe « cliente » serait, qui plus est, très bénéfique en vue d’attirer d’autres formations privées, en marge de grands constructeurs (Jaguar, Audi, Bmw, Mercedes, Porsche, etc.). Mais David a-t-il réellement les armes pour vaincre Goliath sur l’ensemble de ce championnat ?

Rendez-vous le 13 janvier prochain à Marrakech, pour le second meeting de la nouvelle saison de Formule E avec, peut-être, un début de réponse…

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