Le Mag Sport Auto

Marquez prolonge chez Honda, après hésitation

Comme le HRC l’a annoncé Dimanche dernier, Marc Marquez défendra, à nouveau, les couleurs de Honda pour les saisons 2019 et 2020.

Une des associations les plus bénéfiques du MotoGP

Marquez et Honda en MotoGP, c’est une histoire d’amour démarrée en 2013. Pour pallier à la retraite de Casey Stoner fin 2012, Honda décide d’aligner un remplaçant étonnant. Il s’agit de Marc Marquez. Si, sur le papier, l’espagnol en est à 5 saisons en championnat du monde, un titre 125 cm³, un Moto2 et 26 victoires, il n’a aucune expérience en MotoGP.

De la part de Honda, aligner un rookie dans la catégorie reine semble risqué. Mais pour Marquez aussi, monter dans une écurie aussi prestigieuse sans expérience est un véritable pari. Pourtant, dès les premières courses, le mélange ‘‘hispano-nippon’’ va faire des merveilles. La première victoire apparaît dès la seconde course à Austin où Marquez domine quasiment de bout en bout le week-end. Plus d’une trentaine suivront ainsi que 45 pôles positions et 4 titres.

Hormis une saison « ratée » – car oui, est-ce un échec que de finir 3ème du championnat ? – Marquez et Honda ont remporté tous les titres des saisons auxquelles ils ont participé. On comprend donc pourquoi ces deux là n’ont pas intérêt à se lâcher. Cependant, les négociations se sont révélées difficiles.

Quels rivaux pour Honda ?

Marquez a très longtemps laissé planer le doute et attendu avant de signer un nouveau contrat. Pour quelle raison ? C’est très simple. Quels ingrédients peuvent bien intéresser un pilote de MotoGP multiple champion du monde ? Une bonne moto pour gagner à nouveau et la salaire qui va avec !

Parlons salaire d’abord. Si les chiffres des pilotes ne sont jamais communiqués exactement, on suppose que Marc Marquez doit tout de même toucher un énorme chèque de la part de Honda. Chèque qui a éliminé de nombreuses écuries candidates. Dès lors, Honda n’avait plus que trois noms à craindre, Yamaha, Ducati et… KTM !

Et oui, car KTM et Marquez partagent un sponsor commun : Red Bull ! Sponsor richissime dont le boss, Dietrich Mateschitz, aurait certainement apprécié de voir le catalan rouler sur l’une des motos autrichiennes. Et pour cela, il pouvait y mettre les moyens.

Cependant, la KTM n’a (actuellement) clairement pas le niveau requis pour aller chercher un titre. Un top10, un top5 peut-être, quand tout va bien, mais pas le niveau que Marquez souhaite. Fin de parcours, donc, pour KTM, qui perdait là toute chance de “signer” le pilote catalan.

Restaient, alors, Ducati et Yamaha. Du côté des italiens, il y avait tout pour plaire. Une moto compétitive et des millions d’euros prêts à sortir (et déjà sortis pour un certain Jorge Lorenzo). Sauf que chez Ducati, on ne peut pas se passer d’un Lorenzo déjà sous contrat mais aussi d’un Dovizioso qui vient de jouer le titre “jusqu’au bout” et de manière spectaculaire. Ducati est donc out.

Yamaha seule en course, face à Honda, semblait bien placée. Une équipe capable de fournir une moto apte à jouer un titre et une structure en mesure de dépenser des millions, de réels arguments, donc. Oui mais Yamaha traverse, depuis un petit moment, une période de crise. Les derniers résultats ne sont pas idylliques, surtout en comparaison avec les performances d’un rookie (Zarco) disposant d’ une moto supposée inférieure. De plus, une cohabitation potentiellement plus difficile (que celle avec Dani Pedrosa) aurait attendu Marquez. Car ce n’est sûrement pas Rossi qui aurait été remercié. Clap de fin, donc, pour Yamaha, qui ne se paiera pas Marquez cette-fois.

Un risque minime mais suffisant pour inquiéter Honda

Si l’on sait que Honda a souvent produit des « fusées » (presque littéralement) en MotoGP, certaines années se sont révélées plus difficiles pour eux. Avec Marquez, il s’agit notamment de la saison 2015, ou une moto réticente l’a fait chuter à répétition. Mais aussi de la saison dernière qui, même achevée par un titre, a mal commencé, de nouveau à cause d’une moto capricieuse.

L’une des tâches de Honda a donc été de lui donner des garanties quant à sa monture. C’est en ce sens qu’a été appliquée une nouvelle méthode de travail. Cette méthode, basée sur la présence de hauts-responsables durant les tests (et d’un temps de réaction raccourci quant à la demande et l’acheminement des pièces) a porté ses fruits. L’ensemble des pilotes Honda peut en effet, ainsi, disposer d’une ligne directe pour y exposer ses doléances en terme de pièces et de réglages.

C’est ainsi qu’en laissant planer le doute quant à son futur, Marquez motivait Honda a trouver de nouvelles solutions et à créer un nouveau système. Efficace tout de même ! En tout cas, cela semble lui convenir puisqu’il ne s’est pas plaint une seule fois de sa machine lors des tests et que le potentiel de la Honda semble conséquent.

Rendez-vous le 18 Mars pour les premières réponses concrètes, lors de l’ouverture de la saison, au Grand Prix du Qatar.

 

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