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Les consignes en Formule 1 : attention à l’escalade…

Formule 1, nouvelles qualifications annulées en 2016

Elles ont traumatisé nombre de fans de Formule 1 tout au long de l’histoire et elles réalisent un retour fracassant cette année : les consignes d’équipe ! Et si Ferrari le faisait presque systématiquement chaque année, en 2018, les choses sont devenues plus claires, à la fois chez les rouges et chez leurs rivaux. C’est, en effet, au Grand-Prix d’Allemagne, que tout a basculé…

Formule 1 : Le G.P d’Allemagne adore les consignes !

Décidément, la course d’ Hockenheim, en Formule 1, est souvent synonyme de spectacle gâché. En omettant quelques Grand-Prix mémorables comme celui de 1997 ou encore, de 1994, lorsque Ferrari renouait avec la victoire (après 4 saisons de disette) grâce à Gerhard Berger, qui terminait devant les Ligier Renault de Panis et Bernard…Et nous ne parlons pas du véritable carton au départ, provoqué par Mika Hakkinen et sa Mclaren Peugeot…

Pour en revenir à notre sujet, tout le monde se souvient de l’ordre donné à Felipe Massa, il y a quelques années, afin de donner l’avantage à Fernando Alonso, alors vainqueur du Grand-Prix d’Allemagne pour le compte de Ferrari. Autre événement, en 1999 -alors que Schumacher était en convalescence, après son accident à Silverstone- Mika Salo, solide leader, devait céder la victoire à son coéquipier au sein de la Scuderia, Eddie Irvine.

Et bien, désormais, la liste s’allonge d’un nouveau cas si ce n’est que cette-fois, l’équipe italienne n’est plus la seule concernée. Car, si Raikkonen a bel et bien laissé passer Vettel sur ce Grand-Prix 2018, c’est Mercedes qui a clairement donné l’avantage à Hamilton, face à Bottas, une première cette année. Evidemment, après la course, ces doubles-consignes ont suscité nombre de critiques, Raikkonen comme Bottas ayant perdu-là de grandes chances de victoire…

Heureusement, l’intervention de la pluie à Hockenheim, cette année, avait quelque peu rafraîchi les esprits échauffés…de quoi sauver le spectacle face à ces consignes, autorisées en Formule 1 depuis plusieurs années. Et c’est sans doute-là qu’est le problème, du moins pour les supporters et spectateurs, qui se déplacent et payent -cher- leur places en vue d’assister à des courses disputées et riches en dépassements. Bien sûr, les consignes vont à l’encontre de cet état d’esprit…

Alors, faut-il interdire, à nouveau, ces pratiques ? Non car les différentes écuries trouveraient de multiples moyens de contourner la règle afin d’arriver à leur fin. C’est d’ailleurs ce qui se produisait lorsque les ordres d’équipe étaient interdits. Et sur le principe, difficile d’aller à l’encontre d’une « entente » au sein d’une écurie, dès lors que les deux pilotes sont prévenus dès la signature de leur contrat. A condition de ne pas dépasser certaines limites, bien entendu, notamment en matière de gêne du ou des rivaux. Sauf que ce dernier cas reste très difficile à maîtriser et à réguler.

C’est pourtant ce genre de dérive que nous pourrions craindre, cette année, avec les dangers (en matière de sécurité) que cela pourrait représenter mais surtout, les conséquences néfastes sur le sport en lui-même. Chacun d’entre-nous a en souvenir quelques Grand-Prix particulièrement nauséabonds ou le coéquipier d’un prétendant au titre jouait la voiture bouchon en retenant l’ensemble du peloton, pour favoriser l’échappée de son leader…Personne ne veut plus voir cela, c’est une certitude.

Aussi, avant que cela ne se reproduise (cette année, par exemple…), il serait bon que les autorités compétentes se penchent sur ce cas, notamment en organisant une réunion avec les écuries concernées (Ferrari et Mercedes), histoire que les consignes d’équipe soient exploitées dans les limites du raisonnable. Limites qu’il faudrait peut-être redéfinir, après les deux courses (Allemagne et Hongrie) que nous venons de vivre…

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