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Retour sur la carrière d’Olivier Panis en Formule 1

Formule 1, les chances françaises

Pilote réputé travailleur, appliqué et fiable, Olivier Panis aura connu ses meilleures années au début de sa carrière en Formule 1 avec Ligier. Ses quatre premières saisons furent d’ailleurs récompensées par au moins un podium chaque année, malgré un matériel pas toujours compétitif. Une trajectoire assez étonnante se résumant d’ailleurs à quelques courses restant gravées dans la mémoire des Français.

olivier panis podium allemagne 1994En effet, lors de ses débuts chez Ligier Renault, en 1994, Olivier se bat avec une monoplace difficile à conduire et ne lui permettant pas de batailler dans les points. Pourtant, à la faveur du carambolage gigantesque provoqué par Mika Hakkinen (Mclaren Peugeot) à Hockenheim, Panis réussit l’exploit de terminer 2ème, derrière la Ferrari de Berger et devant son coéquipier chez Ligier, Eric Bernard. Sur sa lancée, le Grenoblois parvient même à inscrire le point de la 6ème place lors de la course d’après, en Hongrie.

En 1995, avec le rachat de Ligier par Briatore, les espoirs sont revus à la hausse, la Ligier disposant de certains éléments de la Benetton. Néanmoins, en raison du manque de fiabilité de sa monoplace, Panis ne termine pas aussi souvent que souhaité dans les points. Mais lorsqu’il est à l’arrivée, la performance est de mise avec notamment deux 4ème places décrochées au Canada et en Angleterre ainsi que trois arrivées dans les points en Espagne, en Hongrie et au Japon. Mais c’est à l’occasion du dernier G.P, en Australie, qu’Olivier réalise l’’exploit en terminant deuxième, malgré un moteur en fumée durant les dix derniers tours. Il termine finalement 8ème du championnat, son meilleur classement en Formule 1…

Pourtant, le meilleur reste à venir, en 1996 sur le mythique circuit de Monaco. Parti seulement 16ème, le pilote de la Ligier Mugen Honda remonte progressivement sur une piste détrempée, en dépassant de nombreux concurrents (donc la Ferrari d’Eddie Irvine) pour finalement s’imposer –après l’abandon de la Benetton Renault de Jean Alesi-, sa seule et unique victoire en Formule 1. En dehors de cette victoire, Panis marquera également un point au Brésil puis deux unités en Hongrie, pour terminer à la 9ème place du général.

1997 sera définitivement la meilleure saison d’Olivier Panis en Formule 1 en matière de performances pures. Au volant d’une Ligier-Prost équipée des avantageux pneus Bridgestone, le Français va en effet se battre pour la première fois et de manière régulière aux avant-postes. Si bien qu’avant son dramatique accident au Canada, Olivier se trouve même en position de jouer le podium au classement général, derrière Schumacher et Villeneuve ! 3ème au Brésil, 2ème en Espagne, le pilote de la Prost Mugen Honda figure d’ailleurs brièvement en tête en Argentine, avec une victoire pour ainsi dire acquise, avant que le moteur de sa monoplace ne vole en éclat…

olivier panis bar honda 2001Après ces résultats prometteurs, la déception est de mise les deux années suivantes, au volant d’une Prost Peugeot manquant à la fois de performance et de fiabilité. Pas de points en 1998 et seulement deux unités en 1999 auront raison de la collaboration entre Panis et Prost. Le Grenoblois trouve ensuite refuge chez Mclaren Mercedes en 2000, pour un poste de pilote essayeur qui le propulsera directement chez Bar Honda, équipe avec laquelle il s’engage pour deux saisons. Après avoir marqué quelques points (8 au total, sur les deux saisons) et être passé à côté du podium au Brésil (2001) suite à une gestion approximative de son arrêt au stand par son équipe, Olivier Panis signe ensuite pour deux nouvelles saisons chez Toyota.

Il s’offre plusieurs belles performances en 2003 et 2004, notamment en qualifications, et passe à côté de quelques podiums par défaut de fiabilité de sa Toyota ; et marquera 6 points lors de chacune de ces deux saisons (son meilleur résultat, une 4ème place au G.P des USA en 2004 et au G.P d’Allemagne 2003), avant de mettre un terme à sa carrière en tant que pilote titulaire…Coup de chapeau à l’un de nos meilleurs pilotes Français de ces dernières années…

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