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[Test PS4] WRC 8 : Kylotonn vise le temps scratch.

Test WRC 8 : Kylotonn vise le temps scratch.
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Après deux ans de pause, la série WRC revient avec un huitième épisode (enfin, le 14 en comptant les opus sur PS1 et PS2). En 2017, WRC 7 avait su proposer une orientation simulation plus poussée mais souffrait de ses trop nombreuses similitudes avec WRC 6. Kylotonn et Bigben sont de retour avec WRC 8. Mais, depuis, la référence DiRT Rally 2.0 est passée par là. Alors, il est intéressant de voir ce que les français ont à proposer avec ce nouvel opus. Sortie de route ou temps scratch ? La réponse avec notre test.

WRC 8 : le jeu vidéo officiel du Championnat du Monde des Rallyes !

Qui dit WRC dit rallye, et qui dit WRC 8 dit jeu vidéo officiel ! Ici, on retrouve l’ensemble des 14 rallyes de la saison 2019 : Monte-Carlo, Suède, Mexique, Corse, Agentine, Chili, Portugal, Sardaigne, Finlande, Allemagne, Turquie, Wales, Espagne et Australie. De quoi offrir une très belle diversité au jeu. De même, on retrouve les pilotes officiels du championnat du monde des rallyes. Bonne nouvelle pour les fans français, Sébastien Loeb, Daniel Elena et leur Hyundai i20 Coupé WRC sont dans le jeu.

De même, on peut également compter sur les pilotes et les voitures (Ford Fiesta R2T19) du championnat Junior. Enfin, nous avons le droit à une petite sélection de pilotes issus du WRC-2 et du WRC-2 Pro. Bref, tout est là pour faire un bon jeu sous licence. On retrouve également quelques voitures bonus, comme la Volkswagen Polo R WRC, une Lancia Stratos, une Lancia Fulvia HF ou encore la Proton Iriz R5 ! De la variété, ce qui est toujours plaisant. Selon les dernières rumeurs, d’autres voitures pourraient arriver sous forme de DLC…

La grosse nouveauté de ce WRC 8 c’est son mode carrière. Kylotonn Lyon a souhaité proposer quelque chose de plus proche des F1 de Codemasters. Si le cheminement reste sensiblement le même, de nombreux ajouts font leur arrivée et proposent une refonte assez claire du mode carrière.

Tout commence avec un essai pour situer votre niveau. Ensuite, vous aurez le choix entre le JWRC et le WRC-2. Directement, vous vous retrouvez dans une grosse équipe quand on en juge l’immense bâtiment qui vous servira de QG. C’est de là que vous pourrez gérer l’ensemble de votre carrière et de vos saisons.
Il n’est plus question d’enchaîner les rallyes officiels et quelques évènements spécifiques. Désormais, c’est à vous de composer votre calendrier. Entre chaque rallye de la saison, vous pourrez ajouter des évènements : repos, essais constructeurs, entraînements, épreuves au volant d’une voiture historique ou encore des courses en conditions extrêmes.

Chaque épreuve entraîne un coût financier et fatigue votre équipe. Mais, c’est aussi un très bon moyen d’améliorer le moral de votre team, de peaufiner vos relations avec les constructeurs, de gagner de l’expérience et de l’argent. Des choses importantes. En effet, pour avancer dans votre carrière et gravir les échelons il vous faudra avoir de bonnes relations avec les constructeurs. Vous pouvez tout gagner en WRC-2 et ne pas réussir à aller en WRC. Pour se faire, il sera nécessaire d’avoir un agent mais, surtout, de réaliser de nombreux tests constructeurs et d’avoir une excellente relation avec l’un d’eux. C’est une bonne idée de la part des développeurs, mais irréaliste dans le sens où le pilote qui gagne le JWRC gagne son passeport pour quelques manches en WRC-2 et qu’un ténor du WRC-2 est forcément courtisé par les écuries du WRC (sauf si c’est un privé comme le double champion de la catégorie Nasser Al-Attiyah). Une première faute de la part des développeurs qui casse un peu l’immersion et le réalisme.

Autre grosse nouveauté, la gestion de l’équipe. A l’instar de V-Rally 4, il vous faudra recruter du personnel pour faire tourner la maison. Plus leur niveau de compétences est élevé, plus leur salaire le sera. Et, comme en vrai, il vous faudra faire attention à vos finances ! Tout comme à la forme de vos employés. Un ingénieur épuisé ne sera plus disponible et ses compétences s’envoleront avec lui. En fait, la gestion d’une team dans WRC 8 fonctionne un peu comme un jeu de cartes ou le FIFA FUT. Des atouts sont mêmes disponibles pour booster votre équipe. Un savant mélange entre FIFA et F1 qui montre que Kylotonn a voulu soigner son bébé. On aurait aimé quelque chose de peut-être plus osé et plus réaliste, mais il faut avouer que ce nouveau mode carrière a ce petit truc en plus que la concurrence n’a pas. Nous ne sommes pas au niveau d’un F1 2018 ou d’un F1 2019, mais WRC 8 fait un sacré pas en avant. Preuve de la bonne volonté de Kylotonn.

Un arbre de compétences et de R&D fait également son apparition. Comme dans un F1 ou dans un RPG, à vous d’utiliser vos points de compétences pour débloquer différentes possibilités afin d’améliorer votre équipe. Rapidité de réparation, agent plus efficace, météorologue plus performant, baisse de la fatigue de l’équipe… etc. Au départ, vous n’avez que la partie gauche de débloquée. Puis, lors de votre arrivée dans la catégorie WRC-2, vous pourrez débloquer la partie droite et débloquer de nouvelles compétences. Utiles pour devenir LE pilote dans LA team.

Le mode carrière et le mode « Test Arena » permettent de s’amuser et réaliser des tests libres. Sur un mini-circuit ou en monde ouvert, il y a de quoi faire. Une excellente idée de la part des développeurs car elle permet de se familiariser avec son véhicule sur asphalte et sur terre. Seul regret, ne pas pouvoir créer des mini-spéciales dans la Test Arena ou au moins avoir un GPS/Copilote pour donner quelques notes. En tout cas, un ajout loin d’être un gadget qui prouve que Kylotonn peut remodeler et apporter de belles idées à la série.

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