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La Formule 1 s’oppose à une guerre entre manufacturiers

Alors que la Formule 1 ne cesse de changer ses règles pour retrouver sa gloire perdue, certaines idées sont rejetées quasi-unanimement. C’est le cas d’une possible ouverture à la concurrence, niveau pneumatiques. Si Pirelli n’y est pas complètement opposé, les directeurs d’écuries, eux, semblent réticents.

Formule 1 : comment relancer le spectacle ?

Selon plusieurs responsables d’écuries de Formule 1, permettre à plusieurs manufacturiers de se battre dans la catégorie reine serait contre-productif. Certains d’entre-eux pensent en effet que cela irait à l’encontre de la volonté actuelle. D’autres imaginent que les conséquences en matière de spectacle ne seraient pas bonnes. C’est le cas notamment d’Andreas Seidl (Mclaren) : « Nous ne devrions pas oublier que mêmes lors des années où il y avait la plus grosse des guerres pneumatiques, il y avait parfois une domination absolue de la part d’une équipe tout au long de la saison. Alors je ne suis pas convaincu que ce soit la solution. Il est important qu’entre les équipes, et avec la FIA et la FOM, nous prenions notre temps pour réellement définir clairement quel est l’objectif au niveau des pneus pour l’an prochain et pour 2021″.

Seidl n’a pas tort. Mais ce dernier ne doit pas oublier non plus une saison comme celle de 1997. Cette année-là, grâce à l’entrée en lice de Bridgestone (face à Goodyear), de nombreuses petites équipes s’étaient retrouvées en position de gagner et/ou de terminer sur les podiums. Ainsi, Arrows, Stewart et Prost avaient brillé à plusieurs occasions. Une saison qui reste d’ailleurs gravée dans les mémoires de nombreux fans, en raison de courses disputées avec d’autres équipes (en Goodyear) comme Benetton, Williams, Ferrari, Jordan et Mclaren.

Evidemment, rien ne dit qu’un tel facteur (les pneus) relancerait le spectacle de nos jours. Mais l’idée de voir des équipes telles Alfa Romeo, Haas ou Toro Rosso se battre pour des victoires/podiums ne peut qu’être séduisante, non ? Même si cela devait résulter d’un paramètre réduisant -en partie- à néant le travail des ingénieurs sur le châssis/moteur. Car c’est bien là le problème, en F1, le manque flagrant de prétendants à la victoire….

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