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La Formule 1 doit-elle, comme en MotoGP, envisager des essais additionnels ?

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Si rien n’est encore fait et que nous n’en sommes qu’au stade des discussions, la MotoGP devrait annoncer dans les jours à venir la mise en place d’essais exceptionnels. L’objectif, permettre aux pilotes de bénéficier d’un entraînement une à deux semaines avant le lancement de la saison. Pour compenser la longue période d’inactivité due au confinement. Une telle idée doit-elle et surtout, peut-elle être mise en place en Formule 1 ?

Formule 1 : un test additionnel, oui, mais où ?

Si l’on suit le modèle qui se dessine en MotoGP, les écuries de Formule 1 pourraient peut-être obtenir un test additionnel, sur le circuit qui accueillerait la première manche du championnat 2020. Alors, évidemment, si cela se produit au Canada, il sera compliqué de venir en amont sur cette piste. A moins que cette ou ces journées en plus ne soient organisées les mercredi et jeudi précédant le G.P, par exemple. Mais encore une fois, à Montréal, la chose parait difficile à mettre en oeuvre, compte-tenu de l’organisation nécessaire. En effet, ce circuit n’est quasiment jamais emprunté, en dehors du week-end de F1.

En revanche, si la France récupérait le lancement de la saison, il serait nettement plus jouable de donner rendez-vous aux équipes sur le tracé du Castellet, en amont du Grand-Prix. Sachant que ce dernier a souvent été mis à profit, notamment dans le cadre des tests Pirelli. Reste, aussi, la possibilité de choisir une piste comme Barcelone (ou autre), afin que les pilotes retrouvent leurs marques, notamment physiquement, là encore pour pallier au manque de roulage durant de longues semaines. Tout en disposant de « références ».

Une question de sécurité ?

Car mine de rien, avec ces multiples reports, les packages/évolutions prévus progressivement en début de saison vont être ajoutés de manière plus radicale -et soudaine- sur des monoplaces pilotées uniquement en tests, à Barcelone. Autrement dit, les pilotes risquent de découvrir -lors du premier GP- des F1 complètement différentes de celles conduites en Espagne. Ce qui pourrait être considéré comme dangereux. Même si cela permettrait peut-être, aussi, de redistribuer provisoirement les cartes, avec une possible « loterie » sur le premier Grand-Prix.

Alors, oui, il serait de bon ton que les pouvoirs sportifs oublient un peu leur obsession pour les économies d’argent (compte-tenu de la situation de crise), en offrant une ou deux journées de tests en plus aux équipes. Reste à savoir si, financièrement, tout le monde pourrait se le permettre. Sachant que les revenus des droits TV 2020 seront forcément moindres, plusieurs épreuves étant d’ores et déjà annulées et non-reprogrammées, comme Monaco et Melbourne. Mais là, on imagine que des aides pourraient être mises en place.

Et puis cela pourrait être considéré comme une compensation (en termes de temps en piste) aux courses qui n’auront pas lieu, les essais libres de début de saison permettant souvent d’améliorer sa compréhension d’une monoplace et de l’améliorer. De plus, nous pourrions imaginer aussi une diffusion, en direct à la TV, pour offrir un spectacle supplémentaire aux fans et ainsi, faire rentrer un peu d’argent. car une situation exceptionnelle demande des mesures exceptionnelles !

Une bonne idée, donc, qu’il faudrait peut-être considérer. A bon entendeur…

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