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Test : Monster Energy Supercross, des courses énergisantes !

Ultra populaires aux USA notamment, les courses de supercross ont, désormais, leur licence officielle. Avec Monster Energy Supercross, Milestone délivre un jeu vidéo typé arcade rassemblant les principales marques connues dans le championnat officiel. Mais à l’heure de prendre le paddle, cette nouvelle production remplira-t-elle son contrat auprès des fans ? Réponse dans notre test de Monster Energy Supercross.

Si vous avez déjà posé vos mains sur MXGP3, Monster Energy Supercross vous sera familier.Normal, l’équipe de développement est identique sur ces deux titres, Milestone en l’occurrence. Mais avec MES, c’est la licence officielle du championnat américain qui a été exploitée, en se basant sur la saison dernière (2017). Résultat, tous les pilotes officiels et leurs machines (Husqvarna, Honda, KTM, Suzuki, Kawasaki, Yamaha) sont au programme. De même concernant les sponsors. Des marques qui seront progressivement débloquées, au fil de la progression du jouer dans les différents modes de jeu.

Techniquement correct, mais avec il y a un « mais »

Techniquement, mention spéciale pour la modélisation des pilotes, dont les visages sont clairement reconnaissables. Même constat côté motos et leurs livrées. Et le rendu des circuits s’avère tout aussi bon, bien que les décors (environnements) manquent un peu de finesse et surtout, d’animations. Néanmoins, techniquement, le soft assure très correctement (joli rendu par temps de pluie, notamment), avec des sonorités de motos plutôt bien réalisées. De quoi ressentir l’ambiance des courses de Supercross US. Mais puisque nous parlons « technique », nous nous devons d’évoquer le bas qui blesse : les chutes de framerate !

En multijoueur, certaines parties en deviennent quasi-injouables…Pour ce qui concerne le jeu en solo, elles se font plus rares mais s’avèrent tout de même gênantes car susceptibles d’occasionner une chute, par exemple à la réception d’un saut. Et c’est lorsque l’ensemble du peloton s’agglutine vers un même point, au premier virage après le départ, que la faille se fait béante…

Néanmoins, en faisant abstraction de cette contrariété, Monster Energy Supercross délivre rapidement sa dose de fun. Alors, oui, le jeu assume une orientation plutôt « arcade » qui ne plaira pas aux puristes de la simulation mais d’un autre côté, pour peu que l’on désactive toutes les aides, il y a clairement matière à vivre des sensations plaisantes. L’évolution de la piste avec les traces des autres concurrents dans la terre en font partie, cette facette obligeant le joueur à rester concentré et attentif à tout instant. Autre point positif, la bonne réception des sauts, qui dépendra de votre manière de gérer la répartition du poids du pilote sur sa machine.

Les deux freins sont, également, à utiliser avec parcimonie, pour gagner un maximum de temps à l’approche d’un virage, tout ne faisant pas excessivement usage des glissades. Car la moindre sortie trop lente d’une courbe vous pénalisera à coup sûr en ligne droite. Et dans ce genre de situation, vous pourrez rapidement perdre 6 ou 7 positions…De même lors des sauts, qu’il s’agisse d’un enchaînement de petites bosses ou d’un « jump » vertigineux (sensations garanties !!). Evidemment, le degré de difficulté de l’ I.A (à régler manuellement) vous facilitera plus ou moins la tâche sachant que vos concurrents commettront également des erreurs et chuteront, de temps à autre. Une bonne chose, susceptible de vous offrir une victoire sur un plateau…mais de temps temps seulement !

Notons, aussi, la différence de comportement entre les machines. Ainsi, le pilotage d’une Husqvarna sera totalement différent de celui d’une Yamaha, par exemple. Cette différence de « feeling » se ressent très vite, après seulement quelques minutes de jeu, ce qui est plutôt bon signe. Du coup, globalement, on accroche assez vite au soft, même sans être fan de Supercross. D’autre part, le fait de toucher aux réglages de votre deux roues vous permettra également d’affiner vos sensations de manière à disposer d’un comportement qui correspondra d’avantage à ce que vous cherchez.

Contenu trop classique ?

En revanche, côté modes de jeux, on reste dans le très classique. Pas de multi local (dommage !!) mais du jeu en ligne peu confortable (pour les raisons évoquées plus haut), du solo intégrant carrière, saison et course unique. Trois catégories à savoir, 250cc West, 250cc East et 450cc, sont disponibles. Vous apprécierez le système de « trophées » (PS4) qui vous permettra de gagner régulièrement des coupes. Ceci étant dit, la carrière ne vous laissera pas un souvenir impérissable. Milestone manque clairement d’idées, sur ce plan, s’agissant de jeux de course deux roues à orientation « cross ». Pourquoi ne pas s’être inspiré de ce qui avait été fait dans le dernier jeu MotoGP ?

Monster Energy Supercross : Vue intérieur

Néanmoins, le « service minimum » est assuré, en grande partie grâce au contenu et à la possibilité de changer de sponsors (leur générosité étant…variable !) et même, de moto, en cours de saison. Côté pilotes, même dénuement avec peu de critères à choisir si ce n’est les prénom, nom et nationalité. Basique.

Enfin, nous retiendrons l’excellent éditeur de circuit, qui vous donnera le loisir de créer les pistes les plus folles, que vous soyez adeptes de vitesses excessives et super-sauts démoniaques ou de technicité. Une belle découverte, qui fait clairement partie des atouts du soft (voir image ci-dessus et vidéo ci-dessous).

Monster Energy Supercross : service minimum, oui, mais aussi plaisir de jeu !

Au final, Monster Energy Supercross pourrait se résumer en deux termes à savoir « service minimum » et « plaisir de jeu ». Si vous vous attendiez à un soft brillant de par son originalité, vous pourrez passer votre chemin, surtout si vous avez déjà fait le tour de MXGP3. En revanche, si vous chercher « juste » un jeu de course à la fois fun et accessible mais disposant des licences officielles (crucial pour un aficionados), le titre de Milestone devrait vous convenir.

Car la notion de plaisir de jeu est clairement au rendez-vous, si bien que vous aurez du mal à décrocher avant 3 ou 4 saisons. Avec les aides désactivées, le challenge sera même, parfois, délicat à négocier, avec des chutes régulières à prévoir. Par contre, vous devrez faire abstraction des régulières chutes de framerate en vous focalisant sur le rendu graphique (plutôt flatteur) des pistes, sur sol sec ou mouillé, de jour comme de nuit. Mention +, enfin, pour le très sympathique et détaillé éditeur de circuit.

La note Le Mag Sport Auto

14/20

On a aimé :

  • l’éditeur de circuit, très complet
  • toutes les marques et pilotes sous licence
  • le rendu visuel des circuits
  • la modélisation des pilotes
  • les sensations de pilotage
  • on débloque vite de nombreux trophées (PS4)
  • on prend son pied ! Même sans être fan de Supercross…

On a détesté :

  • les chutes de framerate
  • quelques bugs de collisions
  • modes de jeux très « classiques »
  • les temps de chargement…
  • le multi online, à la ramasse
  • pas de jeu à deux en local

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