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Test de F1 2019 : Le champion, c’est vous !

L’an passé, lorsque Codemasters a sorti de ses fourneaux F1 2018, la barre était très haute. Pourtant, le studio britannique est parvenu à se surpasser avec F1 2019. Carrière romancée, personnalisation, Formule 2 (oui, vous avez bien lu), duel Prost-Senna : tout y est ! Focus sur cette nouvelle cuvée avec un test complet de la version PS4.

Le meilleur jeu de F1 de l’histoire ?

F1 2019 est tellement complet et novateur que l’on se pose sérieusement la question à peine cinq minutes après avoir lancé le jeu. Menus retravaillés, nouveaux modes de jeu, nouvelle catégorie, nouvelle carrière… Tout est bon dans F1 2019 !

Vous avez dit Formule 2 ?

Au début de votre carrière, ce ne sont pas des contrats avec des écuries de F1 qui s’offrent à vous mais… des équipes de F2 ! Et oui, désormais il faut passer par les formules de promotion avant de rejoindre l’élite. Et c’est une bonne chose. Le petit « plus » : la possibilité de s’engager dans les programmes de développement des écuries, à savoir Mercedes (+ Racing Point et Williams), Ferrari (+ Haas et Alfa Romeo), Red Bull-Toro Rosso, McLaren et Renault. Suivant votre choix, l’intérêt des écuries augmentera et diminuera, de même que leurs objectifs.

Encore une surprise, le début de votre carrière est très romancée ! Trois courses de F2 s’offrent à vous (et non pas une saison complète, ce qui est franchement dommage). Et lors de ces trois courses, trois scénarios différents viennent ajouter du piment : problème moteur en Espagne, contact avec votre rival en Autriche et finale haletante à Abu Dhabi.

Vent de fraîcheur

Retenez bien ces noms : Devon Butler et Lukas Weber. Ces deux hommes vont vous accompagner de la Formule 2 jusqu’en catégorie reine. L’un est arrogant et agressif, l’autre est votre ancien équipier tentant aussi sa chance en F1. Et Codemasters pousse le réalisme jusqu’à inclure les déclarations de vos deux rivaux lors de chaque week-end de course ! Et Butler et Weber auront toujours un petit mot (élogieux ou non) vous concernant !

D’une manière générale, le mode carrière reste le même que celui des précédents opus : même « arbre de développement », mêmes programmes d’entraînements, même usure mécanique, etc. En revanche, on note de petites nouveautés çà et là permettant d’apporter une touche de fraîcheur à un mode de jeu chéri par les joueurs et les fans de F1.

Et la plus belle nouveauté, c’est les transferts ! Car oui, sur F1 2019 vous ne serez pas le seul à vagabonder entre les écuries… Désormais, les autres pilotes sont transférables ! Il n’est donc pas impossible de voir évoluer Max Verstappen chez Mercedes ou Robert Kubica chez Renault au bout de quelques saisons.

Beauté fatale

Mais avant les F2, avant le mode carrière, ce qui frappe le joueur sur F1 2019, ce sont les graphismes. On se prend une vraie claque sur le circuit de Bahreïn, désormais aussi réel que vous et moi ! Les effets de lumière ont été retravaillés en profondeur par Codemasters. Sur des circuits nocturnes comme Bahreïn, Singapour ou Abu Dhabi, la différence est bien visible.

Un autre pas vers le réalisme a été fait avec la présence d’un mode « highlights », faisant directement écho aux vidéos-résumés disponibles sur la chaîne YouTube de la F1. Le jeu vous propose ainsi de visionner les meilleurs moments de votre course avec différentes caméras et des passages en « slow motion » !

Prost ou Senna ?

Pour les détenteurs de la version « Légende » de F1 2019, Codemasters nous offre la possibilité de prendre le volant de la Ferrari F1-90 d’Alain Prost et de la McLaren MP4/5B d’Ayrton Senna. C’est avec ces monoplaces que ces deux champions se sont battus sur la piste et en dehors pour l’obtention du titre de champion du monde 1990. Un bel hommage donc, accompagné d’une série de challenges : contre-la-montre, dépassements, etc.

Seul regret, ce mode « Prost/Senna » est assez léger en plus d’être facile… On reste sur notre faim !

IA & eSport

Au niveau de la conduite, on retrouve les mêmes sensations qu’avec F1 2018, le précédent opus. Si le pilotage pur n’a pas beaucoup changé, ce n’est pas le cas des éléments extérieurs ! Les vibreurs sont à prendre avec précaution afin d’éviter le tête à queue. De plus, l’agressivité et l’intelligence de course de l’IA a été grandement améliorée. Vos adversaires en piste n’hésitent plus à rouler hors de la trajectoire idéale pour vous doubler. L’IA plonge volontiers à l’intérieur des virages et peut même dépasser par l’extérieur si ça lui chante ! Rouler en « offline » est donc devenu un véritable challenge.

Malgré la présence d’une multitude de modes de jeu hors-ligne, F1 2019 met encore plus l’accent sur l’eSport. Celui-ci, maintenant séparé du mode Multijoueur, fait partie du menu d’accueil. Les joueurs pouvant se tenir informés à tout instant des dernières actualités sur le championnat virtuel de la F1.

Outre l’eSport, le mode « en ligne » est sublimé par l’ajout de casques et de gants personnalisables à souhait. Mais le clou du spectacle, c’est bien la présence d’une voiture de F1 aux normes 2019, conçue avec l’aide de Ross Brawn, elle-aussi personnalisable ! Avec les différentes livrées et les différentes couleurs, on dispose enfin d’une monoplace unique à 99%.

Malheureusement, le 100% n’a pas été atteint, du moins cette année. En effet, il n’est toujours pas possible de créer nous-même des livrées pour nos voitures et nos casques. Codemasters devrait s’inspirer du modèle de Gran Turismo Sport, très complet dans le domaine de la personnalisation.


Au final, F1 2019 est un jeu dans la continuité de F1 2018. Mais bonne nouvelle, Codemasters a su se renouveler en introduisant de nombreux éléments attendus par les fans depuis de longues années. Nous disposons enfin d’un jeu très proche de la réalité ! Il ne restera plus qu’à transformer l’essai en 2020…

La note LeMagSportAuto

19,5/20 – Un régal !

On a adoré :

  • L’ajout de la Formule 2
  • La possibilité de revivre le duel Ayrton Senna / Alain Prost
  • Le mode carrière romancé
  • Et les possibles transferts des IA !
  • Le mode « Highlights »
  • Effets de lumière améliorés, surtout sur les courses nocturnes
  • Le son des moteurs V6
  • La personnalisation des casques, voitures et gants !

On a moins aimé :

  • Seulement trois courses de F2 en mode carrière
  • Fiabilité hasardeuse uniquement pour l’IA
  • Mode « Prost-Senna » assez léger
  • On atteint facilement les limites de la personnalisation
  • La distribution incompréhensible des pénalités en ligne

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