Le Mag Sport Auto

V-Rally 4 : retour bancal ou gagnant, notre verdict sur le jeu de Rallye

V-Rally 4 varier les plaisirs pour mieux régner ?

Après de longs mois d’attente, V-Rally 4 débarque dans un paysage composé de multiples jeux de « Racing » avec plusieurs licences orientées vers le Rallye et/ou la glisse. Alors dans ces conditions, c’est le positionnement stratégique qui fait la différence, pour un éditeur tel que Bigben, qui édite le soft développé par Kylotonn Racing Game. Mission accomplie ? Réponse dans notre test de V-Rally 4, testé sur console Playstation 4.

V-Rally 4 : volant, pédalier, baquet…oubliez !

Afin de ne pas faire perdre de temps à celles et ceux qui seraient en quête d’une simulation, mettons de suite les choses au clair. V-Rally 4 est un pur jeu d’arcade, probablement d’avantage, encore, qu’un WRC, qui tend à plaire aux deux publics. Alors si vous vous étiez mis en tête de goûter à ce quatrième opus muni de votre volant et de votre pédalier, oubliez immédiatement…Car dans ces conditions (testées par nos soins), le soft s’avère quasi-injouable ou, tout du moins, trop imprévisible pour captiver. « Agaçant » serait, même, le terme approprié…

V-Rally 4, place au rallye !

V-Rally 4 : sympa au pad, sous condition…

Bien heureusement, lorsque l’on passe en mode manette classique, le plaisir de jeu fait finalement son apparition. Mais toujours en conservant à l’esprit cette idée de pilotage avant-tout « arcade ». Néanmoins, pour un titre orienté arcade, quelque chose chiffonne rapidement à savoir, ce sentiment de glisse exagérée, phénomène irréaliste particulièrement présent au début du jeu, lorsque vous démarrez avec des véhicules peu puissants et/ou historiques. Bon, pour le coup, cela nous ramène à la génétique de cette licence qui, sur consoles 16 Bit, disposait d’un capital sympathie « aussi » du fait de ce défaut plus ou moins programmé. Une question de challenge, en effet, cela pimentant le jeu en le rendant moins facile. Mais mieux vaut être prévenu avant acquisition, car cela pourrait ne pas plaire à tout le monde.

Un mode carrière qui envoie des boulons

Une fois que l’on s’est fait à cette « tendance », le mode carrière délivre une belle dose de fun, grâce à la diversité des épreuves, des catégories (Rallycross, Rallye, Buggy, HillClimb et Drift). Les catégories se sélectionnent via une map pas trop mal faite, laquelle offrant aussi un accès à l’atelier d’améliorations mais aussi, aux concessions (pour acheter de nouveaux véhicules, que l’on peut essayer au préalable) ou encore, à l’aspect recrutement. Car, oui, vous pourrez licencier vos mécaniciens et ingénieurs pour en recruter de plus performants, afin d’améliorer l’efficacité de votre équipe. Sympa, vraiment.

D’autant que, une fois encore, les amateurs de challenge en auront pour leurs ronds, certaines épreuves nécessitant plusieurs passages pour en venir à bout. De mini-championnats sont aussi de la partie, histoire de ne pas trop lasser le joueur. Et franchement, manette en main, ça marche plutôt bien, d’autant que l’on découvre des véhicules vraiment sympathiques comme l’ancienne mais non moins plaisante Mini Cooper, la Renault Megane Maxi et son équivalent de chez Citroën (la mythique Xsara…), l’Alpine A110, Lancia Delta et Stratos et quelques autres modèles de légende. Néanmoins certaines incontournables comme la Subaru Impreza, manquent à l’appel. Sacrilège pour les amoureux de la marque et autres fans de Petter Solberg…

Côté voitures récentes, VW Polo et Beetle, DS3, Mini Countryman, Ford Fiesta et Focus, Abarth, les puristes seront probablement ravis mais le nombre total de machines disponibles reste un brin décevant, avec 50 modèles présents, disséminés sur l’ensemble des catégories. Pour conclure sur ce mode carrière, le système de progression est plutôt bien pensé mais assez punitif, avec des primes pas forcément très élevées, au début, face aux dépenses importantes à réaliser (dont les réparations). Du coup, on passe pas mal de temps avec deux ou trois voitures, les premières heures. D’où l’importance d’enregistrer de bons résultats, histoire d’attirer de meilleurs sponsors, plus généreux.

Notons enfin l’absence du désormais démocratisé (dans les jeux de course) mode « Rewind ». Dans V-Rally 4, si vous partez à la faute, impossible de revenir en arrière. Ce qui contribue, également, à la difficulté du jeu. Plutôt une bonne chose à notre sens, cette fonction ayant tendance à rendre les jeux de racing trop faciles.

Réalisation mi-asphalte mi-terre…

En matière de réalisation, la modélisation des véhicules, justement, est correcte mais nous étions en droit d’attendre mieux. Mais c’est au niveau de la représentation visuelle des dégâts, sur les voitures, que le rendu est carrément médiocre. Carton rouge, pour le coup, sur ce point. Côté environnements, même chose, avec des décors pas vilains, mais pas éblouissants non plus. On retrouve quand même quelques jolis effets et de belles surprises, vers certaines destinations. Niveau framerate, pas de souci, le job est assuré, y compris en multi. Dans le domaine du son, enfin, les commentaires du copilote sont tout bonnement inutiles, au point qu’on aurait pu s’en passer, purement et simplement. Reste à évoquer les musiques, qui mettent dans une certaine ambiance, que l’on soit amateur ou pas de Rap U.S. Par contre, une playlist plus diversifiée aurait été la bienvenue…Parlons enfin des bruitages, loin d’être convaincants, ce qui ne gênera qu’une partie des joueurs, selon les souhaits de chacun.

V-Rally 4 : fidèle à ses origines

Finalement, ce ne sont peut-être pas les puristes de Rallye qui apprécieront le plus V-Rally 4…Mais plutôt, celles et ceux qui avaient apprécié les débuts de cette licence, sur console 16-Bit. Pas réaliste pour un sou (en matière de sensations de pilotages), ce dernier assume son côté arcade un peu punitif, tout en offrant un mode carrière vraiment agréable et au degré de difficulté pas piqué des hannetons. Amis amateurs de challenge, la bienvenue ! D’ailleurs, l’absence de possibilité de rembobiner après un crash confirme cette approche des développeurs, qui souhaitent offrir aux gamers une difficulté digne de ce nom. C’est donc réussi.

Pour le reste, on se plaindra peut-être de l’absence de certains véhicules de Rallye mythiques mais, globalement, les plus légendaires sont-là, notamment parmi nos petites françaises, d’aujourd’hui comme d’hier. Côté réalisation, inégalité au programme, comme toujours avec Kylotonn, qui souffle le chaud et le froid selon les environnements visités. Par contre, mention spéciale pour le Framerate qui ne chute jamais.

Un titre sympa, qui plaira aux amateurs de Rallye typé arcade et même, typé jeux vidéo d’antan. Pour les autres, adorateurs de sensations vraies, mieux vaudra passer son chemin. A moins de vouloir vous éclater en multi local, à deux, sans prise de tête…Un bon jeu, mais qui ne fera pas date dans l’histoire vidéoludique.

La note Le Mag Sport Auto

14/20

On a adoré 

  • Le mode carrière, varié, agréable à parcourir et difficile à souhait
  • Les véhicules (Megane Maxi, Xsara Kit Car, Stratos, R5 Turbo, Delta, etc.)
  • Pas de mode « rewind »
  • 5 disciplines/catégories différentes
  • la durée de vie
  • le jeu à deux, en écran splitté

On a moins aimé :

  • Réalisation inégale
  • commentaires du co-pilote sans intérêt
  • désagréable à jouer avec un volant/pédalier
  • assez punitif…
  • les dégâts, visuellement mal retranscrits
  • contenu un poil radin
  • bruitages bien vilains…

 

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