Le Mag Sport Auto

Un jour à Feed Racing France, l’école des futurs champions

Une Formule 4 de Feed Racing France dans la pit-lane du circuit club de Magny-Cours

Avec Feed Racing France, Jacques Villeneuve et Patrick Lemarié veulent redonner aux jeunes le droit de rêver. Ecole de pilotage créée cette année, elle vise à lancer un jeune pilote talentueux en sport automobile. Nous avons suivi le premier des deux quarts-de-finale, fin septembre.

Redonner aux jeunes fans de sport automobile le droit de rêver. C’est avec cela en tête que Jacques Villeneuve et Patrick Lemarié ont créé Feed Racing France. Une école de pilotage avec un but: faire éclore de jeunes talents. Le tout après une sélection intense, que nous avons suivie, lors de la première journée de quart-de-finale, sur le circuit club de Magny-Cours.

Les écoliers sous la pluie

La pluie s’est abattue durant la nuit, rendant le circuit club de Magny-Cours détrempé. Pas de quoi arrêter les pilotes de l’école Feed Racing. 50 lors des premières phases de sélection, ils sont au nombre de 24 pour ces quarts de finale. Divisés en deux groupes, 12 prennent aujourd’hui la piste. L’objectif est de se battre et d’accéder à l’une des huit places qualificatives en demi-finale.

La première action ne se passe cependant pas sur la piste. Tout démarre en effet avec un briefing. Mené par les équipes de Feed Racing, les règles de sécurité y sont notamment reprises. Des conseils sont également prodigués quant à l’appréhension des voitures sur piste humide, ainsi que la gestion du stress en ce jour si important.

Dans le paddock ou en piste, tout le monde donne son maximum

Une pression qui semble malgré tout mesurée lorsque les premières monoplaces s’élancent. La piste étant humide, les trois premières F4 suivent l’une des voitures de l’organisation. Il s’agit principalement d’accélérer le séchage du circuit. Sept boucles sont allouées (comprenant les tours de sortie et retour aux stands). Cinq sont chronométrées, les trois meilleurs temps étant gardés afin d’établir le classement.

Livrées à elles-mêmes après quelques tours, les monoplaces se succèdent ainsi en piste. Chaussant à ce moment des pneus usés, il est plus question pour les participants de prendre ses marques et préparer les sessions suivantes, disputées en gommes neuves, cette fois.

Si l’activité bat en tout cas son plein en piste, les participants attendants leur tour dans le paddock ne sont également pas en reste. Tous ou presque suivent en effet leurs camarades en plein effort. Les yeux se posent d’une voitures à l’autre, notant une glisse, un virage sec, un repère de freinage. L’objectif est d’en apprendre le plus possible quant aux conditions de piste. Sur ce circuit très évolutif, la performance commence bien avant de démarrer le moteur.

Jacques Villeneuve et des pneus neufs changent la donne

Personne ne se fait néanmoins piéger trop sévèrement durant cette matinée. Les séances défilent, ainsi que les pilotes au volant. Tous se retrouvant par la suite dans leur clan, afin de débriefer leur roulage. Une nouvelle étape importante, notamment pour la confiance. D’autant qu’après une pause déjeuner, il s’agit maintenant de passer les pneus neufs. Les conditions de roulage les plus idéales sont maintenant, rendant primordiale l’assurance au volant.

Alors que les premiers pilotes s’équipent de nouveau, c’est également ce moment que Jacques Villeneuve choisit pour débarquer. Tout droit arrivé de Russie (où il officiait en tant que commentateur pour le Grand Prix de Formule 1), le champion du monde de 1997 vient compléter le travail de Patrick Lemarié. Loin d’être avare de conseils, il ne manque pas non plus de surveiller la piste de près. L’après-midi peut démarrer.

Et il se lance sur les chapeaux de roues. La perspective de signer les meilleurs temps en plus de l’arrivée de Jacques Villeneuve a sensiblement élevé le niveau de stress du côté des pilotes. Cela se remarque dès les premières sessions. Quelques calages sont commis au départ, des blocages de roues font leur apparition, certains allant même jusqu’au tête-à-queue.

Cette situation ne ravit ni les pilotes, ni les équipes de Feed Racing France. Face à cela, ces derniers ont cependant de la ressource. Et alors que la seconde série de tours va commencer, l’action s’arrête un instant. Le temps d’organiser une réunion imprévue.

Ultimes conseils avant le dernier roulage

Un briefing que mène Xavier Pompidou. Vainqueur du Volant Elf au Mans en 1991 et ancien pilote professionnel, il est l’instructeur en chef de la compétition. Avec son équipe, il suit le roulage et les évolutions de chaque pilote, afin de les faire progresser. « On se place dans deux ou trois point stratégiques du circuit détaille-t-il ainsi. Cela permet de surveiller les pilotes et juger la manière dont ils freinent, accélèrent, rentrent dans les virages (…) Il ne faut pas oublier que l’on est d’abord dans une école, donc nous sommes là pour leur apprendre à conduire ».

Accompagné d’un membre de son équipe, il se retrouve désormais face aux 12 pilotes du jour. Un cahier rempli de notes dans la main, l’autre se déplaçant sur le tableau représentant le circuit, il se concentre sur les points forts et faibles de chacun. Alternant entre l’anglais et le français, il donne les dernières clés de la piste aux pilotes.

Le côté mental, primordial à ce moment n’est également pas mis de côté. Avec des mots et un engagement certain, il tente de redonner confiance: « Tous n’ont pas la même expérience ici. Certains sont champions de karting, d’autres débutent. On essaye de les mettre sur un pied d’égalité », nous glisse-t-il avant de libérer les pilotes et de retourner côté piste.

Si ce travail loin d’être simple, il porte amplement ses fruits. Alors que le second tour de l’après-midi démarre, tout se passe de manière plus fluide. Et malgré des pneus désormais usés, les temps progressent et les classement évoluent. De tours en 1’10, on passe progressivement à des 1’09, 1’08 se rapprochant même des 1’06.

Le temps des classements, joies et regrets

Un pilote est en tout cas au dessus du lot tout, il s’agit de Marijn Kremers. Tout récent champion du monde de karting (catégorie KZ), le néerlandais s’en tire avec le meilleur temps et la meilleur moyenne du jour.

Mais derrière lui, tout est très serré et se joue même au centième. Dans la salle de réunion du circuit club de Magny-Cours, il s’agit maintenant d’annoncer les classements, pour Jacques Villeneuve et Patrick Lemarié.

Une étape qui s’avère être aussi presque stressante que le roulage, pour les participants. Les mains sont serrées et le silence se fait lorsque les deux ex-pilotes de Formule 1 rentrent dans la salle. Remerciant tous les participants, ils ne font pas durer le suspens. Huit noms, ceux des qualifiés, sont annoncés. Pour certains, les visages se détendent. Pour d’autre, c’est la fin de cette aventure.

Tout n’est néanmoins pas terminé pour ceux s’arrêtant aux portes de la demi-finale. L’opportunité de retenter sa chance l’an prochain est toujours ouverte. Un choix que certains qualifiés suivent également. Ne se sentant pas aptes à se battre pour l’accession en finale ou la victoire, plusieurs décident effectivement de ne pas poursuivre. Pour les qualifiés en demi-finale, l’objectif sera le même qu’aujourd’hui, réaliser une nouvelle série de tours rapides. Mais ils ne seront cette fois que six retenus pour la finale, qui se disputera le 12 novembre.

https://twitter.com/BritishF4/status/1192805961246953473

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Mag Sport Auto

GRATUIT
VOIR