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Rallycross, Guerlain Chicherit s’offre un beau cadeau d’anniversaire à Essay !

Rallycross, Guerlain Chicherit s'offre un beau cadeau d'anniversaire à Essay !

Pour la deuxième manche du Championnat de France de Rallycross, Guerlain Chicherit a remporté une seconde victoire consécutive. Peut-être moins aisée qu’à Abbeville, mais une belle victoire tout de même ! Le jour de son anniversaire, en plus ! Retour sur un dimanche fou au Rallycross d’Essay 2018.

Et de deux pour Guerlain Chicherit en Championnat de France de Rallycross 2018 !

Après deux deuxièmes places hier en qualifications, Guerlain Chicherit a terminé la Q3 en 2e position puis 1er de la Q4 ! En semi-finale, le pilote G-Fors a devancé (de justesse) Antoine Massé. En finale, rebelote. Antoine Massé semblait vraiment très proche de Guerlain Chicherit. Néanmoins, Massé a accroché Julien Fébreau dans le premier tour de la finale. Peu après, un drapeau rouge a été déployé suite ) un début d’incendie sur la 208 WRX de Fébreau. Et ce, obligeant à un redépart de la finale. Dans cette nouvelle version de la finale, Antoine Massé (qui a changé un pneu avant le redépart) était très très en forme. Grâce à une stratégie de Joker payante et une attaque impressionnante, Guerlain Chicherit a remporté sa seconde victoire consécutive en Rallycross France. Antoine Massé terminait deuxième devant le revenant du jour, Jean-Sébastien Vigion.

De son côté, Julien Fébreau a donc dû abandonner alors qu’il était tout proche d’un nouveau très bon résultat. Il a accepté de revenir avec nous sur son week-end : « Si on s’arrête avant la finale, il s’est très bien passé. Je pense qu’on était les plus rapides en piste ce week-end. Sur chaque manche qualificative, on avait le meilleur temps en piste à peu de choses près. En demi-finale, pareil, on a été les plus rapides. Après, en finale, un pilote a malheureusement décidé de me trancher en deux au départ. Et il a réussi, bravo à lui ! La voiture est très abimée et a pris feu. Je suis donc resté sur le carreau au troisième virage… Donc, malheureusement, on a pas pu concrétiser. Mais, on avait le rythme, c’est ce qui faut retenir de positif du week-end. Pour Châteauroux, il faudra déjà y être… il faut que la voiture soit réparée avant. Ce sera une course contre la montre et une course financière aussi. Mais, si on est à Châteauroux, on appliquera nos méthodes pour jouer devant et mieux finir le week-end. »

Mais voilà, Antoine Massé a été déclassé suite à son accrochage avec Julien Fébreau. Un 0 en finale qui pèsera sûrement son poids au championnat. Ainsi, Jean-Sébastien Vigion termine deuxième devant Fabien Chanoine. Pour l’ancien pensionnaire de la Super1600 c’est une sacrée surprise car il était 13 à l’issue des qualifications ! Samuel Peu, termine quatrième devant le belge « MDK » venu faire une pige en France. Michaël De Keersmaecker (MDK) est revenu avec nous sur son week-end et sa finale :

« A chaque fois que je reviens ici c’est un peu comme revenir à la maison. C’était super de revenir à Essay avec cette voiture. J’ai un très bon feeling avec l’auto, le circuit, tout en fait. A propos de la finale, au premier coup j’ai fait un bon départ, cependant, le gars avec la Peugeot grise -je ne connais pas son nom- a tout bloqué ! C’est la raison pour laquelle moi et le gars à la voiture bleue (Julien Fébreau, ndlr) ont a dû en rester là. Puis, j’ai eu un problème avec les commissaires. Il y a eu un drapeau rouge puis ils m’ont montré un drapeau bleu en même temps. Ce qui n’est pas logique, correct, par rapport à la réglementation. Ensuite, j’ai pris à nouveau un bon départ. Mais, je sais qu’on a pas le droit de changer ses pneus lors d’un redépart, mais quelqu’un a changé ses pneus… c’était la même personne, encore ! Le gars à la Peugeot grise… Je ne sais pas ce qui s’est passé, ce n’est pas correct même si moi je ne me bats pas pour le championnat… »

Derrière, c’est le costarmoricain Laurent Bouliou qui se classe, du coup, sixième. Une place de mieux qu’à Abbeville donc, grâce au déclassement d’Antoine Massé ! Il nous a confié être très satisfait de son week-end : « Un week-end exceptionnel, toute la motivation de l’équipe a permis de réaliser ce bon résultat. Les premières manches qualificatives furent délicates avant de gagner notre série en Q4 ! On y a fait le meilleur temps dans le Joker et le 5e au général. En semi-finale, on fait le taf’ on y termine quatrième. Pour finir, on a été jusqu’au bout. Avec un tel plateau on est très contents d’avoir accéder pour une deuxième fois consécutive à la finale. Comme à Abbeville, derrière c’était quasiment impossible avec la poussière ! Maintenant, on va aller à Châteauroux en confiance. On a fait nos tests là bas et on sait qu’on y est très rapides. »

En semi-finales, grosses déceptions pour Jochen Coox et Damien Meunier. Comme l’an dernier, Jochen Coox est parti à la faute presque au même endroit. Cette année, pas de tonneaux mais un tête-à-queue qui ne permet pas à Magda (le prénom de la Volkswagen Polo) d’accéder à la finale. Après l’incendie à Abbeville, la finale se refuse toujours au très sympathique pilote belge. De son côté, Damien Meunier a connu un week-end un peu plus délicat. En effet, le plus jeune pilote français en Supercar, est parti à la faute en Q4. Une erreur qui lui coûte une mauvaise place sur la grille de sa semi-finale (12e au général) et une non-qualification pour la finale. Néanmoins, Damien nous a expliqué que ce Rallycross d’Essay fut riche en apprentissages pour lui :

« J’ai commis une erreur en Q4 qui m’a fait chuter au général et qui m’a coûté cher pour la suite. Mais c’est la course… j’apprends. En Q4, dans le dernier tour, je suis monté sur le rail de sécurité. Ce choc a dû faire bouger mon parallélisme de la roue avant-droite. Et, plus tard, quand j’ai voulu freiner la voiture est partie. Je ne pouvais pas la rattraper. L’équipe a su réparer l’auto pour partir en demi. Ils n’ont pas mangé mais ils ont vraiment bien bossé ! Très vite, j’ai été gêné par ceux devant moi en semi-finale. David Fevre était devant moi, j’attaquais encore et encore, mais impossible de le passer. Au final, j’ai beaucoup appris. Il faut que je sois plus cool derrière le volant, moins « énervé ». Mais j’apprends. »

Prochain rendez-vous du Championnat de France de Rallycross 2018, le RX de Châteauroux les 2 et 3 juin.

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