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Test de DiRT Rally 2.0 : le digne successeur ? (PS4)

Lorsque Codemasters avait annoncé une suite à son « DiRT Rally », les fans ont immédiatement sauté de joie. Toutefois, est-on vraiment sûr que cette version « 2.0 », comme l’indique le titre, se montre digne de succéder au précédent opus ? LeMagSportAuto tente d’apporter un élément de réponse avec le test de ce jeu, effectué sur PS4 !

Du gros contenu ?

Pour le bonheur des amateurs de spectacle et de rallye, le rallycross fait son apparition dans DiRT Rally 2.0 ! Même si Codemasters s’est offert la licence officielle FIA World Rallycross Championship, le calendrier RX n’est malheureusement pas complet, du moins dans le jeu de base. Les développeurs ne se contentent que de quelques destinations phares comme Hell, Trois-Rivières, Lohéac ou encore Riga. Au final, 8 circuits sur 12 sont disponibles « gratuitement », tandis que le reste arrivera plus tard, mais en DLC.

Le rallye « classique » n’est pas en reste puisque DiRT Rally 2.0 offre la possibilité d’être au volant d’une multitude de véhicules, toutes époques confondues. Cela va de la Fiat 131 Abarth à la dernière Polo, tout en passant par les monstres du Groupe B (Quattro, 205 T16, MG Metro) ou encore quelques surprises comme la Citroën DS 21 ou l’Aston Martin V8 Vantage ! Presque l’ensemble de la catégorie R5 est présente dans ce jeu, où seule la Hyundai i20 brille par son absence, ce qui est regrettable.

En revanche, on a peu de rallyes à se mettre sous la dent. Les Etats-Unis, l’Espagne et l’Australie de DiRT 4 sont de la partie. Par ailleurs, seul le rallye d’Espagne propose des spéciales sur asphalte, le reste étant sur terre/graviers. Et grosse surprise, aucun rallye ne se dispute sous la neige ! On note également les absences des rallyes prestigieux dans le jeu « day one ».  Encore une fois, les Monte-Carlo, Finlande, Grèce, etc. feront partie des futurs DLC prévus par Codemasters.

Plus de carrière

Malheureusement, le mode carrière est délaissé dans cet opus. A la place, un mode « Mon écurie » : vous commencez en bas de l’échelle avec des historiques et suivant vos résultats, vous gagnez de l’argent vous permettant d’améliorer, et même parfois de réparer (!) votre voiture, d’embaucher des mécaniciens plus performants, etc. Toutefois, ce mode de jeu n’est pas vraiment le plus important dans ce DiRT Rally 2.0.

Ce qui prime avant tout, outre le championnat rallycross, ce sont les modes « partie rapide » et « contre-la-montre ». Dans l’un, vous créez votre propre championnat avec le nombre d’épreuves de votre choix, en offline comme en online. Dans l’autre, vous êtes seul face au chrono. Concernant le rallye en ligne, c’est assez pauvre. Les joueurs adverses ne sont présents que sur la carte, en bas à gauche. Lorsque vous êtes dans votre spéciale, il n’y a pas de mode « fantôme » vous permettant de voir où sont vos adversaires et quelles lignes prennent-ils… Vraiment dommage. Pour ne rien arranger, Codemasters ne vous propose pas de statistiques ou de niveaux à passer, contrairement à leurs autres jeux, comme F1 2018 par exemple.

Gameplay

On entre dans le dur. Lors de notre test, les propulsions « RWD » se sont révélées être des bêtes indomptables. A la manette, impossible de boucler une spéciale sans que notre Lancia Stratos ou notre Renault 5 Turbo ne parte en toupie. Au volant, c’est déjà nettement mieux mais cela risque de refroidir les joueurs « arcade », qui veulent avant tout être rapide sans passer des heures à régler parfaitement leurs véhicules…

Fort heureusement, une flopée d’aides au pilotage sont là pour éviter toute contrariété ! Les pilotes les plus aguerris peuvent directement s’en passer, tandis que les novices auront à coeur d’activer ABS, boîte automatique et autre contrôle de traction. Seul point noir : le jeu ne propose pas d’explications sur les aides proposées. C’est donc au joueur de tâtonner « au pif » avec les réglages, jusqu’à trouver son bonheur.

La clé de ce jeu, c’est la patience. Car tout ne sera pas rose d’entrée de jeu. Oui, il y aura des accidents, plusieurs même, mais toutes ces frustrations seront effacées en une fraction de seconde lorsque l’on signera notre premier « scratch » en rallye ou lors de notre premier triomphe en RX.

Réaliste ?

Même si de nombreux éléments de DiRT 4 sont facilement reconnaissables dans DiRT Rally 2.0, les développeurs ont su mettre la barre encore plus haute. Par exemple, les conditions de la piste. Si vous venez à partir derrière de nombreux autres concurrents sur une spéciale « terre », la piste sera très creusée et vous perdrez automatiquement du temps. Même situation si vous partez le premier, ce sera à vous de « balayer » et là aussi, vous serez nettement moins rapide que les autres.

Les dégâts sont bien maîtrisés mais manquent encore de réalisme. Comme sur les précédents opus, il est possible de crever en pleine spéciale. Deux scénarios s’offrent à vous : continuer ainsi ou s’arrêter pour changer la roue. Si vous optez pour la dernière option, vous obtiendrez une pénalité de temps mais ce changement se fera sans animations. En revanche, vous pouvez à peu près tout casser, jusqu’à vos phares. Et comme vous ne pouvez pas tout le temps réparer votre véhicule, il est possible de disputer une spéciale de nuit sans aucun moyen de voir la piste ! Cela nous est arrivé pendant notre test du jeu. Avec du recul, c’était fun mais sur le moment c’était très surprenant !

Pour conclure, ce DiRT Rally 2.0 répond aux attentes. Le jeu est beau, bien fait. Le réalisme est poussé, que ce soit en matière de différence de pilotage suivant les voitures, de dégradation de la piste suivant votre ordre de passage, de dégâts, etc. Mais – car oui il y a un « mais » – l’absence du mode carrière casse tout ce que les développeurs ont pu accomplir niveau réalisme et simulation. On sent qu’il manque clairement un petit quelque chose qui nous rendrait fou amoureux de DiRT Rally 2.0.

La note LeMagSportAuto : 15/20

On a adoré :

  • Un grand choix parmi les voitures de rallye, anciennes comme récentes
  • Le rallycross !
  • Un réalisme à toute épreuve
  • Les graphismes saisissants

On a moins aimé : 

  • Au final, trop peu de destinations…
  • Peu de spéciales
  • Et aucun rallye sous la neige !
  • L’énorme difficulté à maîtriser les « RWD », avec la manette comme avec un volant
  • Les dégâts sont poussés mais encore loin d’être parfaits
  • Pas de mode carrière

Photos et vidéos

Aurélien Attard

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