Le Mag Sport Auto

Reportage : immersion au sein de Rallye Jeunes FFSA, à Lyon

La première des deux sélections de la 22ème opération FFSA Rallye Jeunes se déroulait le week-end dernier (3 et 4 novembre 2018). Le but, trouver le nouvel espoir des rallyes français. C’était sur le circuit Actua, à Saint Laurent de Mûre et nous étions sur place.

Rallye Jeunes 2018 : Le principe

Sébastien Loeb, Sébastien Ogier, Eric Camilli, Adrien Fourmaux, … tous ont comme point commun d’être pilote de rallye, certes, mais aussi et surtout d’être passés par l’opération FFSA Rallye Jeunes.

Si tous ne l’ont pas emporté (notamment Loeb, double finaliste mais pas vainqueur), ils ont pu bénéficier de cette opération permettant à deux espoirs du sport automobile (un licencié et un non-licencié) de gagner une saison en championnat de France des Rallyes, en catégorie Junior.

Pour se faire, le principe est simple. Il faut boucler plusieurs parcours techniques (comprenants slaloms, freins à main, passages dans des portes…) dans un temps imparti. Pour cette sélection lyonnaise 2018, les participants devaient ainsi boucler un premier parcours dans les 10% du temps réalisé le matin même par Nicolas Bernardi. Passant ensuite à un second, plus long, il s’agissait cette fois d’établir l’un des 6 meilleurs chronos pour se qualifier et s’ouvrir les portes de la finale. A noter que 4 licenciés et 2 non-licenciés étaient sélectionnées par les instances dirigeantes de FFSA Rallye Jeunes.

 

 

La pratique

La journée démarre tôt à Rallye Jeunes. En effet, dès 8h, les premiers participants débarquent sur le circuit. Passé l’accueil et l’inscription, tout commence par une mise en tenue assez ‘‘légère’’. Seul le casque est en effet autorisé (et obligatoire), ce dans un souci d’équité entre les concurrents.

Si, à ce moment-là, tout le monde ne pense plus qu’au pilotage à venir, il reste néanmoins une ultime étape avant de prendre le volant, celle du briefing. Animé par deux officiels, l’on y reprend des principes de base (bien s’équiper et s’installer) mais aussi de sécurité (faire attention aux commissaires, …) ainsi que des détails techniques sur la voiture et les spécificités du circuit à accomplir.

Alors, les choses sérieuses commencent. Les candidats se dirigent en petits groupes vers la piste. Ce qui les y attend ? Rien de moins qu’une Ford Fiesta ST Line de base ! Pas très impressionnant à première vue, mais pour avoir eu droit à un tour avec Nicolas Bernardi, croyez-nous, cette voiture se transforme littéralement, une fois entre de bonnes mains…

Trois Ford roulent en boucle sur chaque piste pour le parcours de 1er degré. Tandis que l’un des candidats le boucle, un autre attend sur la ligne de départ, et le dernier descend ou s’installe dans la voiture sur une zone située à l’écart de la piste.

Le stress monte, alors que les participants se rapprochent du moment de prendre les commandes. Chacun d’entre eux a le droit de couvrir deux tours. Un “à blanc”, pour prendre la mesure de la piste, suivi du véritable tour chrono, celui qu’il ne faut pas manquer.

Alors que les pilotes s’enchaînent, le rythme reste assez hétéroclite. Certains ratent leur départ, d’autres le slalom, mais c’est surtout le 180° au frein à main qui pose problème. Là où chaque plot touché est synonyme d’élimination, tout doit se jouer au millimètre.

 

 

Second degré

A environ 16 heures, alors que les 350 participants n’ont pas encore tous eu l’occasion de tenter leur chance sur le premier parcours, l’on met déjà en place le suivant. En cause, la crainte de voir la nuit tomber avant la fin de la sélection.

Une première vingtaine de pilotes qualifiés se retrouve donc à nouveau sur la piste. Mais pour ce second parcours, c’est à pied et avec Nicolas Bernardi que se fait le ‘‘tour’’ de reconnaissance. Prodiguant le maximum de conseils possible, le champion de France des Rallyes 2005 donne les points clés de la piste aux participants.

Ces derniers vont alors se succéder. Les voitures ne changent pas, les règles sont les mêmes, sauf que cette fois, l’on joue la qualification pour la finale. Il faut donc faire partie des quatre premiers licenciés ou des deux premiers non-licenciés pour avoir une chance d’être retenu.
Les demi-finalistes s’enchaînent. Si peu craquent sous la pression, certains commettent néanmoins des erreurs en allant chercher la limite. Les actions se succèdent en piste et l’on discerne petit à petit les qualifiés.

Alors que la nuit commence à se montrer menaçante, six pilotes sur les plus de 700 du week-end sont finalement désignés :

Florent Todeschini, William Gagniere, Lucas Leroy et Romain Veyrat pour les licenciés. Bertrand Blonder La Rougery et Jérôme Vanacker pour les non-licenciés. 

Ces sélectionnés se retrouveront dès le lundi 12 novembre pour la finale sur le circuit de Lédenon. Avec eux, six autres finalistes seront désignés sur le même circuit le week-end précédant la finale. Tous s’affronteront ainsi pour déterminer les vainqueurs. Un licencié et un non-licencié seront sélectionnés pour devenir pilote de rallye en championnat de France des Rallyes Juniors. Soutenus par la FFSA, leur avenir peut, alors, devenir radieux.

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