Le Mag Sport Auto

Test MotoGP20, l’opus le plus réussi de la série (PS4 et One)

MotoGP20 : Des motos en plein freinage au Mugello

MotoGP20 est disponible à partir d’aujourd’hui, 23 avril. Un titre profondément retravaillé, plus technique, réaliste qui va au-delà du simple pilotage.

En cette période de confinement, difficile d’assouvir son envie de moto. Dans ce contexte, la sortie du nouveau jeu officiel du MotoGP, MotoGP20, peut apporter un certain répit. Le dernier-né de Milestone est en effet disponible dès ce 23 avril sur consoles PS4, Xbox One, Nintendo Switch et PC.

La conduite fait un bond en avant

Pour ce nouvel opus, Milestone mise avant tout sur une expérience de pilotage différente des années précédentes. On s’en rend compte dès les premiers tours de roue. La prise en main vient presque toute seule, le pilotage se fluidifie tout en demandant une réelle concentration. La moto est plus nerveuse, mais aussi précise et prévisible.

Tout cela se ressent notamment sur les phases de freinage. Sans assistance au pilotage, la roue arrière se soulève facilement (surtout en MotoGP) là où l’avant se bloque. Le dosage, l’utilisation du frein arrière, la trajectoire et même le placement du pilote prennent alors tout leur sens. En quelques tours, le tout donne un pilotage spectaculaire et plaisant.

L’accélération pêche un peu pour sa part, puisqu’il est possible d’accélérer très tôt dans les virages, sans glisser. On notera toutefois certaines sorties de virages lors desquelles il est crucial de gérer l’accélération et placer le pilote sur l’avant de la machine, pour ne pas cabrer et chuter.

MotoGP20 : Johann Zarco en plein freinage au Mans

Freinez un peu fort, et la roue arrière se déleste

Le pilotage influe également énormément sur la consommation d’essence, la température et l’usure des pneus. Ces deux premiers éléments, nouveaux dans MotoGP, souffrent toutefois d’un certain manque de calibration. Pour la carburant, par exemple, l’indication de consommation se révèle souvent biaisée. Une surchauffe des pneus ne modifie pour sa part pas énormément le comportement de la moto.

Mode carrière, la gestion rentre en scène dans MotoGP20

Le mode carrière est un véritable point fort de MotoGP20. Au-delà de l’aspect de pilotage vu plus haut, une véritable partie de gestion rentre en compte. Il faut en effet participer aux courses, gérer ses contrats personnels, ceux de son équipe (manager, etc) et le développement de la moto.

Pour ce faire, toute la partie de management s’ajoute à un jeu qui pourrait vite tourner en rond. Après chaque course, il faut payer les salaires, étudier différentes offres. De nouveaux visages veulent également rejoindre votre équipe. A vous d’évaluer leurs compétences, voir ce dont vous avez besoin pour recruter ou rejeter les différents candidats.

MotoGP20 : le recrutement de staff du mode carrière

Hommes et femmes vous aident à gérer votre carrière

Dans ce contexte il est donc crucial d’effectuer et d’avoir de bons résultats lors des essais libres, différents programmes de tests, qualifications et courses. Ceci afin de gagner assez d’argent, ou du moins ne pas en perdre. Si vous vous retrouvez dans le négatif, votre staff est licencié, et votre carrière prend un certain coup d’arrêt. C’est un peu brutal… mais on ne s’en lasse pas !

MotoGP20 garde également le principe des essais hivernaux apparu sur l’opus précédent. Avant le début du championnat MotoGP, une séance de deux heures permet de tester différents packs de réglages. Chacun avec leurs avantages et inconvénients, vous devez en retenir un avant de débuter la saison. C’est celui qui vous servira de base durant toute l’année de course.

Un peu moins de contenu, beaucoup plus à débloquer

Comme l’an passé, le nouvel opus contient logiquement les équipes, pilotes et circuits du Moto3, Moto2 et MotoGP. A cela s’ajoutent des motos et défis historiques, toujours présents. Le mode de fonctionnement de ces derniers est toutefois profondément modifié. MotoGP20 propose en effet trois défis au choix (un facile, un moyen, un difficile). A vous d’en choisir un, de le remporter, pour passer au suivant et gagner ainsi des points. Le tout étant d’acheter motos et pilotes grâce à cette monnaie.

MotoGP20 : Casey Stoner menant une course en motos classiques

Casey Stoner en tête d’une course? C’est possible dans MotoGP20 !

On apprécie également le fait que les livrées des tests hivernaux soient inclues dans le jeu. Rien de bien compliqué (la plupart des machines sont simplement peintes en noir) mais ce détail compte. Tout comme la cinématique d’avant-saison, lors de la présentation officielle de l’équipe, un ajout agréable. Par ailleurs, les réjouissances du parc fermé sont également présentes. En revanche, les MotoE ont purement et simplement disparu.

Enfin, notons aussi le fait que MotoGP20 propose de nombreuses options de personnalisation. Il est possible de créer différentes livrées pour le pilote, la machine. De même avec des stickers de casque, le surnom au dos de la combine,… qui permettent de s’approprier encore plus son avatar. On peut également partager toutes ses créations et admirer celles des autres joueurs. Avant de peut être aller les affronter en ligne lors de courses multi-joueurs.

MotoGP20 : différentes options de personnalisation

Les options de personnalisation sont nombreuses

MotoGP20 reçoit déjà un patch

Un problème se pose cependant quant à la calibration des IA présentes dans le jeu. Pour prendre un exemple simple, remporter un Grand Prix Moto3 en physique pro avec une IA au niveau le plus élevé est à la portée d’à peu près n’importe qui. Il faut un peu plus de pratique en Moto2, là où cela est presque impossible en MotoGP. Le niveau des adversaires virtuels mériterait donc un certain lissage. Un problème déjà pointé lors de notre test de MotoGP19, l’an passé. Il en est de même pour toute la partie décors qui, sans être mauvaise, n’a rien d’exceptionnelle.

Quelques points devraient toutefois évoluer sous peu, puisque Milestone promet déjà une mise à jour pour la sortie du jeu. Celle-ci concernera entre autres une meilleure modélisation des dégâts, l’apparition d’un indicateur quant à l’état de la moto. Différentes améliorations pour le comportement des IA vont également être apportées. Ce test risque donc d’être mis à jour, une fois que nous aurons testé tous ces éléments. On peut en tout cas féliciter Milestone pour son analyse et sa rapidité à apporter une réponse aux quelques problèmes présents. Voyons désormais si celle-ci sera suffisante.

La note Le Mag Sport Auto

18/20

On aime

  • La prise en main, le plaisir et le réalisme de conduite
  • Le mode carrière qui casse la routine
  • Les dégâts, la consommation d’essence, la température des pneus et leur usure
  • Les défis historiques et tout le contenu à débloquer
  • Les livrées des tests hivernaux
  • La cinématique d’avant-saison
  • Les options de personnalisation
  • Milestone qui se remet en question

On aime moins

  • Pas de MotoE
  • Les différents niveaux d’IA, de trop faible à trop dur
  • Changer les réglages ne se ressent pas énormément au niveau du pilotage

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