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Test de WRC 9 : Pas de grand changement, et c’est suffisant

WRC 9 : Citroën C3 WRC

Sorti le 3 septembre dernier, WRC 9 est le nouveau jeu officiel du championnat du monde des rallyes. Un opus qui reprend les bases de son prédécesseur et reste aussi agréable.

La reprise du championnat du monde des rallyes en Estonie début septembre coïncidait avec la sortie du jeu vidéo officiel du championnat, WRC 9. Respectivement édité et développé par les Français de Bigben Interactive et Kylotonn, cet opus se pose sur les bases de WRC 8. Il comprend toutefois quelques ajouts, notamment les rallyes du Kenya, de Nouvelle-Zélande et du Japon. Les équipes et pilotes de la saison 2020 sont aussi de la partie.

En 2019, la licence avait franchi un vrai cap avec WRC 8. À l’époque, KT Racing avait peaufiné son jeu pendant près de deux ans. Ce dernier profitait principalement d’un mode Carrière salué par la critique. La conduite était également revue, plus réaliste avec des changements de surface marqués.

WRC 9, copie de WRC 8?

Pour WRC 9, le feeling général de pilotage est globalement le même. Le pilotage demande énormément de précision, de l’écoute des notes du copilote. On ressent aussi le passage de la terre à l’asphalte ou la glace. Les sensations sont agréables voire exaltantes, lorsque l’on glisse à 150 km/h entre les arbres en Finlande. On en redemande.

Si le feeling est globalement le même que l’an passé, le pilotage change en revanche. Selon les gamers pros du titre, Lohan Blanc (RC_LDLC_OL_Nexl) et Dylan Noël (RC_NOEL), « la manière de piloter évolue dans cet opus, c’est presque totalement différent. On passe beaucoup plus vite à certains endroits, surtout sur la terre. Ça ressemble beaucoup plus à la réalité dans la mesure ou il faut jeter la voiture. Sur tarmac on sent aussi que ça freine largement plus fort. »

Il n’y a aussi pas de surprise du côté du mode Carrière. Après un énorme travail l’année passée, ce dernier fonctionne de manière similaire à WRC 8. Ce n’est pas une mauvaise chose, puisque cette Carrière demande d’être pilote, gestionnaire de son équipe, respecter des objectifs. Bref, c’est assez complet et on aime.

Les seules différences résident dans le fait qu’il est désormais possible d’aller au-delà du niveau 50. De nouvelles améliorations sont aussi disponibles sur l’arbre de Recherche et Développement. Cela permet notamment de rendre notre équipe encore plus performante.

La nouveauté du mode Clubs

La grande nouveauté de WRC 9 réside le mode en ligne Clubs, qui permet de rejoindre jusque quatre épreuve(s) créée(s) par un autre joueur. Il est évidemment aussi possible de créer ses propres compétitions. Type de voiture, pilote, spéciales, météo, tout est disponible à la carte et s’assemble selon son bon vouloir.

Pour participer, les joueurs ont un temps déterminé par le créateur de l’épreuve. On peut donc avoir 5 minutes, 8 heures tout comme une journée pour signer des chronos. Le manque d’interactions entre les participants est dommageable mais ne gâche pas le plaisir d’affronter ses adversaires à distance.

Dans le même ton, le mode Esport challenge les gamers du monde entier. Il propose différentes spéciales et rallyes dont il faut réaliser le meilleur temps possible, en 5 essais maximum. Le premier de ces challenges est d’ailleurs le Rallye de Monte-Carlo.

Un jeu graphiquement réussi

Graphiquement parlant, WRC 9 est un opus réussi. Le titre propose des décors d’excellent décors, magnifiés par l’apparition de la pluie. On ne se lasse également pas du mode Replay. On sait à quel point il est difficile de créer des replays dans ces environnements. Et sur ce point, WRC 9 s’illustre.

Les spéciales et nouveaux environnements du Kenya, du Japon ou de la Nouvelle-Zélande sont aussi remarquables. La verdure, les troupeaux de mouton et la savane tranchent suivant le rallye que l’on choisit. Tout cela est plaisant.

Dommage, les spéciales sont bien trop sombres

Un mauvais point réside toutefois dans le fait que le jeu est très sombre, trop sombre. Il est souvent difficile de savoir où aller. À tel point qu’il faut simplement allumer les feux dans toutes les spéciales (de jour comme de nuit, ensoleillées comme sous la pluie). Les réglages liés à l’écran sont limités donc… c’est mieux que rien.

Bref pour conclure, si vous êtes grand amateur de rallye, acquérir WRC 9 vaut le coup. Pour le reste, ce jeu ne change pas beaucoup de WRC 8. On note toutefois l’ajout de plusieurs voitures historiques, comme l’Alpine A110 et les véhicules bonus tel que la C3 WRC de Sébastien Ogier. Un point fort du titre, au côté des véhicules déjà présents dans l’opus précédent. Plusieurs ajouts rendront également bientôt ce titre plus attractif. En attendant, on recommande, car l’expérience est à la hauteur des attentes.

17/20 – WRC 9 reste sur la bonne voie

On aime :

  • Les bons points de WRC 8 sont toujours là
  • Le pilotage reste aussi grisant
  • Le nouveau mode Clubs
  • L’ajout de nouvelles voitures historiques et bonus
  • Le contenu 2020
  • Le mode Replay
  • Les nouveaux rallyes du Kenya, de Nouvelle-Zélande, du Japon
  • Les environnements très différents entre chaque rallye
  • Tout l’aspect graphique
  • Les évolutions à venir sous peu

On aime moins :

  • Globalement, ce n’est qu’une « simple » évolution de WRC 8
  • Un jeu beaucoup trop sombre, avec peu de possibilité de régler l’écran
  • Le manque d’interactions entre participants du mode Clubs
  • Le titre manque peut-être un peu de folie

Bonus : Être performant sur WRC 9 !

Vous l’avez vu plus haut, nous avons interviewé Dylan Noël et Lohan Blanc, deux des meilleurs gamers de la série WRC. Outre leur ressenti du jeu, ils nous ont aussi livré leurs petits secrets pour aller vite. Pour Lohan, « il faut commencer petit, même si c’est tentant de vouloir tout de suite aller vite. Il faut essayer de comprendre comment piloter. À force de rouler, on parvient à mieux gérer pour aller chercher de la vitesse. 

« Il faut pas brûler les étapes, ajoute Dylan, qui pousse pour sa part vers le mode Défis de ce jeu. « Il y a un mode Défis, sur de petits circuits pour simuler les situations dans lesquelles on pourrait se retrouver en spéciale, explique-t-il. Ça peut être intéressant pour apprendre à conduire. »

Lohan et Dylan ont respectivement terminé 2e et 4e de la saison régulière des WRC Esports, pour l’équipe esport Race Clutch. Ils disputeront bientôt la Finale de ce championnat (dont on ne connaît pas encore les dates ni le lieu). Lohan Blanc tentera notamment de l’emporter de nouveau, après sa victoire l’an passé. En attendant cette épreuve, nous les remercions de leur participation à ce test.

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