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Formule 1 : Rosberg, victoire de champion à Singapour (course)

Formule 1, Nico Rosberg

C’est peut-être sa plus belle victoire en Grand-prix que vient de décrocher Nico Rosberg à Singapour après avoir totalement maîtrisé son sujet du début à la fin pendant ce week-end de Formule 1. En meilleure forme qu’Hamilton en essais libres puis en qualifications, le pilote Mercedes a transformé sa pole position de main de maître pour aller récolter une somptueuse victoire et, par la même occasion, le commandement du championnat du monde !

Formule 1 : Rosberg enfin en mode « champion du monde » !

Spa, Monza, Singapour, Nico Rosberg vient d’enchaîner une série de victoires sur des circuits qui ne lui avaient jamais souri auparavant, de quoi rêver sérieusement à la couronne de champion du monde, l’ Allemand réalisant, sans contestation possible, la plus grande saison de sa carrière. Bien aidé, il est vrai, par un Hamilton brouillon et irrégulier cette année, Nico a su tirer profit de la situation pour battre son rival et reprendre la tête du général. Avec 7 points d’avance, le pilote Mercedes peut savourer sa performance, face au retour en trombe de Daniel Ricciardo.

Car, si Rosberg avait bel et bien dominé de la tête et des épaules le GP de Singapour de Formule 1, méritant ainsi largement sa victoire, la fin de course lui a donné quelques sueurs froides. Alors que l’ensemble de ses rivaux (le trio Ricciardo-Raikkonen-Hamilton) revenait sur lui, les trois hommes décidaient de repasser aux stands une ultime fois. Après quelques hésitations, Mercedes et Rosberg choisissaient de laisser la Mercedes n°6 en piste. Choix payant, même si Ricciardo finissait à moins d’une seconde de la flèche d’argent ! Environ 2 secondes au tour plus rapide que Nico, Daniel infligeait, en effet, une pression insoutenable à son rival sans que ce dernier ne craque jamais. Fébrile mentalement le Nico ? Ça, c’était avant…

Victoire de champion du monde, donc, pour Nico Rosberg, au terme d’une course réellement palpitante. D’autant que les Mercedes étaient contraintes, en début de course, de gérer leurs freins, plus fragiles que du côté de la concurrence. Mais là encore, Nico s’en est mieux sorti que Lewis, qui sauve les meubles en terminant le Grand-Prix suffisamment fort pour récupérer la 3ème place, qui semblait promise à Kimi Raikkonen. Ferrari qui peut être satisfaite de ses deux pilotes, Sebastian Vettel (élu pilote du jour) achevant l’épreuve à une brillante 5ème place, alors qu’il s’élançait bon dernier.

Daniel Ricciardo : Monsieur malchance !

Coup de chapeau aussi à Daniel Ricciardo, à qui la victoire se refuse très souvent cette année, mais qui aura eu le mérite d’animer la course jusque dans ses dernières secondes. Le pilote Red Bull consolide sa 3ème place au championnat et confirme, au passage, qu’il n’a rien à envier à Max Verstappen (6ème), auteur d’une course très terne. Derrière ces trois écuries intouchables, Fernando Alonso obtenait le meilleur résultat possible en se classant 7ème. Sergio Perez, pour sa part, sauvait la maison Force India en inscrivant les 4 points de la 8ème place alors que Nico Hülkenberg projetait sa monoplace dans le muret des stands dès le départ, après avoir pris un départ canon et suite à un contact avec la Toro Rosso de Sainz.

9ème, Daniil Kvyat s’est, enfin, fait remarquer dans le bons sens du terme après avoir livré une course solide et agressive. Le Russe a notamment offert au public une superbe résistance à la Red Bull de Max Verstappen. Mais pour conserver son baquet chez Toro Rosso ou attirer l’oeil d’autres écuries, Kvyat devra confirmer ce retour en forme dès le prochain Grand-Prix. Saluons, enfin, la belle performance de Kevin Magnussen qui offre un point à l’écurie Renault dans un contexte conflictuel, suite aux échanges houleux entre le suédois et Cyril Abiteboul. Là aussi, Magnussen s’illustre au meilleur des moments en vue, peut-être de conserver son volant la saison prochaine.

D’autant que l’un de ceux qui lorgnent sur son baquet, le tricolore Esteban Ocon, tarde un peu à convaincre, au volant de la modeste Manor. Certes, son inexpérience nous incite à le pardonner de ne pas être en mesure de devancer son réputé coéquipier, Pascal Wehrlein mais la Formule 1 ne fait que rarement preuve de patience à l’égard de ses rookies. Le Français se classe 18ème et dernier à deux tours mais il lui reste plusieurs courses pour rehausser son niveau. Par ailleurs, Ocon doit accueillir le report de décision de Renault quant au choix de ses pilotes 2017 comme une bonne nouvelle…à condition qu’il parvienne à convaincre d’ici la fin de l’année !

« Tout d’abord, je souhaite remercier mon équipe. Les gars ont vraiment tout essayé pour réparer la voiture, mais on ne sait pas d’où vient le problème précisément. Je n’avais plus de pédale de frein. C’est très dur pour eux, ils ont travaillé pour préparer la voiture (après l’accident en qualifications) et on n’est même pas sur la grille. Hier on se disait « ça ne peut pas aller plus mal », mais finalement ça été le cas aujourd’hui. On reviendra à Sepang en espérant que ça ira mieux. C’est un circuit plus normal, on pourra y tester des choses ». Romain Grosjean

Pour Romain Grosjean, l’affaire s’est encore corsée au moment du départ, le pilote Haas n’ayant même pas eu la possibilité de défendre ses chances. Un abandon en raison d’un nouveau problème de pédale de frein alors que son coéquipier (Gutiérrez) poursuivait dans sa malédiction en se classant à nouveau 11ème, à la porte des points. Mauvaise période pour le Team US.

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