Le Mag Sport Auto

Formule 1 : la règle des 3 moteurs va-t-elle « tuer » le suspense cette année ?

Après un seul Grand-Prix couru cette année, en Formule 1, faut-il déjà tirer la sonnette d’alarme ? Car, si la restriction du nombre de moteurs portait déjà préjudice à la série par le passé, la nouvelle limite, désormais décrétée à trois unités, paraît totalement contre-productive, en matière de spectacle en piste. Et le G.P d’Australie 2018 ne peut qu’inciter à penser dans ce sens…

La Formule 1 : pas vraiment « sprint », ni totalement « endurance »

L’ ADN de la Formule 1 est-il d’avantage en danger cette année que les précédentes ? OUI. C’est tout du moins notre avis. L’aspect Endurance qui est omniprésent dans la catégorie reine du sport automobile devient de plus en plus nocif pour les téléspectateurs et, donc, l’audience. Car la F1 propose un format de courses durant moins de deux heures et non des épreuves de 3-6 heures (et plus), comme cela est le cas en WEC. La gestion excessive des éléments mécaniques paraît donc disproportionnée.

A la base, l’idée des pouvoirs sportifs était pourtant noble et plus tôt bonne pour les écuries les moins fortunées à savoir, réduire les coûts au maximum. Cette restriction du nombre de moteurs est l’un des piliers de cette nouvelle politique. Néanmoins, passer d’une situation extrême (moteurs illimités) à une autre (3 moteurs par saison) n’est jamais bon. Et ce qui se passe en ce moment en Formule 1, en est la preuve. En clair, de nos jours, lorsque les arrêts aux stands sont terminés, peu de pilotes continuent à exploiter le plein potentiel de leurs machines. Ces derniers sont « bridés », purement et simplement.

Cela s’est vu en Australie, où les pilotes devaient penser avant tout à sauvegarder leur V6, qui devra couvrir la distance de sept Grand-Prix…Situation légèrement ridicule alors que les débats battent leur plein pour tenter de trouver une solution afin d’occasionner d’avantage de dépassements et donc, de spectacle en piste. Revenir à une dizaine de moteurs par saison aurait très certainement plus d’impact, à ce niveau, que le fait de rajouter une zone de DRS ici et là.

Formule 1 : libérons le potentiel des pilotes !

Le cas de Melbourne, cette année, est assez criant. Alors que Sebastian Vettel prenait la tête après les ravitaillements son rival, Lewis Hamilton, finissait par réduire son rythme pour préserver sa mécanique. Pourtant, l’ Anglais avait envie d’aller au bout du duel pour tenter d’attaquer son rival. Et c’était, bien évidemment, ce que tous les fans attendaient…Une volonté « tuée dans l’oeuf », précisément en raison de cette règle limitant le quota de moteurs à trois unités. Lewis l’affirmait d’ailleurs plus tard, le fait de prendre tous les risques pour empocher « seulement » 7 points supplémentaires ne se justifiait pas. Car en cas de casse le Grand-Prix suivant, des dents auraient grincé…

Une telle politique va donc plutôt dans le sens des dépassements par arrêts aux stands interposés que dans celui de véritables manoeuvres. Rien de bien passionnant pour les téléspectateurs, qui ne sont clairement pas incités à revenir (ou rester) vers la Formule 1. Redonnons un peu de liberté et de spontanéité aux pilotes et les pouvoirs sportifs n’auront (quasiment) plus besoin d’imaginer « X » moyens artificiels de créer du spectacle sur les circuits. A bon entendeur…

 

One Comment

  1. bebep42000

    28 mars 2018 at 19 h 17 min

    bientot 1 moteur pour toute la saison de f1 ???????????

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Mag Sport Auto

GRATUIT
VOIR