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WEC: Cool Racing entre déception et satisfaction à Bahreïn

La voiture du Cool Racing aux 8 Heures de Bahreïn

Cool Racing a souffert le week-end passé aux 8 Heures de Bahreïn, la plus longue course depuis son arrivée en mondial. L’équipe se satisfait néanmoins d’avoir rejoint l’arrivée.

Cool Racing est une équipe encore jeune en endurance mondiale et cela s’est ressenti aux dernières 8 Heures de Bahreïn. Pour sa première course mondiale de 8 heures, le team LMP2 emmené par Nicolas Lapierre, Antonin Borga et Alexandre Coigny a souffert. Un crash et un manque général de rythme ont notamment retardé la marche des bleus.

Tout commençait pourtant plutôt bien dans ce week-end. Les essais libres 1 et 2 étaient l’occasion de bien prendre la piste en main. Avant de se focaliser sur un travail sur les pneus, lors de relais plus ou moins longs. De quoi hisser la voiture d’abord en 2e position, puis au 6e rang en FP2.

Dans le mur en essais libres 3, Cool Racing prend du retard…  

Mais tout devait changer en essais libres 3. Sur une piste aux abords mouillés, Antonin Borga se faisait piéger par l’astroturf au virage 13. Envoyant la voiture dans le mur, il fallait notamment en changer un triangle de suspension arrière. La majorité de la séance se passait donc dans le stand. Seuls quelques tours étaient bouclés juste avant le drapeau à damiers, afin de valider les réparations.

Le retard accumulé ne pouvait par la suite se rattraper en qualifications. Si Nicolas Lapierre réalisait un 1’46’’713, accompagné par Antonin Borga en 1’47’’818, la moyenne des deux ne plaçait la voiture qu’en 5e position. Ce premier se montrait d’ailleurs lucide quant à cette performance: « Nous (…) n’étions pas tout à fait prêts pour la qualification. Nous avons beaucoup de retard sur nos concurrents (…) notamment des soucis de réglages au niveau de l’exploitation des pneus, expliquait-il. C’est difficile sur ce circuit. »

Superbe départ, avant de chuter au classement

C’est en tout cas de cette place que l’ex-pilote Toyota s’élançait pour la course. Réalisant un excellent départ, tout en évitant l’accrochage entre la Rebellion #1 et la Ginetta #5, il pointait un temps au 3e rang. Mais les problèmes de gestion des pneus faisaient de nouveau leur apparition. Tout particulièrement au restart suivant l’intervention de la première voiture de sécurité.

La voiture du Cool Racing perdait alors plusieurs positions. C’est donc au 6e rang qu’Alexandre Coigny prenait le volant pour son relais. La situation allait alors s’avérer des plus calmes, les pilotes parvenant à garder cette position. Avant qu’une crevaison ne surviennent, « décalant l’équipe de quelques tours et faisant rater une fenêtre de FCY », détaillait Nicolas Lapierre.

Le positif malgré la déception

De quoi faire perdre encore une place à l’équipe, qui échouait finalement en 7e position sous le drapeau à damiers. Un résultat « décevant », selon Alexandre Coigny. « Nous avons manqué de rythme en début de course (…) Donc le résultat est un peu décevant, mais l’important est que nous n’avons pas fait d’erreur, le potentiel est là, et nous avons encore emmagasiné de l’expérience, c’est important pour la suite. »

« Nous avons commencé la course avec (…) beaucoup de survirage. Cela ne permettait pas aux pilotes d’attaquer franchement, avouait pour sa part Iradj Alexander (directeur sportif de Cool Racing). Avec les températures un peu moins élevées à la tombée de la nuit, nous avons réussi à trouver une voiture plus stable et à faire quelques bons chronos (…) mais nous étions déjà loin. Notre objectif était donc de rester en piste, de ne pas commettre d’erreur et de ramener la voiture à l’arrivée. Nous sommes forcément un peu déçus, mais le team a bien travaillé et nous n’avons pas commis d’erreur. »

Même son de cloche du côté d’Antonin Borga, qui regrettait le mauvais fonctionnement des pneus: « Nous avons beaucoup roulé en pneus durs et ce n’était visiblement pas le bon choix, dommage. Un week-end difficile donc, mais nous reviendrons plus forts pour la prochaine. » concluait-il.

Après cette épreuve sur le circuit de Sakhir, Cool Racing pointe désormais au 6e rang du classement LMP2. D’ici la prochaine manche, les équipes de Cool Racing vont néanmoins pouvoir se reposer et prendre le temps d’analyser. La prochaine course ne se disputera en effet que le week-end du 22 février prochain. Il s’agira du « Lone Star Le Mans », à Austin. Une épreuve de 6 heures sur un circuit moins atypique que Bahreïn, qui devrait mieux convenir aux bleus.

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