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TEST : WRC 7, le jeu officiel du championnat du monde des Rallyes [PS4]

Test de la simulation de Rallye WRC 7 – Big Ben Interactive et Kylotonn reviennent, comme chaque année, avec un nouvel opus du jeu sous licence, WRC 7. Vous l’aurez compris, il s’agit d’une simulation de Rallye. Evidemment, une mise à jour du contenu de l’an dernier a été faite, histoire de coller au championnat du monde cuvée 2017. Mais en dehors de cette introduction, le soft a-t-il suffisamment évolué afin d’inciter les aficionados à se procurer le sésame ? Tentons de répondre à cette épineuse question avec le test de WRC 7 sur console Sony PS4.

WRC 7 : WRC 6 « bis » ?

WRC 7

Si WRC 6 marquait une belle évolution par rapport à son prédécesseur, soyons francs d’entrée, ce WRC 7 s’avère plus « paresseux ». Pas de révolution, donc, mais une évolution. Outre les catégories WRC Junior, WRC 2 et WRC une section « bonus » comprenant des véhicules comme la retraitée Volkswagen Polo ou encore, la Porsche 911 GT3 RS accessible grâce à un DLC, fait son apparition. Voilà qui offre un choix « honnête » comprenant les Citroën DS3 et C3 WRC, Ford R5, Skoda R5, Mini WRC, Hyundai WRC, Peugeot 208 T16 ou encore, la toute nouvelle Toyota Yaris WRC. Côté physique, on ressent toujours les différences entre les modèles. Ainsi, un pilote de philosophie « circuit’ s’orientera plus facilement vers une Citroën ou une Mini tandis qu’un « pur et dur » WRC adorera arpenter les routes aux commandes de la Ford WRC.

Mais comparé à WRC 6, cela donne quoi ? Et bien, que vous soyez adepte du jeu au pad ou au volant/pédalier (nous avons testé les deux possibilités au cours de cet essai), clairement, le soft s’est affiné en matière de pilotage. Plus proche de la simulation ? Oui, bien que cette tendance soit « légère ». Vous remarquerez d’ailleurs rapidement qu’avec un peu de maîtrise, vos chronos s’avéreront nettement meilleurs sans les aides au pilotage. Pour peu que vous trouviez la voiture vous correspondant…

WRC 7 Porsche Dumas

Donc globalement nous avons ressenti d’avantage de plaisir en jouant à WRC 7, toujours en comparaison avec le sixième opus. ATTENTION toutefois car seuls les joueurs en quête d’un réalisme amélioré devraient nous rejoindre sur ce point. Pour les puristes de l’arcade, tout dépendra de leur façon de piloter. Mais certains s’y sont, malgré tout, retrouvés au sein de notre rédaction, dans le clan des « pro-arcade ». Pour reste dans ce domaine des « sensations », le pilotage avec un pneumatique crevé semble, lui aussi, s’être amélioré. Une fois que l’incident se produit, la prise en main du véhicule n’est affecté que de manière minime. Puis, au gré des kilomètres, le comportement se dégrade jusqu’à ce que votre machine devienne presque inconduisible. Assez réaliste.

Néanmoins, des défauts sont toujours présents pendant les épreuves chronométrées. Par exemple, vous pourrez très bien être pénalisé en temps pour un petit passage hors piste qui ne vous fera strictement rien gagner en temps. Par contre, dans d’autres situations, un véritable raccourci ne sera pas puni. Agaçant dans certains cas…Idem en bordure de piste avec certaines pierres qui vous stoppent nettes et d’autres…absolument pas ! Avec l’expérience, vous apprendrez à savoir où il est possible de tricher ou pas. Ceci étant dit, nous avons eu le sentiment d’être moins gênés, dans le domaine, que dans WRC 6. A confirmer à l’usage.

L’autre point qui nous a particulièrement plu au cours de ce test concerne le jeu au volant/pédalier. Les développeurs ont ouvert une section dédiée aux réglages de sensibilité ultra-précis. Intensité de freinage, réponse du volant, sensibilité, chaque joueur va pouvoir régler son poste de pilotage selon ses besoins et envie en matière de sensations. Du coup, le jeu au volant en devient plus jouissif et moins « exclusif ». Car WRC 7 reste un jeu typé plutôt arcade bien qu’il se rapproche chaque année un peu plus de la sim.

Mais il y a d’autres motifs de satisfaction, à commencer par le visuel de certains rallyes. En Australie et surtout, à Monte-Carlo, l’ upgrade est notable ! Certains paysages et effets sont vraiment jolis. En conséquence, le soft y gagne en réalisme. Dès lors, pourquoi ne pas avoir appliqué ces améliorations à l’ensemble des épreuves du championnat ? Mystère et boule de gomme. Du coup, une véritable inégalité graphique se manifeste d’une manche à une autre…

WRC 7 : Epic Stages…et le Rallye devient épique !

En revanche, les « Epic Stages » réclamés par les fans et ajoutés à ce nouvel opus sont une riche idée. Dans certains cas, près de 20 km de spéciale sont au programme, ce qui réclamera des pilotes virtuels un degré de concentration à toute épreuve. Au pad, l’expérience est très jouissive mais une fois que vous vous installez dans votre baquet (si vous en disposez) avec un bon volant retour de force, la chose s’avère purement orgasmique ! Physique et captivant à la fois, ces spéciales « Epic » vous feront verser des litres de sueur. Des parcours généralement très réussis, faisant preuve d’une belle variété.  En un mot, excellent !

Par contre, cet ajout se paye niveau contenu puisque le nombre de spéciales par Rallye s’est réduit. En effet, on perd une Spéciale par épreuve, ce qui ne va pas dans le sens du réalisme. Face au nombre d’étapes que parcourent les pilotes WRC dans le réel, le jeu vidéo souffre clairement de la comparaison. Très frustrant.

C’est d’ailleurs, le principal défaut que nous reprochons à ce WRC 7, qui manque de nouveautés. En plus de la perte de certaines spéciales, le soft n’apporte rien de neuf en matière de modes de jeux. Pire, la carrière reste en tous points identiques à celle de WRC 6. Il faut dire que cette dernière était plutôt réussie avec cette possibilité de progression en commençant en bas de l’échelle et des opportunités de contrats selon les résultats signés. Néanmoins, de véritables nouvelles idées auraient été bénéfiques, à l’image de ce qu’à fait Codemasters avec son F1 2017.

WRC 7 : quelle paresse…mais quel pied !

Quelle conclusion adopter pour vous orienter quant au choix éventuel de ce WRC 7 ? Et bien concrètement, le changement de règlement (source de WRC plus puissantes, ce qui se sent manette en main) et l’arrivée de tous les pilotes et équipes officiels du championnat 2017 suffira à convaincre les purs et durs. Pour les autres, tout dépendra de vos attentes.

Côté points négatifs, nous déplorons le fait que seuls quelques Rallyes aient fait l’objet d’un véritable peaufinage graphique mais aussi et surtout, la disparition d’une spéciale par épreuve. Aucune nouveauté en matière de modes de jeux et une carrière -aussi réussie soit-elle « de base » identique à celle du précédent opus contribuent à ce sentiment de « service minimum ».

Néanmoins, le pilotage affiné (un poil plus « simu »), la possibilité de régler en profondeur la sensibilité des commandes volant+pédalier et surtout, la présence de spéciales ultra-longues, constituent incontestablement de forts atouts pour le soft. Vous allez transpirer, stresser et subir des crampes (au pad comme au volant !) comme jamais et c’est précisément ce que les fans voulaient. Un vrai combat entre vous et votre machine, face aux éléments. Jouissif.

Pour conclure, si Kylotonn a clairement fait preuve de paresse avec WRC 7, le studio de développement est tout de même parvenu à accentuer le plaisir de piloter ces bêtes de course, tout en nous offrant une expérience unique et mémorable, avec ses longues spéciales. Du coup, même si nous ne pouvons cautionner ce « service minimum », difficile pour nous de ne pas le conseiller aux amateurs de Rallye appréciant cette licence. Surtout avec un bon volant ! Nous, on a bien kiffé alors, on y retourne de ce pas !

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La note Le Mag Sport Auto : 15,5/20

On a adoré :

  • Les nouvelles spéciales « Epic » : plus longues, plus éprouvantes et…plus FUN !
  • Pilotage affiné
  • L’évolution graphique du Monte-Carlo
  • Les réglages plus précis et détaillés en matière de sensibilité (frein, direction, frein à main, etc.)
  • La catégorie de véhicules « Bonus »
  • Le plaisir de jeu, nettement supérieur selon nous

On a pas aimé :

  • Globalement identique à WRC 6 graphiquement
  • Mode carrière copié-collé
  • Pas de nouveaux modes de jeux
  • Disparition d’une spéciale sur chaque Rallye
  • Pénalités inégales…
  • Quelques chutes de framerate…

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